CHAPITRE PREMIER
Suites immédiates de la Myomectomie, ou physiologie utérine post-opératoire.
Dans un utérus fibromateux, la muqueuse utérine réagit, et cette réaction peut se manifester soit par une action glandulaire, soit par une action vasculaire. Les réactions glandulaires, que l’on a qualifiées de métrites ou d’endométrites et que Roche appelle pseudométrite, se manifestent par un écoulement visqueux et blanchâtre. La réaction vasculaire peut donner lieu à des hémorragies, dont la fréquence et l’abondance sont très variables au début, mais peuvent constituer un véritable danger.
De par son siège et de par son volume, le fibrome a pu, dans certains cas, provoquer des troubles de compression du côté de la vessie (Obs 16, 19, 24, 28, 31, 33) ou de l'intestin (Obs. 35, 37) ; il a pu aussi produire une coudure, une torsion de l’uretère et favoriser ainsi l’apparition de pyélonéphrite. À ces lésions, il est fréquent de voir associées l'existence de lésions ovariennes ou annexielles, c’est dans ces
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cas que l’on voit apparaître l’ovaire scléro-kystique ou polykystique (Obs. 8, 9), et quelques hématomes de l’ovaire. La tumeur est de volume et de siège très variés : depuis celui d’une tête d’épingle jusqu’à celui d’une tête fœtale et plus, pesant parfois près de 3 à 4.000 grammes (Obs. 16: 3.200 grammes), tantôt séssile,tantôt pédiculée, tantôt unique, tantôt semée en une série de petits noyaux (Obs. 17, 29, 31) ; elle occupe, soit le fond, soit les faces ou la portion juxtacervicale de la matrice, sous-péritonéale, sous-muqueuse ou interstitielle : la myomectomie la supprime. 3
Quand on a énucléé un fibrome assez volumineux au moyen de la myomectomie abdominale, dit Drivet dans sa thèse, le volume de l’utérus diminue immédiatement et considérablement jusqu’au moment où il aura atteint à peu près le volume qu’il doit posséder normalement. La réparation de l’utérus s’effectue tant et si bien qu’on ne trouve, d’après Tuffier, plus trace de l’opération quelques mois après et tout permet d’espérer le fonctionnement normal d’un organe aussi peu altéré.
Quant au tissu utérin proprement dit, son hypertrophie est absolument variable, le plus souvent il a conservé sa coloration et sa consistance normale, il n’est que plus épais et légèrement condensé autour du fibrome. L’énucléation fait rétrocéder cette hypertrophie et, un utérus qui présente après opération le volume de deux poings, peut se trouver, quelques mois -plus tard, comme on l’a déjà dit, diminué de moitié ou presque normal. En outre, la myomectomie semble