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IL — DE LA SUEUR HABITUELLE DES PIEDS

On n’a publié sur ce sujet qu’un très-petit nombre de travaux importants. Nous mentionnerons un mémoire de Lobstein, professeur à la Faculté de Strasbourg

(1815) (1), un autre mémoire de Mondière, médecin à Loudun (1838) (2), l’article Sueur de Monneret dans le Compendium de médecine. Dans son traité des maladies cutanées, Hébra s’étend assez longuement sur ce sujet en parlant des hypéridroses locales.

La sueur habituelle des pieds se rencontre chez un grand nombre d'individus, «peut-être chez la moitié des hommes », dit Mondière. Cette dernière opinion est évidemment exagérée si l’on ne tient compte que des cas où cette sécrétion constitue une véritable infirmité.

Les causes de cette transpiration morbide sont peu connues. Aucune constitution spéciale ne paraît y prédisposer. On l’observe chez les individus les plus robustes comme chez les lymphatiques, à la campagne aussi bien qu’à la ville, chez les riches comme chez les pauvres, chez les gens propres aussi bien que chez ceux qui sont malpropres.

Lobstein dit qu’elle est quelquefois héréditaire et que dans la famille un seul membre est rarement épargné : « Si cela arrive, dit-il, cet individu a des maux bien plus graves à supporter. » Mais cette hérédité est loin d’être démontrée.

Lobstein croit aussi qu’elle est contagieuse. «11 suffit, dit -il, de porteries bas, les souliers ou les bottes d’une personne qui y est sujette, pour gagner la même incommodité ; cette circonstance tient sans doute au principe volatile de la sueur. » Mais les faits abondent pour démontrer la fausseté de cette opinion.

Cette sécrétion remplace quelquefois un flux qui s’est

(1; Lobstein : Journal do médecine, chir. et de pharm. de Leroux, t. XXXIV, 4818.

( i ) Mondière : Journal l’Expérience, 1. 1, p. 481, 1838.

supprimé. On la voit rarement avant la puberté et après quarante ans. Elle paraît être beaucoup plus commune chez l’homme que chez la femme. On a dit qu’elle se montre surtout dans les vallées. Elle augmente-beaucoup en été.

Lorsqu’on examine la plante des pieds chez les individus atteints de cette affection, on la trouve blanchâtre. L’épiderme est souvent gonflé, blanchi* et ridé, comme s’il avait macéré longtemps dans l’eau chaude. On peut faire transsuder par la pression une quantité notable de liquide. Le plus souvent cette excrétion répand une odeur sui generis fétide et repoussante qui quelquefois fait tout tenter à ceux qui en sont atteints pour s’en débarrasser ou les force à vivre éloignés du monde.

Cette odeur nauséabonde ne semble pas dépendre d’une sécrétion de substances fétides mêlées à la sueur mais plutôt de la formation de produits dus à la décomposition de la transpiration, de la matière sébacée et de l’épiderme macéré dans la sueur. Cependant tlébra va peut être trop loin en prétendant que les personnes dont on dit qu’elles sentent des pieds sentent plutôt des bottes, et que de semblables décompositions ne se forment que dans les chaussures imprégnées de sueur.

Les pieds sont souvent douloureux'pendant la marche et il se forme aisément des excoriations et des gerçures entre les orteils et le plis des jointures. Les malades sont obligés de changer de chaussure plusieurs fois par jour ou bien la sueur s’y accumule et les pieds mouillés parce liquide se refroidissent : d'où divers accidents.

Est-il dangereux de supprimer la sueur habituelle des pieds et faut-il céder au désir des malades qui demandent à être débarrassés de cette incommodité? C'est là

une question difficile sur laquelle tous les auteurs ne sont pas d’accord. Son importance nous oblige à entrer dans quelques développements.

