I. Syphîlides érosives
Ces. accidents consistent essentiellement en de petites érosions superficielles^ rouges ou rosées^ absolument plates, de niveau avec les surfaces voisines. Lorsqu'on examine une de ces lésions de près, après avoir lavé et essuyé la partie qui les porte, on reconnaît que, sauf une rougeur plus ou moins vive, tranchant quelquefois à peine sur la coloration rose de la muqueuse saine, elles ne consistent qu'en une desquamation de l'épithélium. A leur surface se produit assez rapidement une çouttelette de sérosité plus ou moins transparente, et cette sécrétion^ laissée à demeure an fur et à mesure de sa production, peut, en se concrétant, donner à ces érosions une teinte opaline ou blanche. Ces lésions sont alors absolument semblables aux plaques opalines de la bouche. Elles sont le plus souvent petites, lenticulaires, au plus larg'es comme une pièce de 1 franc, à moins que plusieurs ne se réunissent pour former
(1) Archives générales de médecine , juin 1868 : Du pseudochancre induré.
SPILLMANN. ^^ ; 2
par confluence une larg*e nappe de forme irrég'ulièpe.
Leur forme est ordinairement arrondie, quelquefois cerclée ou en fer à cheval. (Planche II, B).
C'est une lésion indolore, non prurigineuse, ne déterminant pas de complications inflammatoires, et, par conséquent, très-souvent ignorée des ma-* lades.
C'est de toutes les formes de syphilides la plus précoce dans son apparition. On les voit quelquefois entourer \e chancre] vers la période de déclin de celui-ci, sous forme d'un groupe d'érosions lenticulaires rosées qui constituent alors la première expression de la syphilis constitutionnelle, évoquée par rirritation locale que cause le chancre: dans quelques cas, le chancre, disparaissant peu à peu, est envahi par la confluence de ces érosions, qui s'assimilent les restes de son induration et constituent alors, par une sorte de transformation in situ, un accident secondaire.
Ces lésions peuvent, par un simple traitement local, comme l'interposition d'un peu de ouate entre les surfaces malades, se dessécher; mais si ce traitement fait déFaut, elles continuent à macérer dans leurs propres sécrétions; sous l'influence de ce contact, il s'établit une légère irritation hyper* plasique qui aboutit à une légère augmentation d'épaisseur du derme muqueux, de manière à constituer des cas intermédiaires à la forme érosive et à la forme papuleuse que nous allons maintenant décrire.
■ «■--- ■' "■ ■ — -- - I ■ ■! ^^^^IT^^"^*^^*- ."-fc.
Syphilide éroswe.
Observation !'•, — B... (Marie), 21 ans, entre le 8 octobre 1868. SaUe St. Clément.
Antécédents. — Deux séjours antérieurs dans cet hôpital depuis un an pour des accidents syphilitiques secondaires. Les lésions aetuelles datent de huit jours.
Etat actuel — Sur le capuchon du clitoris et sur la petite lèvre droite, deux éî*osions : la supérieure, circulaire; la seconde, demi-circulaire. Toutes deux superficielles,lisses, accompagnées d'une induration parcheminée des plus nettes.
Diagnostic. — Syphilide vulvaire érosive.
Traif^m^n/. — Proto-iodure d'hydrarg., 0,05; lotions chlorurées, et<^
14 décembre. Cicatrisation. Il lui est prescrit 1 gramme d'iodnre de potassium. Sortie 28 décembre.
Obs. il — C... (Marie), 19 ans, entrée le 29 décembre 1868.
A ntécédents.-- Début il y a quinze mois. Traitée pendant cinq mois, dans le service de M. Desprez, pour des accidents secondaires multiples.
État actuel. — Les deux petites lèvres sont entièrement couvertes d'érosions secondaires^ cerclées ou irrégulières, humides sur la face interne, sèches sur la face externe. A droite, quelques-unes de ces érosions ont une base parcheminée.
La petite lèvre gauche est fortement indurée. Une grosse papule au sommet de la grande lèvre gauche ; adéaopathie peu marquée ; papules muqueuses labial<*s, Unguales.
