‹ Des «Tests» Microbiologiques de Contamination dans le Contrôle Rapide du LaitChapitre 12 sur 35 · D PAR · texte numérisé non relu

D PAR

Avec le produit à examiner, faire des dilutions suffisantes dans ce bouillon, et noter pour quelle dilution on observe encore le noircissement du milieu.

Cet essai est un essai de présomption. On pourra repiquer un peu de la culture des tubes positifs sur le milieu d'isolement suivant.

b) L'emploi de l’esculine en milieu solide a été décrit par Harrisson et Vanderleck.

Leur milieu /Æsculin Bile Salt est ainsi préparé :

Dissoudre dans 100 grammes d’eau : 1 gramme de peptone de Witte, o gr. 25 de sels biliaires, 1 gr. 5 à 2 grammes de gélose.

Neutraliser avec un alcali. Dust avec du blanc d'œuf et filtrer. Ajouter : o gr. 2 de citrate de fer, o gr. 1 d'esculine.

Cette quantité de citrate de fer doit donner une légère acidité et produire un peu de fluorescence du milieu.

Le B. coli et le B. lactis aerogenes donnent des colonies noires entourées d’un halo noir.

Ce milieu a été préféré au « Rebipelagar », que nous allons décrire, par les bactériologistes de l'American Health Association!.

1 Selon J. Race le « Rebipelagar » est plus facile à préparer et - à employer que les milieux d'Endo et de Drigalski-Conradi. Il faut remarquer toutefois que l’esculine n’est pas toujours colorée en noir par le B. coli et qu'elle ne l’est pas exclusivement par ce bacille. D'autres microbes, en effet, donnent la réaction : d’abord le B. lactis aerogenes, puis le B. proteus, les bacilles dysentériques, les bacilles typhiques et paratyphiques, enfin diverses levures susceptibles d’être rencontrées dans le lait.

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3° Milieux au rouge neutre.

Le milieu suivant est indiqué par Race comme un bon milieu d'isolement du B. coli dans le lait. Rebipelagar (Agar - sels biliaires - rouge neutre).

Gélose: 1 RE RARE 20 gr.

PEpIOÉe 1e LP ILR EEE EE 20 gr:

Sels biliaires du commerce . . D HT 4 HA. SA GENRE EE CET RSR ODEEEEE

Chauffer ces produits à l'autoclave jusqu'à complète dissolution; titrer avec un alcali et amener la réaction à une légère acidité à la phénolphtaléine. Chauffer à 45 degrés. Coaguler avec du blanc d'œuf (5 grammes dissous dans de l'eau); chauffer jusqu'à ébullition. Ramener aux proportions et filtrer. Répartir en tubes en quantités convenables après addition de 5 grammes de lactose et de 5 centimètres cubes

d'une solution à 1 pour 100 de rouge neutre.

L'inconvénient de ce milieu tient au taux des sels biliares qui, parfois, nuisent au développement du B. coli. Quand ils sont de bonne qualité, le B. coli doit y pousser à 37 degrés en vingt-quatre heures, sous forme. de colonies molles et visqueuses de 3 à 5 nullimètres de diamètre, rouges ou rosées, entourées d’une auréole jaunâtre, foncée, produisant un trouble dans le milieu environnant.

4° Milieux phéniqués.

Kufferath indique le procédé suivant :

Laisser incuber le lait à examiner à l’étuve à 37 degrés pendant vingt-quatre heures; puis, à l’aide d'un fil de pla-

se a

tine, en repiquer un peu dans du bouillon phéniqué (par exemple du bouillon Vincent phéniqué à o gr. 85 pour 1000).

Laisser à l’étuve vingt-quatre heures et repiquer du bouillon trouble sur des tubes de gélose lactosée minéralisée, inclinée, de façon à isoler le colibacille par épuisement.

1! Nous avons vu que le colibacille obtenu sur cette gélose se présente à l'examen microscopique avec un aspect spécifique, sous la forme d’un huit allongé par étranglement du bâtonnet, très grand, comparé au même microbe cultivé sur gélose au bouillon.

Pour avoir une certitude complète de l'identité du colibacille obtenu, on l’ensemence dans différents milieux, par exemple en eau

peptonée, afin d'obtenir la réaction de l’indol, dans du lait et sur pomme de terre.

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