HYMÉNOPTÈRES SOCIAUX
leur concentration et leur continuité sont en raison directe Tune de Tautre.
Le but unique de tous les actes comme de toutes les représentations des insectes sociaux, c'est Télevage des jeunes ; mais si le but est unique, les moyens sont nombreux. Une des nécessités de l'élevage, c'est la construction d'un abri et d'un refuge : de là le développement de l'industrie dans les sociétés maternelles d'insectes. Ce n'est pas que des phénomènes de ce genre soient propres aux sociétés ; il n'est pas un être vivant, si solitaire qu'il soit, qui ne sache au besoin se pourvoir d'une enveloppe, et c'est là en somme le commencement de l'industrie, si ce commencement ne se trouve pas dans la formation de l'organisme luimême (1). Et sans parler des Annélides tubicoles, des Mollusques à coquille et des Mollusques lithophages, des chenilles tisseuses et enfin des araignées, déjà les Hyménoptères non sociaux nous offrent avec beaucoup d'autres insectes des exemples d'un emploi fort industrieux de la matière. Mais il n'en est pas moins incontestable que dès l'apparition des sociétés dont l'élevage est le but, l'industrie prend un essor rapide et produit des merveilles inattendues. C'est alors qu'on la voit renoncer décidément à ses procédés habituels pour en adopter de nouveaux. En effet jusque-là c'est en grande
maia dans le cerveau d^ua mammifère , est-ce que ce sout les cellules mêmes qui ont reçu la perception qui s'en souviennent? ne sont-elles pas elles aussi remplacées au bout d*un certain temps?
(1)V. Hartmann : « Les soins que l'instinct maternel apporte au développement du petit jusqu'au moment où il pourra se suffire à lui-même sont différents par la forme, mais non au foud, de la formation de rem« bryon au sciu de la mère. » Ex : Marsupiaux, etc. {Phii, de V Inconscient , vol. I, p. 236.)
3%i iîOCîtSÉS DOXeSIIQCES KiTBUELLES
pirtie à la subitance mèm? de lear corps que les animaux inférieurs ont emprunté la matière de leurs abris et de leurs engins. L'abri Q*était qa*on prolongement de l'organisme dont il était issu ; l'engin, comme celui de l'araignée, n'était qu une extension de Tanimal qui en occupe le centre. Si nous examinons au contraire les produits de T industrie sociale nous les trouvons construits as'ec des matériaux de plus en plus étrangers à la substance de rouvrier, élaborés extérieurement par des moyens de plus en plus exclusivement mécaniques. Il en résulte que le corps vivant n'est plus aussi directement intéressé à la conservation de Tœuvre, qu'il peut presque indéfîniment en varier la 3lructure, la réparer et la reconstruire, bref qu'au lieu d'être un organe elle tend à devenir un instrument. Tel était le résultat inévitable dj la vie de relation qui^ essentiellement transitive et impliquant une communication entre plusieurs êtres séparés, devait nécessairement soulever la matière extérieure et l'organiser suivant les fins de la vie. Mais devons-nous considérer SOS eiïets comme entièrement différents do ceux de la vie physiologi(iae? 11 semble que non, si on pense aux transitions insensibles quiunissent le travail inconscient ([ui produit l'organe au travail conscient qui produit rinstrumcnt. A vrai dire le gâteau de cire où sont les larves d'abeilles attendant leur nourriture quotidienne, (îxloriour il est vrai à chaque individu de la ruche, est intérieur à la société tout entière, en tant qu'elle forme connue nous venons de le voir une conscience unique, une individualilé collective. Une fonction commune est en (luelque sorte Tàme de la ruche ; un appareil com-