On croit généralement dans le monde que cette transpiration est une élimination bienfaisante pour le corps, qu’on doit l’entretenir avec soin et l’on rattache nombre de maladies, surtout la phthisie et les maladies de la moelle épinière, à la suppression de la sueur des pieds. Certains auteurs et particulièrement Niemeyer et Hébra regardent cette croyance comme un préj ugé sans fondement. Niemeyer dit (1) que la disparition de cette excrétion pendant le développement d’autres maladies n’est pas la cause mais la conséquence de ces maladies. Il croit qu’aux individus qui sont sujets aux transpirations abondantes et nauséabondes des pieds et des aisselles on peut sans crainte ordonner l’usage répété de bains froids et de lotions froides. Hébra dit avoir guéri plus de cent cas de sueurs des pieds sans qu’il en soit résulté aucun accident. « Bien des médecins de valeur, dit le grand dermatologiste de Vienne, se sont laissé influencer par les préjugés de leur époque. 11 est à peine nécessaire d’ajouter que ces opinions sont basées sur une perversion complète des faits et ne reposent sur aucune donnée scientifique, de telle sorte que dans l’état actuel de la physiologie et de la pathologie, elles n’ont môme pas besoin d’être réfutées. »

Mais la plupart des auteurs français sont d’avis qu’il est dangereux de supprimer un émonctoire qui a pris en quelque sorte droit de domicile dans l’économie. Mondiôre et Lobstein s’exagèrent le danger. Ils citent un

(1) Niemoyer : Pathologie interne, t. II, p. 456.

grand nombre de maladies les plus diverses qui seraient nées sous cette influence. « Tout médecin, ditMondière, qui dans sa pratique voudra éviter bien des mécomptes devra adresser à tous ses malades cette question : aviezvous l’habitude de suer des pieds ; cette sueur s’est-elle supprimée ? » Il prétend avoir conjuré un grand nombre d’accidents morbides en rappelant la sueur supprimée dès lors que tous les autres traitements avaient complètement échoué.

On trouve dans les âuteurs une foule d’observations de maladies survenues à la suite de la suppresion de la sueur des pieds. Zacutus Lusitanus (Il a vu mourir un homme qui pour se débarasser d’une sueur incommode datant de dix ans prit un bain froid d’une heure. Raymond, Brieude, Baumès citent de nombreux cas de tubercules survenus à la suite d’une suppression de la transpiration des pieds. Le professeur Fouquier (2) a vu une affection du foie accompagnée de coliques de diarrhée, de sueurs générales abondantes succéder à la suppression de la sueur fétide des pieds. Brierre de Boismont cité par Montreul (3), parle d’une demoiselle qui ayant supprimé la même incommodité au moyen d’un bain astringent mourut bientôt phthisique. Guersant a vu un jeune homme de 25 ans qui, affecté d’une sueur fétide des pieds depuis plusieurs années, devint subitement amaurotique après avoir pris un bain de rivière : la vue fut recouvrée par le rappel de la sueur supprimée. Mondière a rassemblé quarante-deux observations de différentes maladies qui ont été produites suivant lui

(l) Zacutus Lusitanus : Opéra, iiv. n, obs. 7. (“2) Archives générales de médecine, 1828.

(3) Thèse do Paris, I8G6.

par la suppression de la sueur. Voici la liste : dyspnée, 2 ; embarras gastrique, 2 ; pneumonie, 1 ; phthisie, 9 ; céphalalgie, 2; coryza, 5 ; névralgie plantaire , 1; sciatique, 1 ; anasarque, 4; hépatite chronique, 1 ; diarrhée, 1 ; leucorrhée, 4 ; blennorrhée, 1 ; pleurésie chronique, 1 ; otorrhée, 1; diabète, 1 ; rhumatisme aigu, 1 ; catarrhe vésical, 1 ; maladie de peau, 1 ; phthisie trachéale, 2.

