‹ Des suites eloignees des traumatismes du crane et de leur traitement par la trepanationChapitre 4 sur 40 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

QUELQUES MOTS D'ÉTIOLOGIE

La nature des traumatismes crâniens peut être extrêmement variée ; chutes de cheval, chutes d’un lieu élevé coups de feu, instruments piquants, tranchants, contondants, et même contre-coups (chute sur les pieds).

On trouve dans Kœnig^ une étude récente et approfon die des effets de la contusion et de la commotion cérébrales, dont les suites sont surtout immédiates ou secondaires ; elles n’entrent pas dans notre sujet.

Au point de vue des effets éloignés, ou peut diviser les causes des symptômes constatés en plusieurs groupes :

1° Lésions péricrâniennes.

2" Lésions osseuses (esquilles, enfoncements, exostoses, cals vicieux, etc.)

3° Lésions hémorragiques.

4° Lésions inflammatoires (encéphalite plus ou moins diffuse, abcès, etc.).

1 Kœnig, Traité de chirurgie spéciale, trad. Comte, vol. I.

QUELQUES MOIS D'ÉTIOLOUIE 19

Tumeurs, variété rare, mais dont nous trouvons quelques exemples (kystes, gdiômes ?).

Nous laisserons de côté les faits de traumatisme obstétrical ; un accouchement laborieux, la compression trop énergique du forceps ou même des doigts (Mathews Duncau) sur la tète du fœtus prennent une part efficiente dans la genèse de certaines épilepsies, dites congénitales, comme le démontrent les observations d’Arthur Mittchel. « 11 serait oiseux d’en parler au point de vue qui nous occupe, puisque, malgré leur origine traumatique, jamais procédé chirurgical ne changerait rien à ces difformités épileptogènes et immuables de la boîte crânienne. » (Echevarria.)

Nous ne ferons que citer les cas d’épilepsie traumatique dus aux lésions péricrâniennes, sans lésions profondes. Il n’est pas douteux que certaines cicatrices sont la cause de crises épileptiformes ; l’aura peut être alors constituée par une crise douloureuse à ce niveau ; la pression de la région cicatricielle peut même, dans certains cas, faire survenir des attaques.

L’indication alors est d’exciser ou de libérer ce tissu fibreux, comme l’a montré Kœppe^ ; parfois, de l’insen sibiliser par des injections de morphine (Schüler)- ; par fois aussi d’essayer l’électrolyse (Echevarria)

1 Koeppe, Deutsch. Archiv fur klin. iledicin, 1874.

2 Schüle, Randbuch der Geistes-Krankeiten, 1877, Theil 1. 2 Echevarria, loco citato.

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