‹ Des Torsions de l'ÉpiploonChapitre 25 sur 27 · BB · texte numérisé non relu

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petites dimensions et les capillaires sont dilatés par les globules sanguins ; quelques-uns présentent un début de thrombose, d’autres sont entourés d’une zone d'éléments inflammatoires. Exsudat hémorragique interstitiel d'autant plus abondant qu'on se rapproche davantage de l'extrémité inférieure du pédicule. On trouve aussi dans le tissu interstitiel des ilôts inflammatoires.

3° Coupe à la partie inférieure du pédicule. — Les artères ont repris leur forme, mais sont vides. Les veines et les capillaires sont au contraire distendus par des globules rouges au milieu desquels on trouve une quantité anormale de leucocytes ; certains même paraissent en voie de thrombose., Le tissu cellulaire est complètement infiltré par les globules rouges.

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OS EnvATION XXV. — CaPELLE. Bulletin et Mémoires de la Sociélé Anatomique. 1903, 26 juin, p. 539.

J'ai l'honneur de présenter à la Société un fragment d’épiploon contenu dans une hernie inguinale gauche.

Il s'agissait d’un homme de 50 ans, admis dans le service de M. Guinard où il était adressé avec le diagnostic d'étranglement herniaire. La hernie était peu volumineuse, à peine tendue ; les phénomènes d'étranglement n'étaient pas très marqués ; l'état général du malade était cependant altéré.

A l'opération, pratiquée rapidement, on trouva un sac herniaire très épais contenant un fragment épiploïque que voici, adhérent. par ses deux extrémités, l’une au fond du sac, l’autre au niveau de l’anneau inguinal interne. La portion d’épiploon intermédiaire avait subi un enroulement tel que son calibre était celui d’une ficelle moyenne, et tel que, lorsqu'une des adhérences fut détruite, le fragment tout entier se mit à se détordre avec rapidité. Après une première adhérence au fond du sac, l’épiploon fut tordu, puis il adhéra au collet, ce qui fixa cet enroulement ; l’état inflammatoire de la portion d’épiploon voisine, que l’on dut d’ailleurs réséquer, tenait sans aucun doute aux tentatives de taxis pratiquées par le malade dès le début des accidents. è

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OBSERVATION XX VI. — TréMozièREs. Bulletins et Mémoires de la Société Anatomique, 1903, 16 octobre, p. 693.

Cette pièce a été prélévée à l’autopsie d'un homme de 50 ans, entré à la Maison municipale de santé avec des symptômes de péritonite chronique. Le ventre du malade était considérablement ballonné, ce qui en rendait l'exploration très difficile ; cependant on percevait dans la région épigastrique un empâtement étendu et résistant. On notait un peu d’ascite ; la cicatrice ombilicale n'était - pas effacée. Aucune adénopathie inguinale ou ascillaire. Les jambes étaient œdématiées. Les urines rares, contenaient un peu d’albumine. Le malade accusait des alternatives très nettes de constipation et de diarrhée et de légères douleurs abdominales. Quoique son état de dépression physique et intellectuelle rendit l'interrogatoire difficile, nous avons pu nous assurer qu’il n’avait jamais présenté aucun phénomène d’étranglement herniaire.

Le malade profondément cachectique ne tarda pas à succomber.

À l’autopsie, dès l'ouverture de l'abdomen, l’attention fut attirée par une sorte de cordon du diamètre du petit doigt qui croisait en écharpe toute la masse intestinale qui n’était plus pratiquée par l’épiploon. Il pénétrait en bas par l’orifice inguinal interne droit, dans un sac herniaire et venait se fixer sur la paroi du trajet, à quelque distance du cul-de-sac vaginal par un petit renflement. En haut, il aboutissait au bord libre du côlon transverse et pouvait être suivi jusqu’à l’angle côlique gauche. Cette portion du côlon était immobilisée par une énorme masse néoplasique qui née sans

doute au niveau du pylore avait envahi toute la région voisine, s’étendait jusqu’au pancréas et envoyait dans le foie des noyaux secondaires. On pouvait croire au premier abord à un segment intestinal atrophié au-dessous d’un rétrécissement; mais toutes les portions de l'intestin grêle et gros, existaient avec leur aspect et leurs

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OBSERVATION XX VII. — SONNENBURG. Archives internationales de chirurgie, 1903 T. I. (cité par Mauclaire Loc. cit.)

