II. SA RECHERCHE
Elle repose sur deux méthodes ::
1° L'examen microscopique direct après coloration ; 2° L'inoculation au cobaye.
1° Examen. — Besson, dans sa Technique microbiologique, indique les trois procédés suivants :
1° Laisser déposer le lait frais pendant vingt-quatre heures et rechercher le bacille dans le sédiment (coloration par la méthode de Ziehl) :
»° Centrifuger et rechercher le bacille dans le culot de centrifugation :
..3° Coaguler 20 centilitres de lait en y ajoutant un peu d'acide citrique en poudre; filtrer, dissoudre le précipité sur le filtre dans une solution de phosphate de soude; placer le liquide obtenu dans un gros tube à essais ; y verser
1 Nocard a montré que les mamelles en activité sont un excellent milieu de culture pour le B. tuberculeux.
? Récemment, Titze et John ont montré que des animaux atteints de tuberculoses locales au début (tubereuloses hépatiques) éliminent fréquemment au dehors par l'intestin des bacilles qu'y déverse l’excrétion biliaire.
* Les bacilles paratuberculeux des beurres, des plantes, des prairies, de l'intestin des vaches, sont seulement acido-résistants, tandis que le B. de Koch est acido-alcoolo-résistant (Montvoisin).
È | Ê è zÆ .
ae. 2 Cp
ét at oh, LA te Te D on a ee y |
ES
quelques centimètres cubes d’éther. Agiter pendant une dizaine de minutes. Décanter l’éther chargé de beurre et soumettre le liquide aqueux à la centrifugation. Examiner le dépôt.
Par cette dernière méthode, on décèlera rarement le bacille tuberculeux dans le lait où généralement il n'est pas abondant.
On lui préfère l'épreuve suivante qui ne peut évidemment pas être prise comme « test » de contrôle rapide,
2° Inoculation au cobaye :
Centrifuger le lait et injecter au cobaye 1 centimètre cube de mélange, crème et culot de centrifugation, sous la peau
de la face interne de la cuisse ou dans le péritoine. Quand
le lait contient des bacilles de Koch virulents, le ganglion
inguinal du côté de l'injection s’hypertrophie et l'animal
meurt au bout de trois semaines ou un mois. A l'autopsie,
la rate, le foie, etc., présentent des lésions tuberculeuses évidentes!.
! Ces méthodes insuffisantes à elles seules en hygiène ne sauraient en aucune façon être comparées au contrôle vétérinaire des bêtes sur pied et à l'épreuve révélatrice de la tuberculine ; une police sanitaire instituée sur de telles bases préviéndra en outre beaucoup d'infections causéés par la contamination du lait.