B. - HÉMORRAGIES I N T R A - 3 R A N I E N N E S
Les faits d’hémorragies intra-crâniennes périphériques doivent seuls nous occuper. Il s’agit le plus souvent d’anciens foyers voisins du cortex qui se sont enkystés et après une période silencieuse plus ou moins longue (frei Intervall des Allemands) donnent naissance à des symptômes dans le domaine de la motilité qui sont amendés par la trépanation; la collection est alors évacuée. Il faut opérer s’il n’existe aucun signe de compression des nerfs de la hase du crâne (dilatation et paresse pupillaire, pouls rapide par paralalysie du pneumo-gastrique, etc.). Dans ce cas on aurait affaire à un épanchement diffus ou très abondant. Les hémorragies donnent surtout naissance à des troubles secondaires plutôt que tardifs.
On peut voir dans l’observation VI que l’on a trouvé des signes d’hémorragie intra-crânienne, pouvant entrer en ligne de compte dans la production des symptômes tardifs. En voici un exemple plus net.
Obs. XI. — P achyméningite hémorragique. — Traumatisme.
— Hémijplégie et aphasie. — Trépanation. — Mort. ‘ — Résumée.
Homme de quarante-quatre ans. Chute sur la tête le janvier 1887 ; aucun accident immédiat, mais céphalée persistante pendant les huit jours qui suivent. Bientôt après, sensation de faiblesse qui va s’accentuant au point d’empêcher la marche et la station debout.
A l’examen, parésie des membres inférieurs, sans anesthésie.
i Grainger Stewart, Prit med. journal, 1887, p. 887.
LÉSIONS INFLAMMATOIRES
Réponses embarrassées, intelligence déprimée; vue conservée, mais pupilles inégales ; névrite oblique double à l’oplitalmoscope. On diagnostique une contusion du cervelet, avec contre-coup sur les lobes frontaux.
29 février. — Hémiplégie droite et aphasie. — On se décide à trépaner. L’opération est faite au point correspondant à la 3® circonvolution frontale gauche. Une fois la dure-mère sectionnée, un flot de sérosité brune, puis rougeâtre, s’écoule par la plaie; il en coule 6 onces environ.
L’introduction du doigt fait reconnaître une sorte de pseudokyste inclus entre la dure-mère et l’arachnoïde. Il y aurait donc eu pachyméningite hémorragique.
Immédiatement après l’opération, la parole et l’intelligence reviennent; l’hémiplégie est moindre, hiais cinquante heures après, la céphalée reparaît avec un frisson fébrile; l’intelligence de nouveau se trouble, et des signes d’encéphalite se réveillent avec l’hémiplégie récurrente. Le malade retombe dans un coma interrompu par des convulsions. Mort le 6 mars.
Autopsie. — Pachyméningite fibriuo-hémorragique. — Inflammation sous-jacente de la pie-mère; infiltration de pus dans la scissure sylvienne gauche et ramollissement central des circonvolutions.