‹ Des Secours à Domicile En droit françaisChapitre 6 sur 51 · NON · texte numérisé non relu

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iuvoquons aussi et surtout des raisons de morale publique. Nombreux sont ici les mérites des secours à domicile, et dans un admirable livre sur la bienfaisance, M. de Gérando les a retracés avec autant de chaleur que de vérité. Suivant lui, ce mode permet à la bienfaisance d'aller au-devant de l’infortune, de la découvrir, de la prendre sur le fait, de la saisir dans son état vrai. « Ce n'est plus alors l’indigence qui assiège la richesse, c’est la bonté qui accourt auprès de la souffrance. » Il lui permet, en outre, de découvrir la misère à sa naissance, et, partant, d'en prévenir l'accroissement. Enfin, et c’est sur Ce point que nous insistons, c’est sur Ce point qu'insistent les auteurs, l'assistance à domicile a cet immense avantage de ne pas séparer l’indigent de sa famille, de son fover, de ses habitudes, « des débris de son mobilier, reste de son ancienne aisance, sur lesquels il aime à reposer"ses yeux. » Aussi, dans l’enquête parlementaire sur l’organisalion de l'assistance publique dans les campagnes, la plupart des déposants sont-ils tombés d'accord pour considérer avec raison le genre de bienfaisance,dont nous parlons,comme préférable à tout autre mode de soulagement.

C'est ce qui explique de mèmecette conclusion, développée par M. de Melun dans son rapport du 4 mars 1872, sur l'organisation de l'assistance : « Hors le cas exceptionnel, lorsque la famille n'existe pas ou est indigne de le conserver, le vieillard devrait terminer ses jours au milieu de ceux qu'il a élevés et auxquels il a consacré ses forces, son intelligence, une grande partie de sa vie. La famille, base de l’ordre social, serait réta-

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