Diagnostic, — Syphilide vulmin* érosire.
Traitement, — Lotions chlorurées, ouate; bains.
4 janvier. Les érosions sont sèches.
Le 7. Sortie très-améliorée.
Ces deux observations présentent de^ exemples de syphiiides érosives remarquables à deux ég^ards par leur forme cerclée et par Tinduration de leur base. On voit en outre, dans la seconde, une confirmation de l'opinion que nous avons émise sur i'in-
fluence des tég^uments, sur la nature des lésions qu'ils supportent. Humides sur la face muqueuse, les érosions étaient au contraire sèches sur la face cutanée.
Syphilide irosive.
Obs. III. — R... (Marie), 17 ans, entrée le 4 avril 1868.
Antécédents. — Porte des a boutons » aux parties génitales depuis trois semaines ; angine depuis la même époque.
Etat actuel. — Sur la grande lèvre, légèrement tuméfiée et rosée on trouve une série de petites érosions miliaires pour la plupart; deux ou trois seulement ayant la largeur d'une lentille. Elles ont une coloration rosée qui se confond avec celle des téguments voisins; elles sont très-superficielles, planes, limitées par un bord circulaire à peine saillant et un peu plus pâle que le fond des érosions. En quelques points ces érosions se touchent par confluence ; elles occupent la face interne ou muqueuse de la grande lèvre dans toute sa hauteur. Leur surface est peu humide ; leur base présente une induration feuillée assez nette quoique superficielle.
Sur la grande lèvre droite une série de petites papules sèches pour la plupart.
Diagnostic : Syphilide vulvaire érosive.
Âdénopathie bi-inguinale, cervicale; quelques croûtes dans les cheveux; quelques papules sèches autour de l'anus.
Traitement. — Proto-iod. d'hydrarg., 0,05; lotions chlorurées. La malade succombe le 30 avril après un avortement.
Cette observation est un des cas intermédiaires à laforme érosive et à la forme papuleuse. Elle montre aussi les différences que présentent les mêmes lésions suivant qu'elles siég*ent sur la peau ou sur la muqueuse.
— 29 ~ II. Syphilides papuleuses.
Si, dans la clientèle de la ville où Ton vit dans une terreur peut-être exag'érée des accidents syphilitiques, la forme érosive est la manifestation la plus commune deladiathèse, il en est autrement chez les personnes appartenant aux classes qui viennent se faire traiter à Thôpital. Ici, Taccident qu'on rencontre le plus fréquemment est certainement Ja papule muqueuse^ et c'est cette lésion qui a été le mieux décrite sous la dénomination impropre de plaque muqueuse.
Comme la syphilide érosive néçliçée devient assez promptement papuleuse, et comme les papules humides, une fois constituées, persistent sous l'influence des causes qui leur ont donné naissance, et mettent un temps assez long* pour arriver à constituer Taccident monstrueux qui compose notre troisième classe de lésions^ on comprend que l'immense majorité des femmes syphilitiques qu'on voit dans les hôpitaux soient aflectées de cet accident.
La syphilide papuleuse consiste en une saillie de la muqueuse surmontée d'une érosion.
Cette saillie offre un caractère spécial qui permet de reconnaître sa nature du premier coup d'œil dans l'immense majorité des cas ; elle est plane à sa surface et non pas convexe ou conique comme les pustules, ou les éruptions lichénoïdes. Souvent même la surface, au lieu d'être plate, est lég'èrement concave. Alors souvent, le fond un peu déprimé offre une coloration un peu plus fgncée que les bords ar-
rondis et blanchâtres, de sorte que la lésion revêt une forme annulaire ; mais le plus souvent, comme nous Tavons dit, la surface est plate (papule plate des auteurs) et limitée par des bords arrondis, nettement limités à la base d'insertion du disque. Le contour de cette lésion est arrondi, ovalaire ou cir- (Milnirp; son diamètre varie ordinairement entre î'»''ii 'I «m»' lrn:il!i* ri (»fdui d*U!ie pièce de 1 franc.
