‹ Des Souffles du Cœur Chez les ChlorotiquesChapitre 16 sur 34 · PEN NS · texte numérisé non relu

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nétration rapide résulte un bruit respiratoire fort et rude qui est un souffle. Là où le rétrait brusque est diastolique, le souffle a lieu dans la diastole, et lorsqu'il y a deux affaissements brusques successifs, on entend deux souffles successifs.

Pour localiser ces souffles le professeur Potain divise la surface du cœur en 3 zones. L'une basilaire divisée elle même en 2 régions, préaortique et préinfundibulaire, l’autre méso-cardiaque, qui comprend les sièges préventriculaires sternal et xiphoïdien, enfin la zone apexienne et ses subdivisions, apexienne proprement dite, para, enda el sus-apexienne.

Le siège le plus fréquent dessouffles cardio-pulmonaires est dans les régions préinfundibulaire et préventriculaire gauches, et dans les différentes parties de la zone apexienne. Rarement on en entend dans les régions aortiques, sternales el xiphoïdiennes. Enfin on ne peut jamais en entendre dans la région médiane, car là il n°’v a pas de poumon interposé.

Leur rythme varie suivant le siège. Ils sont ordinairement diastoliques quand ils siègent dans la région de l’orifice aortique ; ils sont presque toujours méso-systoliques quand ils appartiennent à la zone préventriculaire gauche ou à la région sus-apexienne, le plus souvent protosystoliques quand c'est à la région parapexienne. Les souffles préinfundibulaires sont par suite proto-systoliques ; ceux de la région endapexienne peuvent être télésystoliques.

Ces souffles ont en général une tonalité moyenne. Ils ont entre autres caractères celui d’une assez grande mo-

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