PARALYSIE GÉNÉRALE
qués ; nous avons vu qu’ils peuvent clans certains cas être groupés de façon à présenter le sjndrôme paralysie générale. On est alors en présence de lésions intracrâniennes quipeuvent s’être localisées dans les méninges, sur la substance cérébrale (ménmgo-encéplialite plus ou moins diffuse); il est même des paralytiques généraux qui ne présentent aucune lésion anatomique. Ce sont de tels malades qui présentent des congestions répétées de la face qui ont fait penser à des poussées congestives concomitantes de l’encéphale ; c’est chez eux qu’on a songé à modifier la pression intra-crânienne par l’application du trépan, qui aurait l’avantage de faire une décharge veineuse et de laisser à sa suite une cicatrice dépressible plus ou moins molle (?).
Au Congrès des naturalistes et des médecins allemands, tenu à Heidelberg eu 1<S89, M. Batty Tuke a fait une communication sur le traitement chirurgical de la paralysie générale h 11 considère les symptômes de cette affection comme causés par une compression des circonvolutions cérébrales par le liquide céplialo-ralchidien. Delà, l’indication très nettement posée de diminuer cette pression en ouvrant la boîte crânienne.
Il rapporte le cas d’un homme de trente-deux ans, qui présentait les signes indiscutables de la folie paralytique : délire des grandeurs, tremblement caractéristique, inégalité pupillaire, hallucinations sensorielles, etc. Deux couronnes de trépan furent appliquées de chaque côté, un peu au-dessous et un peu en avant des bosses pariétales, sans incision de la dure-mère, avec toutes les précau-
i Analysé en Medecine contemporaine, n° 3, 1S90.