Quant à sa liauleur, elle va jusqu'à 3 millimètres environ; ceci ne vont pas dire qu'au delà de cette épaisseur la papule cesse de s'accroître; le déve* loppement de ces lésions, dans certaines conditions, ne paraît vraiment pas avoir de limites; mais la papule, arrivée au volume que nous venons de désig'ner, perd le plus souvent son aspect discoïde aplati, devient exubérante, irrég^ulière, et constitue alors une véritable tumeur; c'est pour ces cas, assez communs du reste, que nous avons adopté la troisième catégorie de syphilides.
La surface de ces papules est toujours humide dans les cas où aucun traitement n'est venu la modifier. La sécrétion est presque toujours abondante et épaisse. C'est souvent un pus véritable qui se collecte et se concrète à la surface des lésions et surtout vers les limites de la surface sécrétante. Alors ce liquide devient excessivement fétide et irritant pour les parties sur lesquelles il coule. La coloration des papules est ordinairement rosée, mais varie sous l'influence des accumulations exsudatives qui se font sur la surface. Ainsi, on voit le plus sou-
vent une couche diphthéroïde, blanche ou g*rise, quelquefois jaune, plus ou moins épaissie, plus ou moins adhérente. Cet exsudât quelquefois se collecte en petits points blancs, parsemés sur la surface de la papule, comme si on y avait répandu quelques grains de semoule.
D'autres fois la sécrétion pultacée prend une coloration d'un jaune brillant ; nous avons pu voir, dans le service de M. Fournier, a Lourcine, des cas où cette coloration citrine coïncidait avec un ictère général. On trouvera plus loin un abrégé de ces observations. (Obs. VII et XXV).
Nous avons également observé une négresse dont les papules vulvaires offraient une coloration verte très-prononcée.
Les papules muqueuses sont, comme les autres syphilides, indolores; ce n'est que lorsqu'elles sont irritées, enflammées, qu'elles deviennent prurigineuses.
Cette lésion est rarement unique: les conditions locales favorables à son développement existent généralement sur des surfaces étendues ; c'est ainsi qu'on voit le plus souvent des papules multiples s'étaler sur toute la vulve, sur ses surfaces intérieures et extérieures ; elles sont souvent alors confluentes, de manière à constituer de larges nappes saillantes, limitées par des bords ondulés et coupés transversalement par des crevasses ou sortes de rhagades qui montrent les points de contact des disques juxtaposés.
Une circonstance qui vient encore montrer à quel point l'état local détermine Tapparition de cet accident, c'est l'influence qu'exerce une papule muqueuse sur la surface tég'umentaire opposée qui se trouve en contact avec elle. On voit apparaître en ce point une érosion qui se soulève et constitue bientôt une papule semblable à celle qui lui a donné naissance. C'est par ce mécanisme que les plis de la muqueuse et les plis cutanés se doublent sur leurs deux faces opposées de longues séries de plaques, séparées au fond du sillon par des crevasses profondes.
Lorsque la surface muqueuse de la vulve présente ces lésions, sa surface cutanée et les réglions cutanées voisines, fesses, plis inguinaux et génîto-urinaires et faces internes des cuisses, peuvent également, dans des conditions particulières d'embonpoint et d'incurie, présenter de véritables papules muqueuses, plus ou moins nombreuses et confluentes ; mais, le plus souvent, on voit la surface cutanée de la vulve, comme la peau des réglions voisines, être affectée d'une syphilide papuleuse sèche^ peu saillante, pâle, semblable à celle qui se trouve décrite dans les traités de dermatologie.
Ces papules, abandonnées à elles-mêmes, n'ont aucune tendance vers la guérison ; nous avons vu, en effet, que par leurs sécrétions elles entretiennent elles-mêmes l'état des parties le plus favorable à leur accroissement, et arrivent alors à constituer les lésions que nous devons décrire un peu plus
loin; mais, si on vient à les traiter, même sans avoir recours à la médication générale de la diathèse , si on les soumet àde simples soins d'hygiène, comme lotions, pansements avec substances absorbantes et inertes, on les voit, avec une promptitude merveilleuse, d'abord se dessécher, puis s'atrophier et s'effacer en quelques jours. Cette résolution rapide est un fait curieux, spécial à la forme papuleuse des syphilides.
