‹ Des «Tests» Microbiologiques de Contamination dans le Contrôle Rapide du LaitChapitre 20 sur 35 · III. SE PRÉSENTENT SOUS DIVERSES ESPÈCES · texte numérisé non relu

III. SE PRÉSENTENT SOUS DIVERSES ESPÈCES

f) Str, liquefaciens. Hôte des laits aigris qui liquéfie la gélatine et donne un goût amer au fromage. Sa température maxima de culture est d'environ 45 degrés.

g) Str. Troili-Petersson (B. lactis longi), identique à Str. hollandicus (Weigman) et qui, comme lui, rend le lait visqueux. Ces streptocoques ne donnent pas de gaz en mulieux glucosés. k

h) Sér. thermophilus facilement isolable du lait qui a été porté à une haute température. Son optimum de culture est 40 degrés.

D'une façon générale, les s/reptocoques lacliques vrais ont leur optimum de développement et de production d'acide à 20-22 degrés. Les streptocoques de la mamelle préfèrent la température de 38 degrés (Jones).

Pour Rogers, pour Clark et Evans, la présence dans Île lait de streptocoques formant des chaînes longues à 37 degrés, après ensemencement en bile lactosée, permet de conclure que le lait provient de mamelles infectées. Toutefois ces auteurs font remarquer que des mamelles peuvent contenir des sfreptocoques du type pyogène sans présenter de signes objectifs cliniques d'infection.

Kufferath signale encore que le sfreptocoque de la mammile pousse sur gélose en gouttelettes de rosée, en affectant la forme de diplocoques, et en longues chainettes ressemblant à celles du s{reptocoque pyogène humain dans l’eau de condensation, ainsi que dans le bouillon de viande.

De plus, alors qu'en bouillon les s/reptocoques lactiques banaux produisent un trouble abondant et persistant, le streplocoque de la mammite donne, et seulement après quelques jours, un léger dépôt blanchâtre, le liquide surnageant restant limpide. ;

Pour Jones, les sfreptocoques lactiques diffèrent des streplocoques de la mamelle et de ceux que l'on trouve dans la mastite, en ce que ces derniers, ensemencés dans du lait

[fA] 2 Bo — | en même temps que les streptocoques lactiques, se développent d’une façon prédominante pendant les premières vingt-

quatre heures ; après quarante-huit heures, ce sont les lactiques qui dominent.

B. Liquéfaction de la gélatine.

Le Str. liquefaciens liquéfie très nettement la gélatine (Str. coli gracilis, Escherich), alors que le Sfr. acidi lactici (Burri et Müller) la lhiquéfie lentement.

GC. Coagulation du lait. \

Les streptocoques lactiques coagulent le lait à l'exception du Sfr. pyogenes (Orla-Jensen), du Str. képhir (Migula) et du Sér. lactis innocuus (Lühnis). |

Le Sfr. mastitidis le coagule assez lentement, et en produisant une certaine quantité d'acide lactique (Orla-Jensen).

Le Sfr. acidi lactici le coagule sans le rendre acide et le caillot est homogène.

D. Action fermentative sur les sucres.

D'après Shermann et Albus.

1° Les séreplocoques lactiques n attaquent presque jamais le saccharose.

2° Les streptocoques pyogènes l’attaquent.

Jones différencie surtout par ce caractère les streptocoques lactiques vrais des streptocoques que l'on trouve dans la salive, les fèces, le vagin, et sur la peau des vaches.

Parmi les lactiques vrais, il établit trois classes :

a) Les plus nombreux font fermenter le glucose, le lactose, le maltose, la mannite, la salicine, mais n’attaquent pas le saccharose , le raffinose, l'inuline : Sfr. lacticus I.

b) Moins nombreux, ceux du type Sfr. lacticus IT, qui font fermenter le saccharose,le glucose, le lactose, la mannite, la salicine.

c) Quelques-uns ne touchent pas à la mannite,

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Orla-Jensen insiste sur un caractère pathognomonique intéressant du Sfr. mastitidis :

1° Dépôt d'une matière orange dans les cultures en bouillon de caséine peptonisée ! avec amidon ? ; -

2° Couleur rouge des cultures en piqûre sur gélose fabriquée avec ce bouillon.

E. Réduction des matières colorantes.

L'usage des colorants, pour différencier les séreptocoques lactiques des séreptocoques pyogènes, est dù à Gordon, qui employait le rouge neutre. Puis Fred remarqua que les bactéries lactiques réduisaient les couleurs plus activement dans le lait que dans le bouillon (on se sert de lait écrémé stérilisé, car la graisse en montant à la surface forme un bouchon, arrête l'air et facilite la réduction).

Au cours de ces épreuves (Shermann et Albus), on doit noter :

1° La réduction de la couleur ;

2° Le temps nécessaire à la réaction ;

3° Le moment de la réaction relativement à celui où l’on constate la coagulation du lait.

1 Caséine peptonisée : 100 grammes de,caséine obtenue par précipitation à l’aide des acides sont mis à digérer, à 37 degrés, dans un litre d'eau contenant 4 gr. 6 de HCI et 2 grammes de pepsine, La solution obtenue contient après neutralisation, stérilisation et filtration, environ 1 pour 100 de N et 0,8 pour 100 de NaCl.

2? Le bouillon dont se sert Orla-Jensen par la culture de Sfr. mastilidis contient 0,5 pour 100 de N sous forme de caséine peptonisée,

les sels nécessaires et > pour 100 d'amidon soluble. Il doit être

neutre au tournesol.

La matière colorante n'apparaît pas, à 30 degrés, avant une semaine ou deux ; elle ne se forme pas du tout si la culture n'est pas pure. La gélose est préparée par l'addition de 1,5 pour 100 de gélose à ce bouillon.

Sur gélose la matière colorante apparaît dès le troisième four. Ces renseignements sont dus à l’obligeance de M, le professeur Orla-Jensen.)

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