‹ Des sociétés animalesChapitre 54 sur 75 · TERMITES 39S · texte numérisé non relu

TERMITES 39S

dans le bois ou la terre. Les premiers nous montrent des nids peu complexes, ceux des Polistes, puis des nids qui le sont davantage, ayant une enveloppe, ceux des frelons. A une place intermédiaire entre les habitations aériennes et les demeures creusées, nous trouvons les guêpes communes, les bourdons et les abeilles, dont le nid est caché dans la terre ou dans le bois, mais construit avec des matériaux apportés d'ailleurs. Les gâteaux des abeilles n'offrent que deux sortes de cellules, complication à laquelle il faut ajouter les portes de propolis, organe accidentel. Vient ensuite la série des trous proprement dits. Les larves de plusieurs espèces s'en creusent de très simples. Les Odynères, à demi sociales, ajoutent à leur trou un tube extérieur. Certaines araignées des bords de la Méditerranée ferment leur trou tapissé avec une trappe à charnière; quelques-unes dont le tube est recourbé, presque bifurqué, ajoutent une trappe intérieure à celle qui clôt Torifice. Les courtilières creusent des galeries souterraines au milieu desquelles s'étend une chambre d'incubation. Les fourmis mineuses ont, avec de nombreuses galeries, des chambres d'incubation et savent fermer aii besoin les ouvertures de leur nid avec de la terre ou les défendre par des entonnoirs à parois croulantes. Le dôme extérieur est une complication nouvelle, il sert de chambre d'incubation en même temps que de toit. Au dôme extérieur et aux galeries souterraines peuvent se joindre, chez certaines espèces, soit des chambres d'approvisionnement profondément cachées, soit des chemins couverts «extérieurs et des pavillons pour la conservation des Aphis. Enfin, la

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complication semble atteindre son summum quand ces travaux essentiels sont, comme dans le cas cité par M. Forel(page 170)^ multipliés sur un vaste espace, au nombre de vingt, trente, cent nids reliés par des galeries entrecroisées. Les Termites vont pourtant plus loin ; ils construisent d'énormes demeures où. avec les galeries profondes et les chemins couverts, avec les chambres d'incubation, se voit une chambre de ponte, séjour de la femelle, et une voûte libre qui couronne le tout, destinée sans doute à rafraîchir Tair de ce vaste nid (1). On le voit, cette énumération rapide des œuvres se trouve parallèle à l'énumération des sociétés, et confirme la loi générale que nous avons indiquée, à savoir que dans Téchelle des sociétés la perfection de rindustrie correspond à la perfection de l'organisme.

(1) Voir, sur les Termites, II. de Qualrefages, op. ciL, et Armales det Sciences naturelles, 4« série, Zoologie, t. V, 1836; — Cb. Lespés, Organiialion el mœurs du Termite lucifUje,

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