‹ Des Sequelles Des Traumatismes CraniensChapitre 13 sur 32 · GARE · texte numérisé non relu

GARE

L'élévation de la tension LL. C. R. avait été retrouvée chez le troisième 3 ans après le tr. (pression 8 en À.O. assis).

La T.A.R. était à 60, un an après le tr. chez un sujet dont la T.A. humérale était à 13-7. Elle est revenue depuis à la normale.

B) FORMES EVOLUTIVES

a) Evolution du ue post.-tr.

État stationnaire : peut être considéré comme définitif chez 31 de nos blessés.

Aggravation : 16 voient leurs troubles s’accroître encore :

4 après des délais de 1, 2, 3, 4 ans:

3 après des délais de Sans;

3 après des délais de 7 et 31 ans (épileptiques), 32 ans (Parkinson).

Amélioration : $ malades nous disent aller de mieux en mieux :

3 après 1, 4, 5 ans:

3 après 9 ans (1 cas où le max. de gravité a été la septième année (Observation 26);

3 après 10 et 11 ans.

b) Formes à évolution dissociée.

Les divers éléments de syndrome post-tr. èvoluent généralement parallèlement les uns aux autres, et les manifestations purement subiectives (éblouissements, bourdonnements, céphalées) régressent ou s’accentuent en même temps que les atteintes mnésiques caractérielles, les troubles de la personnalité ou les séquelles neurologiques.

Mais ce parallélisme n’est pas obligatoire, et le fait qu'un ancien traumatisé du crâne n’accuse plus

de céphalées, d’éblouissements ou de vertiges ne signifie pas qu'il soit guéri.

Gbservation 30..— M'° C.., ménagère, se trouve prise, en 1944, sous un éboulement d’abris, lors d’un bombardement, et est traumatisée dans la région occipitale et dorsale. Obnubilée durant une dizafne d'heures, ce n’est qu’au bout de plusieurs semaines qu'apparaissent des manifestations paroxystiques, des céphalées, vertiges, bourdonnements, éblouissements et brouïllards, grande fatigabilité physique et intellectuelle, troubles de l'attention, de la mémoire de fixation, asthénie, gros amaigrissement. :

Les manifestations paroxystiques, depuis lors, n’ont cessé de s'améliorer: les crises de céphalées, d'instabilité, sont de plus en plus rares, de plus en plus courtes et légères. Elle à récupéré son poids et son appétit. Il semblerait donc au premier abord que cette personne à raison lorsqu'elle nous dit qu'elle est presque guérie. Mais son entourage nous apprend que son activité n’a cessé de diminuer depuis sa blessure; elle oublie de plus en plus ce qu’elle doit faire, reste inactive, sans initiative. Elle reste immobile, inattentive à ce qui se passe autour d'elle; alors qu'elle était particulièrement vive et organisatrice, elle manque d'ordre et de rapidité d'exécution dans son travail: «Elle n’est plus leste du tout » nous dit sa patronne, très frappée du changement survenu chez notre blessée.

Cette observation nous montre aussi la nécessité absolue de faire un bilan psychique du malade, temps essentiel de l’examen d’un ancien traumatisé cranien.

c) Formes récidiventes :

Fragilité des anciens traumatisés du crâne. — Au cours d’affections intercurrentes, 4 de nos malades ont été victimes de complications imputables à leur tr. cr. Ces observations prouvent que, même lorsque tout signe d’évolutivité de l’encéphalopa-

ns HORS

thie traumatique a cessé, le sujet reste fragile, en équilibre instable qui peut être compromis par :

1) Une grippe

Observation 5. — M. S..…, industriel, fait, en septenibre 43, une chûte de bicyclette sur la région pariétale droite. Il reste 5 jours dans le coma, puis 13 jours dans un état confusionnel avec délire et agitation. A sa sorti e de l'hôpital, il est très asthénique, adynamique, considérablement amaigri. Il présente des :ympathalgies craniennes, des vertiges, des éblouissements. Mais ce syndrome s’amende dans les mois qui suivent et le malade n’accuse plus de troubles en septembre 44. Il reprend la tête de son entreprise, tient lui-même sa comptabilité; aide au besoin ses ouvriers, voyage pout ses affaires, déploie une énorme activité.

Le 4-1-49, il fait un syndrome grippal avec grosse réaction thermique, courbatures et asthénie importantes. Mais il ne se repose que 3 jours, reprenant ses occupations, mal guéri, encore fébrile.

Le 16 janvier ,la sympathalgie de 1945 reparaît, identique dans sa localisation, son irradiation; le lendemain, il tombe dans un état confusionnel aigu et doit être hospitalisé. La P. A. ©. ramène un liquide hypertendu (plus 6 assis) renfermant 0 gr. 40 d’albumine, 1,6 cellule (R. W. Benjoin négatifs).

Le sérum hypertonique calme le malade qui reprend conscience mais continue à ressentir la sympathalgie durant quelques jours; puis tout rentre dans l'ordre.

2) Une rachi-anesthésie

Observation 9. — Le 1° août 1934, M. R. est victime d'un accident de bicyclette: fracture fronto-pariétale gauche. Après trois-quart d'heure d'obnubilation, il reprend ses esprits. Mais les jours suivants, de violentes céphalées, des vomissements, un -œdème papillaire en imposent. pour un syndrome d'hypertension cranienne et le sujet est trépané. Un syndrome post-traumatique persiste depuis (céphalées occipitales, éblouissements, irritabilité, instabilité, amnésie de fixation, tendance à l'isolement).

En 1937, il fait une crise d'appendicite aiguë et le chirurgien pratique une rachi-anesthésie qui déclan-

Page 1