Papules secondaires de la vulve. — Papules diphthéroïdes,
Obs. IV. — S (Honorine), 16 ans, entrée le 18
août 1868. .
Antécédents, — Dit avoir eu, il y a un mois, un bouton sur la grande lèvre gauche. Pas de traitement antérieur.
Etat actuel, — Au niveau du point indiqué par la malade, cicatrice large, pâle, à base consistante, d'une dureté pâteuse et profonde.
Toute la région ano-vulvaire présente une éruption populeuse confluente qui varie d'aspect suivant le point où on l'examine. Sur les grandes lèvres, les fesses, dans les plis génitoeruraux, ce sont des papules sèches, arrondies, saillantes, larges en moyenne comme un gros pois. Les papules périanales sont recouvertes d'une sécrétion grisâtre sèche. Celles des sillons génito-cruraux sont perforées à leur sonmiet et présentent autour de leur base un liséré squameux.
Les papules situées sur la muqueuse vulvaire, à la face interne des grandes lèvres, sont des plaques arrondies, superficielles, couvertes d'une sécrétion grisâtre diphthéroïde.
Enfin, à la face interne de la cuisse, sont quelques papules rosées, plates, avec un fin liséré furfuracé.
Sur le tronc et les cuisses, syphilide papulo-squameuse discrète. Eruption pustulo-crustacée au cuir chevelu. Peu d'alopécie.
Diagnostic : Syphilide populeuse vulvaire.
Traitement. — Proto-iodure d'hydrargyre, 0,05 ; lotions chlorurées ; ouate, bains j etc.
29 août. Les lésions sont sèches.
5 septembre. Cautérisation avec le crayon de nitrate d'argent.
Le 12, cicatrisation.
Le 18, sortie.
Cette observation est un bel exemple de polymorphie des accidents chez une même malade:
d'une part , nous voyons les papules cutanées sèches, squameuses ; d'autre part, les papules situées sur la muqueuse vulvaire couvertes d'un enduit diphthérdîde . Nous ferons ég'alement remarquer la rapidité avec laquelle ont disparu tous les accidents »ous Tinfluence du traitement local.
Papules vulvaires indurées.
Obs. V. — g (Adèle), 21 ans, entrée le 8 avril 1868.
Antécédents. — Il y a un mois elle aperçut des u boutons » aux parties génitales. Depuis trois semaines boutons sur la peau,
Etat actuel, — Sur le bord libre des grandes lèvres une série de papules muqueuses discoïdes, très-confluentes, et s'étendant en bas en traînée linéaire sur la fesse droite. Le bord libre des grandes lèvres, surtout à droite, présente une induration très-marquée.
Sur la face externe des grandes lèvres et sur les féBseSi autour de l'anus, plusieurs papules muqueuses tubéreuses.
Sur la petite lèvre gauche plusieiu*s petites papules mu^queuses rosées, légèrement saillantes.
Adénopathie bi-inguinale. Syphilide papulo-oroùteuse de Taisselle. Plaques amygdaliennes.
Diagnostic : Syphilide papuleuse vulvaire.
Traitement. — Proto-iodure d'hydrarg., 0,05 ; bains. 18 avril. Conmiencement de dessiccation.
Le 29, toutes les plaies vulvaires, à part une, sont cicatrisées.
7 mai. Cicatrisation complète. Sortie.
Nous voyons ici un exemple dû passag*e de la forme papuleuse simple à la forme papulo-hyper- Irophique. Nous sig*nalerons ég'alement Vinduration très-marquée des lésions situées sur le bord des g^randes lèvres.
Papules secondaires indurées.
Obs. VI. — D... (Anastasie), 19 ans, entrée le 5 mai 1868. — Salle St.-Clément, n° 32.
