‹ Des Souffles du Cœur Chez les ChlorotiquesChapitre 14 sur 34 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Pathogénie.

Nous connaissons maintenant les souffles cardiaques des chlorotiques. Quelle explication allons-nous en donner ? Nous avons éliminé successivement toute supposition d'une lésion orificielle du cœur aussi bien organique que trausitoire, et d'autre part on a fait depuis longtemps le procès des théories de Virchow, Beau, Parrot, Hilton Fagge, etc. Nous avons dit pourquoi nous ne pouvions accepter avec Constantin Paul, l’idée d’un spasme de l’artère pulmonaire ; nous avons refusé toute participation aux lésions du sang préconisées par Bouillaud etM.Hayem.

L’abaissement de la pression artérielle proposée par M. Marey n'a point eu non plus gain de cause. Deux nouvelles théories s'offrent maintenant à nous: celle du P'Fripier, celle du P' Potain.

M. Tripier de Lyon divise les souffles en deux groupes : ceux de forte intensité et ceux de faible intensité. Ils siègent tous le long du bord gauche du sternum; mais, les premiers ont leur maximum entre le 1” espace intercostal et le 5°, exactement au 2°; les autres s'entendent au niveau du 3 espace, ou dans l’espace compris entre le 2° et le 4°. |

Jamais, même dans les cas d'anémie extrême, ces souffles ne se propagent dans les vaisseaux du cou. C’est

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