Mais toutes ces observations sont-elles bien concluantes? Les auteurs du Compendium de médecine, parlant des quarante-deux observations rapportées par Mondière, disent : « Nous sommes disposés à reconnaître l’influence pathogénique que la suppression de la sueur des pieds a pu exercer dans la produclion de ces maladies. Cependant il ne faut pas exagérer cette influence et nous croyons lui faire une part assez belle en la considérant comme une cause occasionnelle qui peut déterminer le développement d’une maladie chez un sujet prédisposé. La phthisie, le diabète, l’hépatite échappent à cette influence , mais les maladies des membranes muqueuses des voies respiratoires et les hydropisies nous paraissent rentrer sous son em pire. »

Trousseau et Pidoux, dans leur grand Traité de thérapeutique, à propos d’un remède destiné cà modérer la transpiration des pieds, s’expriment ainsi : « Nous voulons bien accepter cette médication, mais à condition de l’employer avec prudence et d’en surveiller l’emploi; car on sait combien la suppression brusque d’une transpiration locale, si elle est ancienne et si elle a le caractère d’un émonctoire, peut entraîner de graves inconvénients pour la santé générale » (1).

(1) Trousseau cl Pidoux : Traité de thérapeutique, t. I, p. t84.

MM. les professeurs Béhier et Hardy (1), dans leur Traité de pathologie interne, émettent la même opinion : « Fixée aux pieds ou aux aisselles, disent-ils, la sueur est souvent un phénomène habituel à certaines personnes et constitue pour elles une fonction supplémentaire qu’on ne pourrait supprimer sans danger. »

En résumé, presque tous les auteurs français croient qu’il est dangereux de supprimer la transpiration habituelle des pieds et qu’il faut résister au désir des malades qui demandent à en être débarrassés. Peut-être, sous ce rapport, faudrait-il établir une distinction entre les individus de bonne constitution et les individus lymphatiques, prédisposés à la phthisie pulmonaire ou aux phlegmasies de l’appareil respiratoire? Nous citerons le fait suivant que nous devons à la bienveillance de M. A. Ollivier, qui l’a observé chez un étudiant en médecine :

Le 4 avril 1869, M. X..., âgé de 21 ans, vint me consulter pour des sueurs partielles bornées aux pieds et dont il voulait absolument se débarrasser. Ces sueurs avaient apparu sans cause appréciable, il y a deux ans environ, alors qu’il était au lycée.

La santé de M. X... avait toujours été excellente jusqu'à ce moment à part une fièvre typhoïde légère qu’il avait eue à l’âge de 14 ans et dont il s’était parfaitement remis. D’un autre côté jamais pareille infirmité n’avait existé chez ses parents qui vivent encore et se portent bien.

D’abord légère, cette transpiration des pieds augmenta graduellement et finit par être excessivement incommode par son abondance. Toutefois elle cessa plusieurs fois pendant la première année sous 1 influence d’un très-grand froid. L’année suivante elle devint tout à fait continue.

(1) Béhier et Hardy : Traité de pathologie interne, t. I, p. 180.

Aujourd’hui M. X... est obligé de changer de chaussettes au moins deux fois par jour, tant elles sont humides. Elles exhalent une odeur fétide. La peau des pieds est blanchâtre et comme macérée. La sueur ne présente pas l’aspect huileux signalé dans des cas semblables : elle est nettement aqueuse.

L’examen des divers appareils ne me révéla rien d’anormal. L’appétit était bon, la soif modérée. En présence d’un état de santé aussi satisfaisant je n’hésitai pas à me rendre au désir du malade. Je prescrivis des bains de pieds avec de l’eau de Baréges, une préparation ferrugineuse et des douches froides. Deux mois après la maladie avait disparu sous l’influence de ce traitement.

Au commencement d’août, je revis M.X... Il était en parfaite santé.

Nous citerons enfin l’opinion de M. Küss sur ce sujet (1) : « En même temps, dit-il, que la sueur constitue pour nous un moyen précieux de lutter contre la chaleur, elle offre par suite un grand danger ; elle peut, en fonctionnant trop ou mal à propos, amener un refroidissement. Quand un semblable refroidissement se produit, la sécrétion de sueur s’arrête tout à coup ; mais le plus souvent il est déjà trop tard et le mal est fait. En effet, ces refroidissements ont des retentissements singulièrement graves et variés sur toutes lés parties de l’organisme. Les anciens, frappés surtout par l’arrêt de la sudation, lui attribuaient le plus grand rôle, et, de même qu’ils considéraient la sueur surtout comme un émonctoire, ils considéraient sa suppression, sa rétention comme une cause d’empoisonnement. Sans doute la sueur contient des excreta, mais pas en assez grande quantité pour que nous puissions comprendre ce prétendu empoisonnement et de même que nous regardons