Antécédents, — Dit avoir eu un a bouton» sur la grande le re droite il y a cinq semaines ; après quelques jours il survint d'autres boutons. Aucun traitement antérieur.
Etat actuel. — Sur la grande lèvre droite, non tuméfiée, deux larges érosions. Tune à la partie supérieure, large comme une pièce de 1 franc ; l'autre en bas, se continuant sur la petite lèvre droite, large comme une pièce de cinq francs en argent. Ces lésions ont des bords un peu ondulés, saillants, leur surface est plane et élevée; elles ont une coloration rosée mélangée d'une teinte grisâtre et suintent assez abondamment; à les voir, elles ressemblent à de larges papules humides, leur hase est très-indurée, commf, du bois. Sur la face interne de la grande lèvre gauche on trouve trois papules érosives semblables, moins larges et beaucoup moins fortement indurées ; leur base est à peine résistante.
Les deux petites lèvres assez tuméfiées, indurées, sont couvertes sur leurs faces externes et internes de larges plaques érosives, rosées, grisâtres, suintantes, diphthéroïdes. Les pe-' tites lèvres sont épaissies, indurées dans toute leur épaisseur, rigides.
Au pourtour de l'anus de petites papales arrondies, saillantes, érosives, superficielles, et séparées ^par des sillons non ex-
ulcérés.
Adénopathie bi-inguinale très-ûette; roséole sur le dos. Inoculation avec le pus de la large plaque de la grande lèvre
droite.
Traitement. — Lotions chlorurées, poudre d'oxyde de zinc ;
charpie, bains.
7 mai. Inoculation négative. Nouvelle inoculatioû odtte fois avec le pus de la plaque de la petite lèvre gauohe.
Le 9. La roséole a disparu. Les inoculations sont négatives.
Le 12. La réparation commence à se faire.
Le 46. Presque toutes les plaies sont sèches, mais toujours résistantes. La malade demande sa sortie. Elle revient à la consultation le 23 juin, se faire traiter pour des papules humides de la vulve, des plaques tubéreuses de Tanus.
Les accidents vulvaires sont nettement indurés.
Papules confluentes,
Obs. VIL — G... (Marie), 17 ans, entrée le 19 novembre 1868. Salle St. -Jean, n*» 11.
Antécédents, — Pas de renseignements sur le début de la maladie. N'a jamais fait de traitement.
Etat actuel. — Dans toute la région vulvaire et dans les plis génito-cruraux, plusieurs papules arrondies, discoïdes, trèssaillantes, jaunes Dans le pli génito-crural elles sont tellement conûuentes qu'elles forment une plaque crouteuse d'un jaune vif, qui s'étend jusqu'à l'épine iliaque antérieure et supériaure en suivant le pli de l'aine. Cette plaque est limitée à son bord externe par un rebord saillant; elle est coupée dans le sens de la longueiu" par plusieurs sillons, dont un médian assez profond.
Tout autour de cette plaque se voient de nombreuses papules discoïdes jaunâtres. L'examen au spéculum est impossible par suite de la dou.eur.
Adénopathie inguinale gauche très-marquée.
Plaques opalines des amygdales ; alopécie, roséole pâle discrète ; papules lenticulaires sur l'abdomen.
Traitement. — Proto-iod. d'hydrargyre, 0,05 ; lotions chlo- .rurées, ouate; poudre d'oxyde de zinc.
24 novembre. Les accidents vulvaires sont secs, mais sur plusieurs points encroûtées.
5 décembre. Grande amélioration. L'énorme traînée du pli génito-crural a changé d'aspect, elle est sèche. Elle offre un aspect terne, les bords sont affaissés.
Le 14. Mieux continu. L'énorme traînée fait à peine saillie au-dessus de la peau; en plusieurs points la cicatrisation est accomplie.
Le 25. Mieux continu.
11 janvier. Cicatrisation complète. La malade sort.
Cette observation est un bel exemple de syphilide papuleuse confluente de la vulve.