Discussion, in The Journal of mental science
mestique chez un hôtelier. Un dimanche après-midi (il s'était apparemment très bien porté jusque-là), il lavait des assiettes, quand tout à coup son patron entendit du bruit, ce qui l’amena à entrer dans l'office. Il trouva le jeune garçon pendu derrière la porte au rouleau à serviette. Il était renversé et resta quelque temps évanoui. Le lendemain on l’amena à l'asile où Jamais il ne montra le moindre signe de folie. Il nia toute connaissance de l’accident et me confia qu’il se rappelait tout ce qu'il avait fait, jusqu’à un certain moment où il était entrain de laver la vaisselle ; mais à partir de cette minute, il ne se souvenait plus de rien. »
« Il était excessivement difficile de savoir que faire en telle occurrence.$Ses amis vinrent du Lincolnshire pour le réclamer et voulurent le ramener chez lui. Nous le gardâmes un mois, au bout duquel nous le mimes en liberté. »
Le D' Rorie, exprimant ses craintes qu’une telle
façon de faire ne fût pas sans danger, le D'Hovwden en
manière d’approbation,rapporte le fait suivant : «Je me ?
souviens qu'il y a environ vingt ans, un malade fut amené à Morningside. Au moment de l’admission, il était en plein état maniaque. C’était un boucher du comté de Fife qui avait attenté à ses jours. Il était irès agité, mais comme le jeune homme de tout à l'heure, il guérit parfaitement. On le garda à l'asile six ou huit mois. Il avait à sa disposition des couteaux et des faulx et jamais il ne tenta de se dé-
truire. Il fut mis en liberté comme guéri. Il sortit et
« la nuit même de son départ se trancha la gorge.
« Vous ne pouvez cependant pas retenir un tel ma- « lade toute sa vie durant, dans un asile ! »
Le D° Campbell pense aussi qu'il ne faut pas indéfiniment séquestrer des aliénés qui sont tranquilles. Il se souvient du cas d’un homme, qui comptait des fous dans sa famille. Un jour qu'il avait fait un mauvais marché, il se pendit. Par bonheur, la corde cassa. Il manifesta son repentir d’avoir ainsi agi, et jamais plus il n’essaya de se suicider. »
Le débat pris fin sur une réflexion du D° Yellowlees qui occupait le fauteuil de la présidence :
« Le malade a de nombreuses occasions de se suici- « der, dans l’intérieur même de l'asile : il n’en profite « pas; mais qu’on le mette en liberté, la première occa- « sion sera la bonne ; il ne la laissera pas échapper.
« J'ai noté le cas d’un forgeron du pays de Galles ; « à l’asile et selon toutes les apparencesil n'avait jamais « pensé à se détruire ; je le fais sortir à titre d'essai, « quelques jours après on retrouve son cadavre dans le « puits d’une mine de houille. »
En ce qui concerne les maniaques le D’ Rutherford incline à penser qu'ils sont susceptibles d’être libérés à une date plus précoce que les mélancoliques. Ce n’est pas l’avis du D*' Taguet, pour qui les sorties d'essai ne sont guère applicables aux maniaques: « Elles amènent « chez eux une aggravation du délire, ou laissent sub- « sister chez le malade quelque chose d’anormal, d’in-
« solite qui prédispose à une rechute lorsque l’affec-
tion ne passe pas à un état chronique. »
Le D° Campbell exclut de la mesure les suicideurs et les impulsifs ; de même les maniaques, chez lesquels les accès de manie sont fréquents et mal définis dans leur date de réapparition ne lui semblent pas aptes à bénéficier de ce mode de traitement. Dans sa communication à la société médico-psychologique, à Glascow, il énumère les différentes affections pour lesquelles, le temps d'observation à l’asile peut être réduit à ses plus courtes limites.
Ce sont : 1° La folie puerpérale ; c’est une affection qui tend vers la guérison d’une façon presque toujours certaine. Le D° Howden dit aussi que ces malades, dès qu'ils commencent à revenir à la santé, continuent le plus souvent dans la bonne voie.
9° La folie alcoolique (Insanity of drinking) dans sa forme aiguë ou la sobriété seule est nécessaire pour prévenir le retour de l’affection mentale.
3° Les formes d’aliénations consécutives à un état d’infériorisation, de moindre résistance de l’organisme, tel que ceux qui font suite à l’ailaitement prolongé et à l’inanition, dans lesquels l’amélioration mentale et somatique a été progressive et simultanée.
4° Les cas d’agitation dépendant d’un trouble fonctionnel, la folie hystérique.
5° Les cas de crises périodiques de manie, dans lesquels l’histoire de la maladie montre distinctement la tendance de l'affection à être de brève durée et fait pressentir les longues rémissions. »
Le D: Fairless (1) ajoute qu’on pourrait étendre aux