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ainsi que celle de la gélose au rouge néutre ét aux sels bihaires et de la gélose à l’esculine, plus spécialement utilisées en bactériologie laitière.
S1 l’on veut se rendre comple du pourcentage du B. coli par rapport au nombre total des bactéries contenues dans un échantillon de lait!, on fera directement des: plaques pour numération sur gélose? ou gélatine, comme pour l’eau. On prendra soin, s’il s’agit de laits du commerce, de faire plusieurs dilutions au 1/10.000° et au 1/100.000°. Pour les laits stérilisés et
{ Kufferath s’arrète aux chiffres suivants dans l'estimation des bactéries :
Les laits stérilisés et pasteurisés sur gélose à 37 degrés après trois jours ne doivent donner que o à 100 germes par centimètre cube et o bacille coli.
Les lails crus el asepliques (pour vieillards et enfants) : o à 1.000 germes par centimètre cube et o bacille coli.
Les laits ordinaires : moins de 10.000 germes par centimètre cube.
? La gélose et la gélatine ordinaire sont avantageusement remplacées en bactériologie laitière par la gélose et la gélaline au petit lait (sérum). Les microbes du lait y poussent particulièrement bien. Le lait préalablement écrémé est coagulé à 40 degrés, avec une dose suffisante de présure ; après découpage du caillé, on recueille le sérum qu’on clarifie à l’autoclave à l'aide d’un blanc d'œuf. On y ajoute 1,5 pour 100 de gélose ou 12 à 15 pour 100 de gélatine.
Orla-Jensen recommande le milieu suivant :
LR Ordinaire ne un ra. 1 hitre Chlorure de sodium . . . . . . 2 grammes Phosphate dipotassique : . + . . 2 — Sulfate:de magnésitims 7". + "Er y CHACOS CN DR SE AT EE SO Peptone der Milles, 05. ss rap —
On solidifie à l’aide de gélose ou de gélatine aux titres indiqués ci-dessus. Pour déceler facilement les bactéries produisant de l'acide aux dépens du lactose; on incorpore au milieu une quantité suffisante de teinture de tournesol bleue, et non la teinture sensibilisée employée comme indicateur en chimie.
Mer ET pasteurisés, on ensemencera directement 1 centimètre cube de lait ; avec les laits pasteurisés restés très microbiens malgré l'action de la chaleur ou pollués après pasteurisation, on diluera au 1/100° ou au 1/1000°,
quelquefois davantage.
1° Milieux lactosés.
Le lactose a été choisi pour la recherche du B. coli dans le lait, à la place du glucose, parce qu'il existe dans le lait d’autres microbes que le B. coli qui font fermenter le glucose avec production de gaz.
E. R. Stitt, de Londres, procède comme suit pour ses analyses d'eau :
On ensemence en même temps dans une première série de tubes à fermentation Durham (tubes à clochette) contenant du bouillon glucosé, et dans une deuxième série des mêmes tubes contenant du bouillon lactosé à o gr. 5 pour 100, des quantités croissantes d'eau, de 1 centimètre cube à 10 centimètres cubes. On porte à l'étuve à 37 degrés pendant quarante-huit heures. La réaction est considérée comme positive quand, pour une quantité d'eau ensemencée, il existe des bulles gazeuses à la fois dans les tubes contenant du glucose et dans les tubes contenant du lactose.
Si, par exemple, les deux tubes ensemencés avec 10 centimètres cubes contiennent des gaz quand les autres tubes ensemencés avec moins de 10 centimètres cubes n'en contiennent pas, on admet que l'eau renferme au moins un B. coli pour 10 centimètres cubes, soit 100 par litre. Afin d'obtenir une identification complète, il faut repiquer la culture des tubes positifs sur milieux solides pour B. coli (gélose d'Endo, gélose lactosée-tournesolée, etc.).
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Quand, sur ces plaques, des colonies ressemblant à celles de colibacille se sont développées en moins de vingt-quatre heures, il faut en repiquer une, typique, dans un tube à fermentation contenant du bouillon lactosé, et porter à l'étuve à 37 degrés pendant quarante-huit heures.
Pour l'examen du lait en vue de la recherche du colibacille, J. Race recommande un milieu contenant :
o gr. 8 pour 100 de lactose.
3 à 4 grammes pour 100 de peptone.
o gr. 6 pour 100 de chlorure de potassium et de réaction légèrement acide.
On fait avec le lait expertisé des dilutions telles, que les quantités ensemencées soient de o cc. vor, o cc. o1, o cc. 1, etc. La culture des tubes contenant des gaz est repiquée pour identification sur milieux solides (« Rebipelagar »), mais dans la pratique, et si l’on s'est servi de tubes à fermentation, on pourra se contenter de considérer comme positifs les tubes montrant plus de 5 pour 100 de gaz dans la branche fermée du tube.