(1) Küss : Cours de physiologie, p. 404.

le rôle rafraîchissant de la sueur comme son principal but physiologique, nous voyons dans ce refroidissement exagéré la cause principale des troubles dont la suppression de sueur m'est alors qu’un phénomène concomitant. Il est constant qu’un des premiers effets du refroidissement est un changement dans le sang qui parait devenir plus riche en fibrine; mais cela peut tenir à un trouble dans le fonctionnement, dans la vie des couches profondes de l’épiderme, et, eD effet, dans ces cas on remarque souvent des gonflements ganglionnaires qui sont comme un écho de la souffrance des épidermes transmis par la voie des lymphatiques, »

Nous terminerons là ce long exposé d’une question encore obscure et qui mérite d’attirer de nouveau l’attention des auteurs.

Quoi qu’il en soit, nous allons donner les moyens hygiéniques, palliatifs et curatifs qui ont été indiqués contre la sueur surabondante et nauséabonde des pieds.

Le traitement hygiénique consiste à éviter le refroidissement des pieds : pour cela il faut porter des bas de laine, des chaussons de flanelle, en changer fréquemment, entretenir une grande propreté par des lotions chaudes ou aromatiques, éviter l’action du froid extérieur par de bonnes chaussures. Il faut éviter les lotions et les pédiluves froids, ne pas marcher sur le carreau les pieds nus. Lorsque la sueur des pieds est supprimée et produit des accidents, on peut la rappeler avec des bains de pieds très-chauds , avec des chaussettes de laine qu’on recouvre de taffetas gommé, avec un bas saupoudré de chlorhydrate d’ammoniaque et du double de chaux vive.

Les moyens palliatifs employés pour diminuer l’a-

bondance ou la fétidité de la sueur sont : les chaussettes de fil et les chaussures légères, les poudres de lycopode, de charbon, de tannin, etc. M. Gaffard, d’Aurillac, cite par Trousseau et Pidoux, conseille de faire pénétrer entre les orteils quelques gouttes du liquide dont suit la formule :

Oxyde rouge de plomb 1 gramme.

Sous-acétate de plomb liquide 29 —

On a encore conseillé comme désinfectant les lotions avec le permanganate de potasse (5 centigr. pour 250 gr. d’eau), avec la teinture de coaltar (1 gr. pour 250 gr. d’eau).

La transpiration des pieds est souvent difficile à supprimer. On a employé les bains et les lotions d’eau froide ou d’eau de Baréges, ou de vinaigre aromatique étendu, les douches froides. Un autre moyen consiste à étendre fréquemment par couches minces sur les parties sécrétantes de l’argile ramollie dans l’eau et passée au tamis.

Si l’épiderme se ramollit par la macération, s’il tombe en laissant à nu le réseau de Malpighi et rend de cette façon la marche difficile et douloureuse, Hébra recommande beaucoup le moyen suivant : on enduira matin et soir, pendant quelques jours, la plante des pieds, et les orteils avec un mélange, à parties égales, d’emplâtre diachylon composé et d’huile de lin, qu’on fondra avant de s’en servir : on couvrira ensuite les parties excoriées avec du linge.

Tous les médicaments donnés à l’intérieur et vantés contre l’hypéridrose générale, tels que l’agaric blanc et

l’acétate de plomb, sont sans efficacité contre la sueur des pieds et les autres sueurs locales (1 ).

Ilf. — DE LA SUEUR DES AISSELLES.

