‹ Des Souffles du Cœur Chez les ChlorotiquesChapitre 13 sur 34 · POST · texte numérisé non relu

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vers la clavicule, est rude, de tonalité élevée et s’accompagne d’un frémissement ; toutes qualités que ne possède pas un souffle de chlorose ayant ce siège.

Le diagnostic est plus délicat pour ceux de ces souffles ayant leur maximum autour de la pointe. En ce point se trouve en effet le souffle de l'insuffisance mitrale ; mais il siège toujours exactement sur la pointe et jamais autour ; il est exactement systolique et couvre tout le petit silence, il a Le plus souvent une tonalité haute, un timbre rude, une fixité absolue, se propage dans l’aisselle et peut même s'entendre jusque dans le dos. Un souffle chlorotique ne pourra jamais présenter toutes ces qualités réunies : s’il est systolique, il sera parapexien, s’il est apexien, il sera méso-systolique, 1l présentera très rarement de propagation, il sera de plus en général mobile.

Si un souffle cardiaque chez une chlorotique peut simuler par son siège, son rythme, sa propagation un souffle d'insuffisance -aortique, jamais il ne s'’accompagnera de pouls, de Corrigan, de pouls capillaire, de double souffle intermittent crural de Duroziez, de 1* bruit aortique clangoreux de Gueneau de Mussy (1).

ILen est de même du souffle à siège xiphoïdien, qui ne s'accompagne Jamais comme le souffle de l'insuffisance tricuspide, de dilatation des cavités droites de pouls veineux vrai, Jugulaire et hépatique.

Ces trois derniers cas sont les seuls, à notre avis, où il y ait quelque motif d'hésitalion qu'une observation attentive suffira d’ailleurs bien vite à lever.

(1) Thèse de M. MaGneLein&, Paris, 1897.

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