‹ Des suites eloignees des traumatismes du crane et de leur traitement par la trepanationChapitre 10 sur 40 · MODIFICATIONS DE TEXTURE OSSEUSE. — PRODUCTIONS NOUVELLES · texte numérisé non relu

MODIFICATIONS DE TEXTURE OSSEUSE. — PRODUCTIONS NOUVELLES

a) Épaississement.

Obs. VII, citée par Échevarria. — Sir Henry Grampton (Dublin Hospital Reports, vol. I, p. 343) trouva un épaississement du péricrâne, avec extrême sensibilité et carie de la face

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interne du frontal, à l’endroit où le malade avait reçu un coup six mois auparavant. L’épilepsie s’accompagnait de paralysie atrophique d’un bras et d’articulation embarrassée de la parole. La dure-mère, très vasculaire, s’ulcéra après l’opération, qui néanmoins am na en quinze jours la guérison de tous les symptômes.

Obs. VIII. — Excision des centres du pouce provoquant des

attaques d'épilepsie j acksonienne . — Trépanation. —

Guérison. (Nancrède, Med. Neios, 1888.) Résumée.

Charles R. , vingt-sept ans. Jusqu’à l’âge de neuf ans, le malade aurait joui d’une santé parfaite; à cette époque, il fut frappé au niveau du pariétal gauche avec une telle force par une pièce de bois qu’il perdit connaissance pendant trois heures. En reprenant conscience, il eut des convulsions qui se reproduisirent trois fois en peu de temps. Elles siégeaient à droite. Il fut trépané; on lui enleva sur le pariétal gauche dans la région rolandique une couronne d’os très dense. Il guérit, mais les attaques reparurent.

État actuel. — Douleur aiguë et pongitive partant, au moment de l’attaque, du siège du traumatisme pour atteindre le milieu de la tête. En même temps, sensation d’engourdissement dans la jambe droite. Le pouce droit était fortement fléchi sur la paume do la main ; le poignet et les doigts se plaçaient en extension, et l’action des interosseux amenait une sorte de griffe imparfaite. Ensuite la main et le poignet se portaient lentement dans la pronation forcée.

La tête s’inclinait à droite, avec rotation du même côté. Puis période clonique terminant l’attaque avec perte de connaissance absolue.

Opération. — Nouvelle couronne de trépan un peu en avant de l’ancienne opération. Os très dense.

On se sert de l’électrisation pour rechercher le centre du pouce (2® quart inférieur de la pariétale ascendante). Il est incisé, et

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excisé, en profondeur jusqu'au voisinage de la couronne rayonnante.

Après le retour à la conscience, tout pouvoir moteur était perdu dans le pouce; la flexion et l’extension de la main, des doigts et du poignet étaient affaiblies ; il y avait de plus une paralysie bien marquée du facial droit, de la moitié correspondante de la langue et une aphasie complète.

Le cinquième jour après l’opération, la parésie de la main et du poignet était devenue une paralysie complète. Cependant il était possible de provoquer quelques mouvements de flexion du poignet. Ceci dura trente-six heures, puis la paralysie de la douzième paire et l’aphasie disparurent.

Après dix huit jours, on eut quelques mouvements dans le pouce. Le vingtième jour, le malade avait regagné tous ses mouvements de la main, mais le pouce était encore faible.

L’état général était excellent, et il n’y eut plus de convulsions.

b) Exostose. — Ostéophytes. — Stalactites osseuses.

Obs. IX — Traumatisme ancien. — Éjnlepsie partielle. —

'Trépanation. — Exostose enlevée. — Guérison. (Southam,

Lancet, 9 février 1889.) Résumée.

Homme de trente-deux ans. Six mois auparavant, chute sur le côté gauche vers la région temporale; plaies du cuir chevelu sans fracture apparente.

Quelque temps après l’accident, sans aura, crises convulsives limitées à la moitié droite de la face, perte de connaissance — Pas de paralysie. — Pas de troubles de la parole, ni de troubles sensoriels.

On fit alors deux fois la libération de la cicatrice du cuir chevelu, avec amélioration passagère.

Trépanation. — La portion d’os enlevée ne présentait aucune trace de fracture, mais elle était irrégulièrement épaissie et scié rosée; le diploé avait disparu, et était remplacé par un tissu

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osseux et compact. La face profonde était raboteuse et portait une exostose de 14 de pouce de diamètre.

Guérison opératoire. — Les crises ont reparu une quinzaine de jours après l’opération, mais depuis janvier 1888, elles ont complètement disparu.

Une petite dépression indique le siège de l’opération; mais la pression n’y est pas douloureuse et on n’y sent aucun battement.

Obs. X. — Traumatisme ancien. — Accès épileptiformes. —

Trépanation. — Mort. (Lees et Page, Lancet, 20 avril 1889.)

Résumée.

Homme de trente-huit ans, tombé de cheval sur le front, quatorze ans auparavant; sept mois après, crises convulsives légères, puis de plus en plus rapprochées et violentes, caractérisées par des secousses dans le membre inférieur gauche et perte de connaissance. Alcoolique.

Trépanation au milieu du centre du membre inférieur, dans l’hémisphère droit. Quinze jours après, mort, pendant une attaque extrêmement violente pour laquelle on administrait le chloroforme.

Autopsie. — La peau était cicatrisée; au dessous, la duremère adhérait à la périphérie de l’orifice de trépanation qui était obturé par un caillot. La pie-mère et l’écorce adhéraient. A ce niveau, la substance grise et la substance blanche étaient ramollies et hyperhémiées. Le long du sinus longitudinal, l’os était irrégulier, et 3 pouces en arrière de la suture coronale, il y avait un ostéophyte partant de la ligne d’insertion gauche du sinus.

Nous pourrions multiplier ces exemples. Ou a pu voir, par la lecture de ces observations, que les symptômes observés ont une grande analogie, quel que soit le genre de lésion osseuse, et que l'intervention est le plus souvent suivie de succès.

HEMORRAGIES INTRA-CRANIENNES

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