La sécrétion de la sueur dans le creux axilaire est tellement abondante chez certains individus qu’elle est

(1) Nous n’avons pas cru devoir consacrer un paragraphe spécial à'ia sueur excessive des mains qui est beaucoup moins commune et moins intéressante que celle des pieds. On l’a signalée surtout comme symptôme fréquent dans les maladies de l’estomac. Nous citerons l’observation suivante qui offre un certain intérêt par son étiologie : elle a été communiquée à M. Ollivier par un de ses élèves qui en fut le sujet :

« Dans le courant du mois de janvier 1872, je reçus sur la main gauche un jet de vapeur d’eau bouillante qui détermina une brulure au 1er degré, limitée au tiers externe de la face dorsale du métacarpe. La douleur cuisante qui accompagne cette brûlure disparut au bout de deux ou trois jours et l’épiderme s’exfolia peu à peu ; mais la peau au niveau de la brûlure conserva depuis une coloration brunâtre, légère et nettement limitée.

« Au mois de juin, un jour où la chaleur était excessive, j’assistais à une opération longue etlaborieuse et j’étais obligé de déployer une force assez grande pour maintenir la patiente. Bientôt je me sentis le corps baigné de sueur et je remarquai que la partie de la main gauche qui cinq mois auparavant avait été le siège de la brulûre était couverte de gouttelettes de sueur plus grosses et plus nombreuses que sur le reste du dos de la main, Ayant essuyé plusieurs fois cette sueur pendant l’opération, je vis chaque fois le même phénomène se reproduire.

« Monattention étant attirée sur ce fait, j’aPdopuis lors remarqué bien souvent que cette même partie de la main gauche était toujours plus moite que sa partie interne. Quant â la coloration brunâtre elle a disparu peu â peu Vers la fin de l’année, la guérison élatt complète. Pas de trouble do la sensibilité.»

Débrousse-Latour. 2

pour eux une incommodité très-désagréable et quelquefois même une source de souffrances.

L’étiologie en est tout aussi vague que celle de la sueur des pieds. La diathèse arthritique a seule été signalée par M. Bazin, comme prédisposant à l’éphidrose des aisselles et des extrémités.

Les glandes sudoripares de l’aisselle offrent des particularités anatomiques etphysiologiques quiont été indiquéespar M.Rohin(l) et par Kœlliker(2). Elles sont deux ou trois fois plus volumineuses que celles des autres régions; elles sont ramifiées, situées dans le tissu cellulaire sous-cutané. Elles contiennent dans leur paroi une couche de fibres musculaires et elles sont tapissées à l’intérieur par un épithélium pavimenteux qui n’existe point dans les autres glandes. M. Robin en fait même une espèce particulière de glandes. Elles renferment un contenu plus ou moins épais dans lequel on peut reconnaître des granulations plus ou moins fines, des cellules, des noyaux, de la protéine et de la graisse. Il est évident, dit l’éminent histologiste, que, résultant d’une mue et d’une dissolution partielle des cellules épithéliales qui revêtent les glomérules sudoripares, ce contenu diffère sensiblement de la sueur ordinaire.

La sueur de l’aisselle paraît, en effet, différer notablement, par sa composition chimique, de la sueur des autres parties du corps. Elle offre une odeur ammoniacale. Elle est alcaline au tournesol, tandis que la sueur générale est acide. L’analyse chimique différentielle n’a pas encore été faite.

(1) Ch. Robin : Annales des sciences naturelles, 1815, t. IV, p. 380, et Comptes-rendus do la Société de biologie, 1849, p. 77.

(2) Kœllikor : Eléments d’histologie, trad. de Marc Sée, p.!7“2.

Les individus qui suent abondamment de l’aisselle sont exposés à des démangeaisons plus ou moins vives dans cette région, à une congestion plus ou moins intense; delà, de l’intertrigo, de l’eczéma et des hydrosadénites axillaires signalées surtout par M. le professeur Yerneuil. D’après ce dernier auteur, les abcès tubériformes de l’aisselle auraient le plus souvent leur point de départ dans l’inflammation des grosses glandes sudoripares de cette région.

La suppression de la sueur axillaire a été moins souvent accusée que celle de la sueur pédestre d’avoir produit des accidents. Cependant la même question peut être soulevée à propos du danger plus ou moins grand de cette suppression.

Le traitement doit être surtout dirigé contre les complications : intertrigo, hydrosadénites, etc. Les moyens palliatifs et curatifs sont à peu près les mêmes que ceux que nous avons indiqués contre la sueur des pieds.

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