‹ Des suites eloignees des traumatismes du crane et de leur traitement par la trepanationChapitre 26 sur 40 · III. — LÉSIONS ANATOMIQUES · texte numérisé non relu

III. — LÉSIONS ANATOMIQUES

Sans parler des lésions externes visibles, chez des aliénés, consécutivement aux traumatismes crâniens, on a rencontré à l’autopsie diverses lésions qui sont :

a) Adhérences de la dure-mère au crâne.

Obs. XXXIX. — M..., soixaote-lr.iit ans. Manie chronique. Quelques années avant son admission à Gharenton, avait fait une chute eiïroyablj dans les Pyrénées. Mort en 1885. Adhérences très étendues de la dure-mère au crâne; principalement dans la région fronto-pariétale (Christian). Voir l’observation XXXVII.

b ) P achyméning ite .

Obs. LX. — Trente-sept ans. Coups de sabre et de fusil sur la tête. Paralysie générale. Mort. Pachyméningite sur toute la surface des deux hémisphères ; fausse membrane, épaisse, ancienne, bien organisée, avec foyers hémorragiques nombreux d’âges différents.

Obs. LXI. — Cinquante-deux ans. Chute de cheval en 1870; perte de connaissance. Démence apoplectique. Mort en 1880. Pachyméningite ancienne; fausse membrane recouvrant la convexité des deux hémisphères cérébraux.

c) Ossification de la dure-mère.

Ou les rencontre souvent chez les aliénés. Christian admet qu’elles peuvent avoir pour cause un traumatisme du crâne.

Nous nous sommes assez étendus dans l’étude des troubles moteurs, sur les lésions externes, cicatricielles ou autres, pour n’avoir pas à y revenir. On peut rencontrer dos fractures, des exostoses, des enfoncements, etc., ré-

INDICATIONS DU TREPAN

pondant le plus souvent à la cicatrice ou trace extérieure. Nous citerons seulement le fait suivant à cause de sa rareté :

Obs. XLII. — M..., soixante-neuf ans. Mécanicien du chemin de fer. Ancienne blessure de la tête. Epileptique à la suite’; l’intelligence s'affaiblit progressivement; il succomba dans le marasme. Chez ce malade il y avait, à la partie postéro-supérieure gauche du frontal, une cicatrice longue de 5 centimètres environ, assez profonde pour loger un porte-plume. L’autopsie faite avec soin démontra que la plaie osseuse n’intéressait que la table externe du frontal. Aucune altération n'était visible à la face interne. On ne découvrit dans le cerveau aucune lésion localisée qui pût être attribuée au choc extérieur.

Le plus souvent à la cicatrice externe, répond une lésion intéressant toute l’épaisseur de l’os, et plus ou moins les méninges et la substance cérébrale.

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