I. — Terminaison par Résolution
La terminaison qui peut être regardée comme de beaucoup la plus heureuse, c’est la résolution : d’après le dépouillement de toutes les observations que nous avons pu rencontrer et qui sont au nombre de 61, nous la trouvons signalée 5 fois ; M. Bouilly l’a trouvée 8 fois ; mais dans les trois autres, il est resté une plaque indurée, et nous les retrouverons à propos de la terminaison par induration.
La résolution est caractérisée par l’amendement de tous les symptômes, par la disparition de la fièvre et de la douleur, et enfin par la diminution progressive de la tumeur elle-même ; quelques-uns de ces symptômes peuvent être constatés par le palper abdominal associé ou non au toucher vaginal et au toucher rectal.
Observation I (Résumée). — (In Castaneda y Campos, th. Paris, 1878).
X..., service de M. Guyon, est atteint de rétention d'urine; il accuse: des douleurs vives dans la moitié inférieure de l’abdomen ; difficulté de la miction. On perçoit une tumeur analogue à la vessie distendue. Application de vésicatoires. Résolution en moins d’un mois.
Observation IL (R.). — (In Gérardin, th. Paris, 1879).
S..., 13 ans, est sujet à des coliques. Douleurs vives dans le ventre le 16 novembre 1878 et les jours suivants. Le 29, M. Brouardel constate une grosseur dans la région hypogastrique, remontant à 4 travers de doigt au-dessus du pubis. Au toucher rectal, tumeur dure au-dessus de la prostate. Diminution progressive de la tumeur et des douleurs. Le 17 décembre, résolution complète.
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Observation 1IX (R.). — (Fernet, in thèse de Gérardin).
Jeune homme de 18 ans, se plaint d'une douleur vive à l'hypogastre accompagnée d’une tuméfaction de cette région. Sensation de fluctuation nette par le toucher rectal. Antiphlogistiques. Au bout de trois semaines guérison : il ne s’échappa du pus par aucune ouverture naturelle.
Observation IV (R.) — (Vailin. Soc. méd des Hôp. 1877, in thèse de Bouilly).
X..., 25 ans, est pris d’une indigestion à la suite d’un repas copieux, le 25 mai 1877. Le 28 mai, douleurs vives à l’hypogastre, vomissements; fièvre intense, miction douloureuse, incontinence de matières fécales. Le 5 juin, M. Guyon trouve au-dessus du pubis une tuméfaction simulant une vessie distendue, s’élevant à 8 centimètres au-dessus du pubis et se prolongeant à droite et à gauche. En arrière de la prostate, on sent une tuméfaction communiquant avec celle de l'hypogastre. Le 6 juin on applique 17 sangsues. Le 8, diminution de la tension hypogastrique : vésicatoires. La tumeur se réduit de jour en jour. Guérison complète le ? juillet.
Observation V (R.). — (1m thèse de Macarez. Lille, 1881).
Deroubaix Marie, 21 ans, service de M. Wannebroucq en novembre 1880. Accouchement en septembre ; pertes de sang. Constipation. Miction douloureuse. Abdomen sensible. On constate une tumeur audessus du pubis; elle est dure, bosselée et s'étend de la face postérieure de la symphise pubienne jusqu'à trois travers de doigt au-dessous de l’ombilic. Empâtement dur dans la fosse iliaque gauche en communication avec la tumeur rétro et sus-pubienne. Diagnostic: phlegmon du ligament large gauche et phlegmon de Retzius. Au bout de 6 semaines guérison par résolution.