‹ Des Sorties Provisoires a Titre D'EssaiChapitre 23 sur 44 · ET TE · texte numérisé non relu

ET TE

Dans 1 la réintégration est la règle est . On peut se demander pourquoi de telles différences quant au résultat, après l'emploi d’une même mesure. Il s’agit, d’après l’étude du dossier de l'enquête, tantôt de congés trop courts, ne laissant pas à la guérison le temps de survenir ; tantôt, au contraire, de congés trop prolongés au cours desquels un malade, parfaitement guéri de l’accès dont la décroissance avait motivé la sortie, a pu voir son affection récidiver.

En 1903, M. André Lefèvre (2) reprenait tous ces chifires et se livrait, dans la Revue de Paris, à un très intéressant travail de statistique.

Il résultait de ses recherches que 1758 essais avaient donné lieu à 391 réintégrations ; la proportion des insuccès, sans être négligeable, se réduisait à 22,25 0/0. « La sortie d’essai, concluait M. Lefèvre, donnerait « donc un puissant moyen d’action, en permettant de « modifier le traitement au moment psychologique. » L'épreuve a donc montré que la méthode donne, en général, de bons résultats et que beaucoup d’aliénés pouvaient en bénéficier, sans qu’on ait souvent lieu de craindre de trop nombreuses réintégrations.

Voyant mème le succès dépasser leur espoir, certains auteurs, entr’autres le D' Bonnet, médecin-chef à l’Asile de Saint-Robert, n’hésitaient pas à déclarer que cette

mesure « provoque des guérisons inattendues », et qui,

Page 1