‹ Des Solutions Hydrargyriques et en particulier celles de Bi-Iodure de MercureChapitre 9 sur 16 · TURS · texte numérisé non relu

TURS

Nous n’entrerons pas dans tous les détails de cette opération, nous dirons seulement que, procédant à la désarticulation de l'épaule et ayant alors constaté que l’épine de l'omoplate était absolument cariée, l’os mou comme une éponge grossière et imbibé d’un pus rougeâtre de mauvaise nature, ce praticien pensa qu'il fallait enlever la plus grande partie du scapulum, sinon tout los; c’est d’ailleurs cette dernière hypothèse qui fut réalisée, car l'omoplate étant détruite en maints endroits, c’est par morceaux qu'il fallut en débarrasser la région.

« L'opération avait été pratiquée dans une atmosphère phéniquée entre- » tenue par deux pulvérisateurs de Lucas Championnière. Le pansement » consista dans un linge fenêtré trempé dans une solution de biiodure de » mercure (0,50 cent. pour un litre), puis légèrement vaseliné ; par dessus » ce linge fenètré, six larges compresses trempées soit dans l'alcool pur, » soit dans la solution d’iodure mercurique alternant entre elles. Une couche » de ouate, un bandage carré et quelques tours de bande complétèrent le » pansement.

» Les suites de l'opération furent relativement simples. Ce grand trau- » matisme ne fit monter la température qu'à 39 degrés. Dès le 24 mai, elle. » était de 370 le matin, 38 le soir ; le 1* juin, de 36°6 le matin et 37° 8 le soir.

» Le quinzième jour après l'ablation du bras, le malade était levé et assis pendant deux heures près de son lit ; le vingtième, il sortait dans le jardin de l'hôpital pour la première fois ; et, depuis, il se leva régulièrement dès le matin. Trente jours après l’opération, la cicatrice était presque complète, mais quelques points fistuleux restaient dans le moignon, ayant de temps en temps de la tendance à s’enflammer.

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