‹ Des Souffles du Cœur Chez les ChlorotiquesChapitre 8 sur 34 · AGE · texte numérisé non relu

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ments du eœur produite par un mouvement, une émotion, une cause réflexe, atténue toujours le souffle cardiaque et le supprime même quelquefois d'une manière passagère, le souffle reparait dès que les battements du cœur se ralentissent. Y a-t-il lésion du cœur ? M. Hayem ne le pense pas, car il a le plus souvent trouvé le cœur petit. Il conclut à une influence très nette des altérations du sang sur la production et l'intensité des souffles ; ceux-ci en effet ne sont guère prononcés que dans les cas où les lésions globulaires sont accentuées.

Contrairement à l'opinion émise par le P' Hayem, nos observations ne nous ont montré aucun rapport entre les qualités du souffle et l’intensité de la maladie, tandis que leur apparition et leur disparition sont réglées comme on le verra par de tout autres circonstances. La lésion sanguine n'a donc qu’un rôle très indirect dans sa production.

M. Huchard attribue ces souffles à une insuffisance fonctionnelle mitrale, qu'il explique par un spasme des capillaires, dont le résultat est une élévation de la tension périphérique. Celle-ci est suffisante pour amener la dilatalion de l'anneau de la mitrale, ce n’est nous le voyons qu'une répétition de la théorie allemande que nous avons déjà réfutée.

Jules Simon ausculte le cœur des chlorotiques dans le dos et à gauche, il y entend un souffle qu'il attribue à un bruit rotatoire musculaire. M. Marey a depuis longtemps fait le procès de la théorie de Laënnec en démontrant que la contraction du cœur est une secousse musculaire unique.

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