‹ Des suites eloignees des traumatismes du crane et de leur traitement par la trepanationChapitre 38 sur 40 · RÉSUMÉ DES INDICATIONS ET CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ DES INDICATIONS ET CONCLUSIONS

I. La trépanation, pratiquée selon toutes les règles de l’antisepsie, est une opération aussi bénigne que la laparotomie exploratrice ; elle nous paraît complètement inoffensive. Il ne faut pas hésiter à y recourir, toutes les fois qu’elle paraîtindiquée. En particulier, les suites éloignées des traumatismes crâniens sont, dans la plupart des cas, une source d’indications nettes et précises de l’application du trépan.

IL Les accidents observés tardivement après un traumatisme du crâne peuvent être divisés en ;

1° Troubles moteurs,

2“ Troubles sensitifs,

3“ Troubles sensoriels,

4® Troubles mentaux.

III. Troubles moteurs. — Ce sont surtout des accidents convulsifs et paralytiques. Leur existence paraît liée à des lésions de l’écorce cérébrale dues à différen-

RESUMK ET CONCLUSIONS

tes causes dont la relation avec le traumatisme est plus ou moins évidente.

L’intervention chirurgicale est indiquée dans tous les cas, à moins de signes de dégénérescences secondaires (contractiyes) ; elle doit chercher à découvrir et à faire disparaître l’agent causal de l’irritation corticale.

a) Lésions osseuses. — Les esquilles, enfoncements, exostoses, etc., seront enlevés, relevés, excisés de telle façon que la substance cérébrale ne soit plus en contact avec une lésion quelconque de la voûte.

b) Les anciens foyers hémorragiques seront ouverts, évacués et traités antiseptiquement.

c) Les abcès peuvent siéger entre la dure-mère et la paroi osseuse ou dans la substance cérébrale. Dans le premier cas, ils seront traités comme les foyers hémorragiques. Pour aller à la recherche des seconds, les ponctions exploratives sont parfaitement légitimées; elles ne laissent aucune trace (Voy. autopsie in observ. LVl). Si elles démontrent la présence du pus à une profondeur plus ou moins marquée dans l’épaisseur de la substance encéphalique, il faut inciser celle-ci, perpendiculairement à la surface, et, autant que possible, parallèlement à la direction des fibres rayonnantes. Le pus sera ainsi évacué.

d) La méningo- encéphalite amène à sa suite la production de cicatrices de la dure-mère ; elles doivent être incisées et même excisées. Quand aux cicatrices intéressant la substance cérébrale elle-même, il faut n’y toucher qu’avec prudence et quand elles ne sont pas trop étendues.

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