‹ Des Torsions de l'ÉpiploonChapitre 12 sur 27 · SYMPTOMES · texte numérisé non relu

SYMPTOMES

Les torsions de l’épiploon, n’ont pas à vrai dire de séméiologie qui leur soit propre. Dans une grande partie des observations qui ont été publiées, ont est frappé de voir que les accidents signalés simulent à s’y méprendre, l’étranglement herniaire, spécialement l’étranglement épiploïque.

A la suite d’un effort, ou de tout autre cause, un malade, porteur d’une hernie généralement ancienne et réductible, est pris d’une douleur brusque, déchirante, siégeant au niveau du sac et se généralisant très rapidement aux parties inférieures de l’abdomen. Nous avons vu que pour ainsi dire toujours il s’agit d'une hernie inguinale :la tumeur herniaire à augmenté de volume, elle est devenue dure et irréductible. La palpation est l’objet de vives douleurs, et demande à être pratiquée avec beaucoup de précaution et de douceur.

À la percussion, la tumeur est mate. Elle se continue à travers le canal inguinal, par un cordon épais, dur et irrégulier, qui s’enfonce dans la cavité abdominale.

On le sent souvent se terminer sur une masse rétropariétale, étalée au-dessus du pli de l’aine et remontant vers l'ombilic, à contours mal définis et qui n’est autre que la partie supérieure du tablier épiploïque.

Le ventre, très sensible à la palpation est ballonné. Il existe assez souvent un certain degré d’ascite se traduisant par une submatité légère dans les flancs.

La constipation est de règle; souvent absolue elle peut cependant n'être qu'incomplète. L'émission de gaz est ordinairement conservée.

Dès le début, les vomissements s'installent, ordinairement violents, tenaces et persistants, d’abord alimentaires, puis muqueux, puis bilieux, exceptionnellement fécaloïdes.

Le malade est dans l'anxiété, le visage pâle est inondé d’une sueur froide. La langue est sèche et sale, la température oscille entre 38° el 3895 ; le pouls petit et rapide varie entre 120 et 130 pulsations. "

Tel est l’ensemble des snpiones observés dans les cas aigus et lorsque le tableau clinique se présente au complet.

Mais assez souvent les uns ou les autres de ces signes peuvent être rares et plus ou moins effacés. La constipation n’est parfois qu'incomplète, les vomissements peuvent être rares et peu abondants ou même faire complètement défaut. Tous ces faits sont d’ailleurs observés d’une façon courante dans l’épiplocèle étranglée.

Dans un certain nombre d’observations on a signalé une sédation des symptômes vers le deuxième ou troisième jour, suivie d’ailleurs, a brève échéance, d’une aggravation sérieuse qui a commandé l'intervention.

Dans d’autres cas (Bayer, Chavanaz, etc.) le début violent

et dramatique fait complètement défaut. Les symptômes, sont lents et insidieux comme dans l’occlusion chronique et d'abord purement locaux. En général, c’est une douleur assez vive, s’accompagnant d’une tuméfaction du sac herniaire et d’une irréductibilité le plus souvent absolue. On peut observer des phases de constipation suivies de débacles plus ou moins abondantes, parfois quelques vomissements ; mais à l’origine, tout au moins, la maladie ne semble pas devoir présenter un caractère de ‘sérieuse gravité. Disons toutefois que ces cas constituent une minorité et que le début aigu ou subaigu semble devoir être la régle:

Enfin il faut être prévenu qu’en raison de la possibilité de la réduction en masse, après torsion, de la portion épiploïque herniée, la seméiologie peut prendre une allure tout à fait différente. Le cas de Hochenegg, entre autres, en est une preuve typique. Il s'agissait d’une hernie inguinale droite, les accidents débutèrent quelques jours après la réduction de cette hernie et se traduisirent par des douleurs abdominales avec tympanisme et vomissements. A l'examen, on trouva que le sac herniaire était complètement déshabité. En revanche, on sentait une résistance douloureuse dans la fosse iliaque droite, qui envahit peu à peu toute la correspondante de l'abdomen.

Les cas de te genre sont évidemment bien faits pour dérouter le clinicien et font songer à toute autre chose qu’à une torsion épiploïque. C’est ainsi que Hochenegg a pensé à une réduction en masse avec persistance d’un étranglement interne et que Lejars fit le diagnostic d’appendicite dans un cas absolument comparable.

En résumé, et d’une manière générale on à survenant

brusquement, le tableau plus ou moins complet d'un étranglement herniaire.

Il faut signaler que la gravité des symptômes est' plus grande que dans l’étranglement épiploïque banal. Ce sont des signes très comparables à ceux qui accompagnaient la torsion des pédicules des kystes de l'ovaire.

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