‹ Des Sorties Provisoires a Titre D'EssaiChapitre 22 sur 44 · Rrrmi. Jist. des {ravaux de la Soc. méd, psych · texte numérisé non relu

Rrrmi. Jist. des {ravaux de la Soc. méd, psych

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égocentriques, des préoccupations égoïstes qui les iso laient si parfaitement au début de leur affection.

À cet égard, quelle heureuse disposition que la sorti: d’essai, qui fait concorder en une si belle harmonie le point de vue humanitaire et l'intérêt du malade luimême |

Trouvant chez lui des distractions, des soins, des espérances qui ne pouvaient lui être données à l'asile, entouré de la sollicitude de ses proches, dûment avertis par le médecin des précautions à prendre, ce malade peu à peu reprend son équilibre mental.

Une autre considération est de nature à le maintenir puissamment dans la bonne voie : il a toujours présent à l’esprit qu'il n'est dehors qu’à titre provisoire, qu'il est en quelque sorte relié à l'asile par un invisible fil, qu'au moindre écart, c’est à nouveau l’internement en dépit de ses récriminations.

Ainsi dominé par la représentation de son instable liberté, le convalescent en congé d’attente sent qu'il doit accepter une certaine surveillance, agréer les conseils qu’on lui donne et cela tout en ayant à reprendre une initiative pour assurer ses besoins. $e refaisant peu à peu à l’usage de la vie libre, on peut penser qu'il cherche dans une conduite irréprochable à mériter sa mise en liberté définitive. « Faisant des efforts sur lui-même « pour se vaincre, écrit le D° Hospital (1), il devient

« dès lors son propre et plus utilé médecin. » C’est

également l'avis du D' Campbell (2) : « La sortie à litre

1. D Hosr:raz, in Ann. méd. psch., 1903, t, XVIII, p. 53. 2, DrCawsrezz, Mental science, oct. 1875, p. 403.

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PROC TE « d'essai aide le malade à exercer son contrôle intime « (self-control), car il est bien pénétré de cette idée « qu'il n’est libre qu’à la condition de faire la preuve « d’une conduite raisonnable. »

C’est ainsi que l’on a pu dire que les sorties provisoires préparaient la voie aux sorties définitives. Le rapport du D' Legrain est du reste assez concluant à ce sujet. La plupart des opinions y sont ainsi exprimées :les sorties d’essai sont éminemment favorables à la guérison qu’elles hâtent dans une large mesure. Mais, plus que les simples appréciations, les chiffres et les faits ont une éloquence capable de nous fixer sur la valeur réelle de la méthode.

« Sur 102 opinions exprimées par les médecins qui «< pratiquent les sorties d’épreuve, 43 déclarent que « ces sorties ont été rarement suivies de réintégration « et que par conséquent la sortie définitive a couronné < l’expérience enthèse générale. Dix-huit réponses sont < encore plus favorables et emploient la formule « très < neltement ». Ici, la sortie définitive a été en quelque « sorte la règle. Plus précieuses sont les réponses qui

«fournissent les données numériques, en voici 31 :

Dans 4 asiles 1/10 de réintégration après sortie d’essai

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