‹ Des syphilides vulvairesChapitre 7 sur 18 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

ÉTIOLOGIB BT PATHOGâNlE.

Inutile de dire que la cause gpénérale et prédomî* rante sous Tinfluence de laquelle se développent les accidents qui nous occupent, est la syphilis constitU'^ tiohnelle. Mais, de tout temps, on a remarqué des différences individuelles dans le nombre et la gravité des manifestations de la diathèse. Celle-ci revêt chez les uns une forme bénigne, chez les autres une forme malig^ne. M. Bassereau a cru trouver dans les variétés d'étendue et ledeg'ré d'induration de l'accident primitif, Texpressîon, sinon la cause, des variations d^ntensîté. des manifestations de la maladie. Cependant l'expérience de notre maître, M. Fournier, et les résultats consî-

(1) Corail et Kanviéf, K&nttdl d'histologie p&Uiologiqu« ; P&rh, 4869, p. 186 et seq.

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g*nés dans nos observations nous font rejeter com* plétement cette manière de voir.

Les manifestations locales de la vérole varient suivant T influence de conditions g*énérales bien dé* terminées sur lesquelles nous passerons rapidement; nous voulons simplement rappeler Tinfluenee du tempérament des malades, de \dge de la syphilis, du traitement antérieur q^\ faît souvent complètement défaut, et, enfin, de Xhypènn et de V alimentation des malades.

Quant aux cames locales^ elles offrent ici un int^ rêt et une importance tout à fait spéciale* Ghesk rhomme les lésions génitales sont relativement rares et peu g-raves : les organes génitaux externes sont chez lui, pour ainsi dirô, isolésetà Tabri depreS(|ue toute contamination ; chea la femme, au contraire, la vulve et le vagin constituent une sorte de cloaquê où viennent se réimir et s'accumuler tous les li* quides excrétés par le sytème génito-urinaire. Ces conditions sont surtout exagérées dans les cas d'un embonpoint excessif et chei les femmes en*'' ceintes : dans ces cas, la surface de la vulve tout entière en juxt a-position avec les parties voisines et constamment humectée, se comporte comme une membrane muqueuse. C'est en nous appuyant sur ces données de physiologie pathologique et sur nos observations, que nous pouvons invoquer, parmi les causes des manifestations vulvaires, toutes les maladies préexistantes ou intercurrentes du système génital et des parties voisines (vulvite et

intertrigpo, vaginite, uréthrite, leucorrhée, métrite muqueuse) ; toutes les conditions de malpropreté, la présence de pédiculi à la vulve, la g*ale, le prurig^o, etc.

G^est à l'action de ces conditions, ag^issant à la fois comme cause et comme effet pendant un temps prolongée, qu'est due l'exubérance prodig^ieu se des lésions vulvaires invétérées.

Ainsi on peut dire, en somme^ que Tapparition de lésions g^énitales nombreuses est particulièrement favorisée chez la femme par les conditions physiologfiques etpatholog'iques qu'elle présente; et que la fréquence et la persistance de ces manifestations seront subordonnéesaux soinsque la malade prendra de sa personne, et aux exig'ences de sa profession, qui pourront rendre difficiles ou impossibles les soins de propreté et le repos, indispensables pour prévenir l'irritation de la rég'ion vulvaire.

A propos du traitement local nous verrons que les principales indications thérapeutiques découlent directement de ces notions sur l'étiolog^e des accidents.

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