TANT
20 novembre 1919. — Intervention, incision de Pfannenstiel. La petite tumeur cause des douleurs était un petit fibrome de la corne utérine du volume d’une mandarine : ablation facile. Trois points de fixation isthmique, pas de drainage.
Au commencement de 1920, septieme grossesse interrompue par une fausse-couche au bout de trois mois.
7 mars 1921. — Huitième grossesse : Mme G... se présente à nous enceinte pour la huitième fois.
1° janvier 1922. — On reçoit une lettre annonçant la naissance d’un sixième enfant vivant.
Accouchement simple, malgré les trois pGints de fixation isthmique.
OBSERVATION VIII, inédite (D' GouLrroup)
Fibrome. Kyste de l'ovaire gauche.
Myomectomie. Grossesse. Placenta prœvia. Enfant mort-né.
Mme G... A, se présente à nous le 16 décembre 1920, à l’âge de 37 ans, mariée à 24 ans, elle n’a eu qu’une faussecouche de trois mois, il y a trois ans.
Elle est envoyée par le docteur Barbier, pour quelques pertes successives assez abondantes survenues dans les derniers mois, spécialement le 8, le 15 novembre, puis le 6 décembre. La malade croit que ce sont ses règles.
Elle présente, à l'examen, un utérus fibromateux, en antérersion, avec une tuméfaction rénittente de la corne gauche, et probablement d’origine ovarienne.
Opération, le 22 décembre 1920. — On trouve le fibrome prévu et un kyste de l’ovaire gauche, non pédiculé, qui se rompt pendant son ablation. C'était un hématome de l’ovaire du volume d’une petite orange; le fibrome est saillant sur la face antérieure, On se décide à une myomectomie.
Enucléation facile, hémostase par capitonnage au triollet avec deux surjets successifs, puis hémostase du ligament
ste NOTE Varie
large gauche; pas de drainage. On laisse un petit noyau comme un pois dans le fond de l’utérus. Suites opératoires
simples.
11 avril 1921. — Cette malade se présente au cabinet de M. Goullioud avec une grossesse probable.
10 mai. — L'utérus gravide paraît du volume d’une grossesse de cinq mois; or, elle a quitté l’hôpital fin janvier, et n’a plus revu ses règles depuis l’opération; on est donc amené à penser que la malade était enceinte de quelques jours au moment de son opération et que ses dernières règles normales sont celles du 6 décembre.
En effet, la date de l’accouchement, le 23 septembre, montre qu’il en était ainsi.
On lui avait heureusement donné le conseil de faire ses couches à la Charité, car on avait constaté une présentation de lépaule.
2 août. — Se présente à la consultation de la Charité : on trouve une présentation de l’épaule gauche dorso-antérieure; on tente la version par manœuvres externes, facilement corrigée, la présentation revient aussitôt à sa position première.
30 août. — Petite hémorragie pour laquelle Mme G.. passe quelques jours à la Maternité.
21 septembre. — Petit suintement sanguin.
22 septembre. — A 8 heures du soir, la malade heureusement arrivée à la Maternité, présente une hémorragie grave pour laquelle elle reçoit de suite les soins de M. Rhenter.
L'intervention immédiate de l’accoucheur s’impose : le col n’étant perméable qu’à un doigt, on ne sent que du placenta tout d’abord, puis on arrive à gauche, sur le bord des membranes. Version de Braxton-Hixt; terminaison de l’accouchement à 12 h. 15. Garçon mort-né de 3 kil. 350. Délivrance artificielle à 12 h. 30. Placenta de 630 gr, perte de sang de 1.720 grammes, sans compter ce qui s’est perdu dans les draps. Injections de sérum glucosé intraveineuse, d’adrénaline, de strychnine, de caféine, d’huile camphrée et d’éther.
La malade, après avoir donné de vives inquiétudes, se rétablit. è
On peut dire en conclusion que cettm femme à éte opérre étant enceinte de quelques jours seulement. Il est curieux que Pintervention n'ait pas interrompu ce début de grossesse.
D’autre part, la myomectomie ne saurait être rendue responsable, semble-t-il du placenta prœvia, la nidation de l’œuf lui étant antérieure. |
27 novembre 1922. — La malade est restée longtemps anémiée, et n a revu ses règles qu’en juillet 1922. Elle est cependant toute” disposée à avoir une nouvelle grossesse, prévenue qu’elle n’a aucune disposition spéciale au placenta prævia.
OBSERVATION IX, inédite (D' Gourzroup) Fibrome de la paroi antérieure, ovaire kystique.
Fausse-couche de trois mois après myomectomie.
Mme-D.…, entre à l’hôpital Saint-Joseph, le 17 avril 1905, âgée de 36 ans, mariée à 27 ans, en 1896. (On peut supposer, d’après son histoire, qu’elle avait déjà un début de fibrome.)
En 1897. — Un premier enfant vivant,
En 1898. — Une fausse-couche.
En 1900: — Un enfant vivant.
De 1902 à 1905. — Deux fausses-couches.
Or, en 1905, on constate un fibrome de la paroi antérieure de l’utérus avec des pertes rouges presque continues depuis la dernière fausse-couche. Volontiers, on ferait un curettage : et une myomectomie.
21 avril 1905. — Curettage pour parer aux pertes postabortives de la malade. |
10 mai 1905. — On fait la myomectomie abdominale comme il avait été projeté; on trouve un fibrome énucléable ayant contracté quelques adhérences avec l’épiploon.
On résèque aussi l’ovaire droit qui était kystique. Petit drain abdominal,
De HG Se
Examen de la pièce : fibro-myome typique du poids de 610 grammes, allongé en pointe et inséré sur le fond utérin.