Méthode Stewart. — Dans les essais de présomption pour décelerle B. colidans l’eau et le lait, Anglais et Américains emploient beaucoup le bouillon de bile lactosé (tube L. B. B ), dont le principe remonte à Jackson et Muer (1906), et qui est aussi à la base de la méthode française Grysez et Pierret.
Le milieu L. B. B. se prépare en ajoutant 1 gramme pour 100 de peptone et 1 gramme pour 100 de lactose à de la bile de bœuf fraiche.
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Les tubés contenant du PB. coli montrent le plus souvent des gaz au bout de quarante-huit heures, mais il est bon d'aller jusqu'à soixante-douze heures.
Race reproche à cette méthode d'empêcher la croissance de nombreuses variétés qu’il estime encore vigoureuses du B. coli; au contraire, les tubes de son bouillon lactosé fermenteraient même sous l’action de colibacilles « atténués »!.
Toutefois, Race ne peut refuser d'admettre que le bouillon lactosé simple qu'il préconise favorise la pullulation des bactéries lactiques acidophiles au détriment de celle du B. coli; pour éviter ce reproche, on doit faire des dilutions telles que la méthode n’est plus pratique.
Méthode au violet de gentiane. — Ivan-C. Hall et Lillian Jordan Ellefson, de l'Université de Californie, montrant, après Creel (1914), que beaucoup d’anaëérobies donnant des spores, contenus dans l’eau et dans le lait, peuvent donner des gaz aux dépens du lactose, et venir ainsi fausser les essais de présomption pour B. coli, veulent éliminer ces organismes en ajoutant au bouillon lactosé du violet de gentiane dans la proportion de 1 pour 100.000 à 1 pour 20.000. Les cultures de tous les tubes montrant une bulle de gaz ou
1 Hall et Ellefson disent n'avoir jamais rencontré dans le lait de colibacilles « atténués », donnant de l'acide et des gaz à l'essai de fermentation, et ne rougissant pas la gélose lactosée-tournesolée à l'essai confirmatif. Sans doute, le séjour du B. coli dans le lait, où il trouve une alimentation plus que suffisante pour renforcer sa vitalité, expliquerait cette constatation,
hi" plus sont repiquées sur gélose lactosée-tournesolée, contenant 1 pour 100.000 de violet de gentiane.
Cette méthode élimine la plupart des aérobies faisant fermenter le lactose et beaucoup d’aérobies ou anaérobies prenant le Gram et ayant la même action sur ce sucre. Elle restreint ainsi le champ d'investigation du B. coli.
S1 l’on veut l'appliquer au lait, ces auteurs recommandent d’ensemencer dans 20 centimètres cubes de bouillon r centimètre cube de lait, au lieu de ro centimètres cubes d’eau.
Elle élimine du lait les cocci qui font fermenter le lactose avec gaz et la plupart des séreptocoques, producteurs d’acide, formant des colonies rouges sur gélose lactosée-tournesolée.
Gélose minérale lactosée de Kufferath. — C’est un bon milieu d'isolement du colihacille, pour le lait comme pour l'eau. Il y pousse abondamment, en colonies crémeuses caractéristiques, alors que les autres germes (certains staphylocoques des eaux et du lait) s’y développent mal, mais il y meurt bientôt. Le
B. coli y affecte une forme allongée en huit caractéristique.
On prépare ce milieu de la façon suivante :
Faire une solution minérale avec :
Hdi ne net ne 0 200. CC; Phosphate bipotassique . . . L ST:.0 Nitrate d'ammoniaque. . . . 20 gr.
Carbonate de soude. . . . . 2 gr.
en
Sulfate de soude. 2 gr Sulfate de magnésie DST L0 Sulfate de potasse gT. D
Bien l'agiter, en prélever 5o centimètres cubes et y
ajouter :
Eau de ville 990 ce Lactose. 15 gr.
Gélose . 15 gr.
Passer à l’autoclave pour faire fondre la gélose. Répartir en tubes, stériliser à 120 degrés pendant vingt minutes.
$ 2° Milieux à l'esculine.
L'esculineest un glucoside extrait du marron d’Inde.
Il se colore en noir, en présence des sels de fer, ainsi que d’autres glucosides, l’indican végétal en particulier, sous l'influence du colibacille!. On l'utilise en bouillon et en milieux solides.
a) Avec l’esculine en bouillon, Lôhnis recherche le colibacille dans le lait, comme dans l'eau, de la façon
suivante :
Préparer un bouillon? avec :
Esculine 1,5 244 "0 Se pr "Se pour 1006 Citratede-fen\ste FT een pour 1000
. ! I se forme du glucose et de l'esculétine, diphénol complexe qui, en présence de citrate ferrique, produit une coloration brune ou noirâtre, selon la réaction du milieu, L'addition de glucose au milieu empêche la réaction. (Van Steenberge.) ? Ce bouillon n’est pas stérilisable à l’autoclave.