‹ Des suites éloignées de la Myomectomie AbdominaleChapitre 5 sur 30 · ANGES · texte numérisé non relu

ANGES

diminuer l’état d’éréthisme vasculaire de l’utérus et mettre fin aux processus congestifs dont cet organe est le siège.

La suppression des gros noyaux fibreux, à elle seule, serait en même temps une suppression des phénomènes irritatifs qu’ils entretiendraient dans leur voisinage. Il y aurait même lieu d’espérer ainsi, après une myomectomie, voir s’atrophier les petits fibromes minuscules qui échappent au chirurgien et rétrocéder les tumeurs débutantes. Il est probable aussi, que les troubles circulatoires provoqués par l’hystérotomie et les sutures, contribueront pour une part à diminuer les chances de récidive. L’utérus myomectomisé subit donc une involution analogue à l’involution puerpuérale.

Cette involution peut-être parfaite. Dans ce cas, l’utérus étant redevenu un utérus normal, les métrorragies disparaissent avec toute la symptomatologie du fibrome, les règles reparaissent ayant diminué d’abondance et de durée et avec peu ou pas de douleurs. Au palper bi-manuel, l'utérus est réduit de volume. A l’hystéromètre, dans les examens anciens, on a pu voir des cavités utérines de 12 à 13 centimètres réduites aux dimensions normales : à 6 ou 7 centimètres.

Dans des cas rares, l’involution est imparfaite, il y a une subinvolution due peut-être à une inertie persistante causée par la présence antérieure d’un trop gros fibrome interstitiel, à de l’anémie, du surmenage, etc. Peut-être faudrait-il attribuer à cette insuffisance d'évolution la persistance bien rare des pertes rouges après l’opération et alors que l’on ne

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