‹ Des «Tests» Microbiologiques de Contamination dans le Contrôle Rapide du LaitChapitre 14 sur 35 · II. SA RECHERCHE · texte numérisé non relu

II. SA RECHERCHE

Les procédés d'isolement sont les mêmes que pour

1 La même distinction serait à faire avec le B. coli. C’est ainsi que C. Gorini reconnaît deux sortes de B. coli : l'un, à pouvoir acidifiant élevé, fait coaguler le lait modifié par le chauffage et ayant acquis une teinte brune; l’autre n’agit que sur le lait ayant conservé sa teinte normale. Le premier de ces types serait surtout largement représenté dans le fourrage; l’autre se trouverait plus particulièrement dans les excréments.

La proportion variable de ces deux types dans le lait serait en rapport avec les différentes sources de contamination de ce produit,

MER T le B. coli, mais la séparation des deux organismes est basée sur les points suivants :

1° Le B. lactis aerogenes est généralement plus court et plus épais que le B. coli ; il ne possède pas de cils, mais il est très souvent entouré d'une capsule

dans les cultures sur lait ;

> Il est immobile {mais il existe des colibacilles immobiles) ;

3° Il ne donne presque jamais d’indol (le colibacille Lype en donne toujours) ;

4° Il possède un pouvoir fermentatf plus élevé que le PB. coli :

Le groupe coli produit, dans la fermentation du glucose, moins de gaz carbonique que d'hydrogène (deux üers de H) ; c’est l’inverse pour le groupe aerogenes ;

Le groupe aerogenes donne de nombreuses bulles gazeuses en milieu amidonné (pomme de terre):

5 Le B. lactis aerogenes donne la réaction de Vosges-Proskauer!, mais ne donne pas la réaction du rouge de méthyle de Clark et Lubs :

6° Le B. laclis aerogenes ne fait pas fermenter la dulecite. (Le B. coli y donne des colonies rouges.)

Pratiquement le diagnostic différentiel portera sur : 1° L'aspect microscopique, la mobilité ou l’immobilité ;

! Gette réaction repose sur l'oxydation de l’acétyl-méthyl-carbinol, formé par l’action des bactéries sur le sucre dans les milieux de culture, en diacétyle, lequel, en présence des alcalis et des matières protéiques, donne un composé rouge violet, avec une fluorescence verte.

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2° L'aspect des colonies sur gélatine : celles du B. aerogenes sont presque rondes, porcelanées ; celles du B. colisont plutôt en forme de feuille, surtout quand le développement est avancé (Lôhnis) ;

3° L'aspect de la culture sur pomme de terre ;

4° La présence ou l’absence d’indol en eau peptonée;

5° La coloration bleue ou rouge des colonies sur

gélose tournesolée à la dulcite.

Les bactériologistes américains classent dans le tableau ci-contre, d’après leurs principales actions biochimiques, les principaux germes du groupe coli-

typhique et paratyphique.

COUP D'OEIL D'ENSEMBLE SUR LA RECHERCHE DES ORGANISMES DU GROUPE COLI-AEROGENES DANS LE LAIT

Les méthodes courantes de recherche du Z. coli dans l’eau sont habituellement à la fois qualitatives et quantitatives; sont (elles, la méthode Rochaix au

rouge neutre et la méthode Vincent, utilisée au Val-

de-Grâce. :

Elles permettent de déterminer aussi approximati-

1 Rogers note que le B, lactis aerogenes provenant d’excréments humains fait fermenter l'adonite, peut donner une réaction de l’indol positive et que 60 pour 100 de ces bacilles font fermenter l’amidon.

Le groupe aerogenes des fourrages fait rarement fermenter l'adonite et est moins actif que les espèces d'origine fécale dans Ja fermentation du saccharose et de l’amidon.

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4 = vement quil est possible, et avec plus ou moins de spécificité, le nombre de colibacilles par centimètre cube d’eau.

En effet, le colibacille se développe peu ou pas dans l’eau, et il est intéressant, pour ne pas dire obligatoire, de l'y dénombrer. La même exigence se pose-

t-elle pour le lait?

Sur ce point, les auteurs ne sont pas d'accord du fait que le lait est un excellent milieu de culture pour le B. coli qui s’y développe abondamment.

On a voulu, pour établir le degré de contamination du lait, y compter le colibacille, par exemple immédiatement après la traite, ou plusieurs heures après, afin de savoir si le lait a été refroidi immédiatement, et aussi s’il est susceptible d’être conservé. Mais, avec raison, Ayers estime qu’un grand nombre de B. coli dans un échantillon de lait cru signifie tout aussi bien des conditions d’entreposition défavorables qu’une contamination initiale.

De sorte que, si la numération n'est pas faite immédiatementaprès la traite, elle ne pourra pas donner plus de renseignements sur les conditions de la traite qu’une simple épreuve qualitative. Effectuée plus tard, elle ne signifiera rien de plus que la numération globale des microbes du lait.

Afin de simplifier le travail, les nue américains ne font pas, lors de la numération, de différence entre les organismes du groupe B. coli et ceux du groupe B. lactis aerogenes, puisque les deux groupes sont également indésirables.

— bo —

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