C 7. Convalescence de la pleurésie
Le 15. La malade quitte l’hôpital guérie.
En résumé, l’invasion de la pneumonie franche ou de la pleurésie, quoique très-fâcheuse, n’est pas néanmoins d’un pronostic aussi grave qu’on le pourrait supposer.
Mais, en revanche, la pneumonie lobulaire, la bronchite capillaire, l’extension des fausses membranes dans les dernières ramifications bronchiques, sont mortelles fatalement. Tous les moyens employés échouent, et le médecin désarmé n’est plus que le triste spectateur d’une asphyxie progressive et irrémédiable.
L’expulsion même en totalité de la fausse membrane qui tapisse les bronches n’amène qu’une amélioration passagère, et j’en citerai comme exemple le fait suivant.
OBSERVATION lit.
Je fus appelé, en décembre 18fil, pour pratiqiier la trachéotomie sur une petite fille de 3 ans, reçue dans le service de M. Blache (hôpital des Enfants Malades). L’ouverture de la trachée ne présenta aucune difficulté ; mais la respiration ne s’établissant pas librement, j’introduisis dans la trachée une barbe de plume, et j’exerçai quelques succussions sur le dos de l’opérée. Après quelques minutes, et sans qu’il y eût d’autres changements que des quintes de toux très-
pénibles, rinlroduction fie la pince à fausses nTembranes de Guersant me permit de relirer un énorme paquet pseudo-membraneux de forme ovalaire, et dont l’expulsion fut suivie du rétablissement de la respiration.
Ce paquet, jeté dans l’eau, se déroula et me montra le moule d’un arbre bronchique complet : on y reconnaissait la partie inférieure de la trachée, les deux grosses bronches et des divisions de troisième et quatrième ordre.
L’enfant mourut trente-six heures après l’opération. [BuUelins de la Soc. anat., t. XXX VI, p. 50L)
La persistance d’un emphysème cutané très-étendu est plus effrayante que grave; peu à peu les parties emphysémateuses s’affaissent, l’air infiltré est évacué par la plaie ou même absorbé, et la guérison survient sans encombre. Telle a été la terminaison dans le cas suivant.