‹ Des Sorties Provisoires a Titre D'EssaiChapitre 40 sur 44 · Dr Rrrri. Loc. cit · texte numérisé non relu

Dr Rrrri. Loc. cit

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« saurait assez prolonger la durée de l'isolement qui per- « met la surveillance constante et continue des malades « qui en sont atteints. Que de mélancoliques, en effet, « dissimulent — semblables en cela à nombre de per- « sécutés — leur délire, pour obtenir la liberté dont ils « abusent ensuite pour se tuer ou même pour se livrer « à des actes dangereux pour la sécurité d'autrui ! La « mise en liberté de tels malades avant complète gué- « rison doit donc être considérée comme une sortie pré- « maturée et un danger pour la sûreté publique. »

C’est une ligne de conduite, pour ainsi dire presque unanimement adoptée, que de soumettre à une longue période de traitement à l'asile, les cas les plus divers et ceux de nature mal définie, où l’on a pu soupçonner que les aliénés étaient portés à se vouloir du mal. Mais ici encore, comme le fait remarquer le D' Howden, on ne peut formuler aucune règle, applicable à tous les cas.

En 1875, à Glascow, la société médico-psychologique de Grande-Bretagne (1),a mis à l’ordre du jour d’une de ses séances trimestrielles, cette question de la libération des suicideurs. La discussion prouva une tendance générale favorable à la prolongation de l’internement. Chacun tint à faire part des résultats de son expérience personnelle, émettant cet avis que chaque cas apporte en lui les éléments de sa solution. Le D' Rutherford rappelle l’observation suivante : « J'ai eu autrefois dans

« mon service un jeune garçon employé comme do-

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