L'intérêt de cette opération a été que cette malade avait eu un curettage trois semaines avant la myomectomie; que pendant celle-ci, on a ouvert la cavité utérine.
On a eu le soin de prendre des gants de caoutchouc, après avoir fermé cette plaie au catgut.
Novembre 1921. — La malade raconte qu’en 1910, elle a eu une fausse-couche de trois à quatre mois. comme avant la myomectomie.
A signaler que son mari considéré comme phtisique avait guéri. (On peut soupconner la syphilis sans cependant l’avoir recherchée.)
Quelque temps après, ayant des pertes, elle avait consulté le docteur Morel, qui lui conseilla de retourner voir le docteur Goullioud ; mais on lui parla, d’autre part, d’aller voir le docteur Bordier, qui la traita par la radiothérapie,
Son traitement supprima les règles en 1911; la malade était alors âgée de 42 ans. :
Examinée à 53 ans, par M. Goullioud, elle présente un petit utérus sénile sans aucun relief de fibrome,
Le mari est encore vivant, cicatrisé, d’après le docteur Morel,
OBSERVATION X, inédite (D' GOULLIOUD)
Fiancée de 35 ans, fibrome du fond utérin.
Myomectomie. Grossesse. Travail lent. Tentatives prématurées
d'application de forceps. Mort par septicémie.
Mlle C... J..., se présente à l'hôpital Saint-Joseph le 25 août 1920; elle est âgée de 35 ans, fiancée et porte un fibrome qui atteint l’ombilic.
On se propose, s’il est possible, de faire une myomecto-
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mie, car la malade est angoissée, non à l’idée de l’intervention, mais à celle de la castration possible.
1® septembre 1920. — Intervention. On peut lui faire une myomectomie pour un fibrome du fond de l’utérus du poids de 895 grammes. Elle se marie le 8 octobre 1921, ayant eu ses règles le 30 septembre ;celles-ci n’ont pas reparu.
M. Goullioud revit la malade le 22 mai 1922 ; il constata qu’elle était enceinte, que tout était normal, et écrivit à son médecin de ne pas avoir de préoccupation spéciale au sujet de cet accouchement.
Nous devons à l’obligeance de M. Eparvier les renseignements suivants
‘Au comencement d'août, la malade était apportée à la Charité de Lyon mourante, avec un pouls incomptable, une température de 39°5, un écoulement de liquide amniotique horriblement fétide, des douleurs très violentes, un utérus remontant à 40 cm. au-dessus de la symphyse, parfaitement net.
Cette femme présentait une dilatation du col à 6 centimètres environ, donc très incomplète. Tête fixée. Elle avait subi chez elle une dilatation à la Bonnaire, et plusieurs applications de forceps sans résultats favorables, L’enfant était mort. M. Eparvier fit une basiotripsie : difficultés assez grandes au passage des épaules. La malade supporta assez bien cette intervention, mais elle présenta dès les premiers jours tous les signes d’une septicémie péritonéale. M. Eparvier ajoute, ce qui est incontestable, que l’utérus était tout à fait normal, ne présentait aucun noyau fibromateux, et que la myomectomie n’est sûrement pas en jeu.
Nous devons à l’obligeance du médecin qui donna les premiers soins à la malade les renseignements suivants
Le 17 juillet 1922. — Dans l’après-midi, rupture de la poche des eaux; débuts des douleurs vers 9 heures du soir, contractions régulières toutes les cinq minutes, présentation du sommet.
Vingt-quatre heures après, l'enfant commence à souffrir, les eaux renfermant un peu de méconium. Le médecin prend patience toute la nuit, il est en plein « bled », à 15 kilomètres de tout, centre.
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Le 19 au matin, aidé d’un confrère, l’enfant étant vivant, il tente une dilatation du col par le procédé de Bonnaïire, puis une application de forceps.
Le col se referme sur les branches et l’extraction est impossible. Plusieurs tentatives analogues. Les médecins se décident alors à envoyer la malade à Lyon.
M. Eparvier a présenté l’observation de cet accouchement malheureux à la Société d’obstétrique, séance du 13 novembre 1922.
M. Goullioud put fournir les détails complémentaires cidessus et ajouta :
« Comme l’a dit M. Eparvier, l’utérus ne présentait aucun fibrome. j
« La cicatrisation de la myomectomie située au fond de l’utérus n’a pas pu jouer un rôle important d’empêchement dans la dilatation du col. Je crois qu’il faut admettre qu’il s’est agi d’un travail lent de primipare âgée et d’une tentative prématurée de ‘dilatation artificielle et d’extraction par le forceps.
OBSERVATION XI (Obs. de BEXOrT-GONIN complétée) Fibrome du fond de l'utérus. Fausse-couche de trois mois.
Récidive.
Mme Jean G..., âgée de 25 ans, entre à l'hôpital Saint-Joseph le 30 mai 1905. Père mort de phlébite; un frère ayant eu à 21 ans une fièvre typhoïde avec phlébite de la jambe gauche d’une durée de six semaines. Personnellement, réglée à 11 ans régulièrement; mariée à 23 ans; fausse-couche de deux mois à 24 ans; fausse-couche de cinq mois à 25 ans, avec phlébite de la jambe droite, A la suite de sa dernière faussecouche, la malade a remarqué que son ventre grossissait, avec règles douloureuses, mais sans ménorragie, ni métror- ‘agie. À toujours eu d’abondantes pertes blanches. A l’exa-
men: tumeur du volume d’un utérus gravide à cinq mois,
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