DE L'EMPLOI DES SELS MERCURIAUX
A. Sublime corrosif.
Tous ces inconvénients sont aujourd’hui supprimés par l'emploi presque absolu des solutions mercurielles dans le pansement des plaies de toutes nature et de toute gravité, dans les hôpitaux de la marine en général et du port de Toulon en particulier.
Ce n’est pas sans de nombreuses hésitations que le bichlorure de mercure, d’abord, a été accepté par les chirurgiens. Aujourd'hui même, où il est d’un emploi journalier dans les salles de chirurgie et dans la pratique obstétricale, cet antiseptique est encore l’objet de nombreuses critiques.
C'est ainsi qu'il à été dit à la Société de Biologie que les injections de sublimé, pratiquées dans les cavités séreuses et que le lavage des plaies avec cette substance en solution à 1/1000, étaient éminemment toxiques (1).
La conclusion pratique à tirer de ces recherches serait que le sublimé, qui est un excellent antiseptique, devrait être réservé pour la désinfection de la peau, des mains, des instruments et d’une façon générale de tous les objets de pansements, mais que pour le lavage des plaies et des grandes surfaces séreuses et muqueuses, il doit être absolument proscrit.
Les deux observations qui suivent suffisent à réfuter cette
(1) Semaine médicale (1885).