‹ Des Sorties Provisoires a Titre D'EssaiChapitre 25 sur 44 · D' Marriarre. /n Rapport LeGrain, 1902. fasc. 87, p · texte numérisé non relu

D' Marriarre. /n Rapport LeGrain, 1902. fasc. 87, p

S 3. — Mais là n’est pas la seule utilité des sorties d’essai ; nous voulons nous attacher maintenant à en faire apprécier la valeur pronostique.

Iln’y a pas, en pathologie mentale, de critérium de la guérison, ce qui revient à dire qu'il est très aléatoire au médecin de décréter qu’un aliéné est guéri, mème médicalement. Dans le moment même où il pense à proposer l’exeat, le praticien est saisi de doute. Il hésite à prendre une décision, car il a conscience qu'il n’a pas en sa possesion les moyens d'affirmer que cette guérison sera franche et durable.

M. Dagonet (1) nous fait toucher du doigt la difficulté du problème : « en ce qui concerne la guérison, on « s’est demandé bien des fois quels en sont les carac- « tères et à quel moment on peut et on doit la cons- « later ; la cessation d’un accès de manie intermittente, « la rémission d’un état hallucinatoire, la succession du « calme à l'agitation, sont, dans bien des cas, des « signes trompeurs auxquels on a souvent regret de « s'être laissé prendre. La réapparition prochaine des « accidents prouve peu après que la disposition mor- « bide ne faisait que sommeiller et que le malade était « à peine entré dans la période de convalescence... « L'expérience nous apprend chaque jour qu’il y a une « grande distance entre la cessation du délire et le « retour du malade à la raison. »

Un tel avertissement nous fait dès l’abord envisager la

difficulté de formuler un pronostic médical. Une autre

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