Le malade était âge de 32 ans. Depuisseptans, il avaitune hernie inguinale compliquée d’ectopie inguinale du testicule, A la suite d’une bronchite, la réduction de la hernie devint impossible. Celleci était très douloureuse. De légères tentatives de taxis furent faites sans résultat. Examiné 24 heures après, la tuméfaction est grosse comme un œuf, tendue, douloureuse, la peau colorée et chaude. Le ventre est mou, non tendu. Le testicule siège au pôle inférieur de la tumeur. On pense à un étranglement épiploïque. A l'opération, le sac ouvert, on trouve un épanchement sanguin abondant, le testicule atrophié et un fragment d’épiploon violacé. Il m'était pas fixé à l’anneau herniaire. Il est tordu trois ou quatre fois autour de son axe dans la cavité abdominale après la détorsion l’épiploon tordu reprend sa couleur. Résection de l’épiploon et du sac herniaire. Orchidopexie. Guérison.

OBsERvATION XX VIII. — TrinxLer. Deutsche Zeitschrift für chirurgie, 1904. Bd 75, p. 269.

a) Histoire. — Depuis plus de dix ans, le malade dit qu'il ressent ‘ ccmme une sorte de gêne dans la région scroto-inguinale gauche.

De temps en temps, il ressent également des douleurs du côté droit. Il dit avoir toujours senti son testicule dans les bourses. Souvent, surtout dans ces dernières années, il ressent des douleurs ou plutôt une sensation pénible dans le bas-ventre. Il a toujours souffert de constipation. Il y à quelques années, le médecin qui le soigaait lui ordonna de porter un bandage. Mais, comme celui-ci paraissait lui augmenter ses douleurs, il cessa bientôt de le porter.

b) Examen. — Le malade est de taille moyenne ; son système adipeux musculaire et osseux, paraît assez développé; pas de dénutrition, Rien d'anormal à l'examen des organes thoraciques (cœur et poumons).

A l'examen du ventre, on est (tout d’abord) frappé de son développement inégal. On peut lui distinguer deux moitiés bien nettement distinctes : l’une gauche, un peu plus développée, l’autre droite, aplatie ; de plus, la moitié gauche donne à la percussion un son tympanique très net qui s'étend à l’épigastre et à l’hypogastre.

En percuttant la moitié droite de l'abdomen depuis le bord du foie jusqu’au ligament de Poupart, on a dans la partie supérieure, depuis le bord du foie jusqu’à deux travers de doigt au-dessous, de la submatité qui se transforme en matité au-dessous d’une ligne horizontale passant par l'ombilic. Pendant les mouvements respiratoires, la moitié droite du ventre paraît retarder d’une façon considérable sur la gauche.

En précisant plus anatomiquement les données de la percussion, on peut dire que la submatité de la moitié droite de |l’abdomen correspond à la région iléo-cæcale, qu’en bas elle descend jusqu’au ligament de Poupart, qu’en haut elle se continue presque avec celle du foie et qu'elle ne dépasse pas à gauche la ligne médiane.

En bas, et vers la ligne médiane, la matité se transforme brusquement en son tympanique.

A la palpation, la différence entre les deux moitiés, droite et gauche, du ventre apparaît encore plus nette. Dans la région iléocœcale, on sent très nettement une tumeur dure, de la grosseur de plus de deux poings, correspondant par sa configuration à la direction du cœcum qu’elle surpasse en volume ? ou 3 fois. Vers la ligne médiane, elle se termine par un bord nettement perceptible et lisse dans toute son étendue, sauf cependant tout à fait en bas oùilest un peu mamelonné.

En haut, vers le foie, on n’arrive pas à délimiter son bord supérieur par la palpation, mais on peut cependant affirmer que cette tumeur n’a pas de rapport avec le foie. En dehors, on la sent très bien jusqu’à la lisne axillaire, mais elle ne paraît pas se prolonger vers le paranéphruim. Mais c’est en bas où on la sent dans ses moindres détails. Tout de suite au-dessus du ligament de Poupart, elle paraît mamelonnée et rappelle fortement une masse épiploïque indurée.

À l'examen des bourses, on trouve la moitié droite très augmentée de volume, de la grosseur d’une tête de nouveau-né, de forme conoïde, à grosse extrémité dirigée vers le ligament de Poupart. La peau est fortement tendue. Les plis transversaux habituels ont complètement disparu. Cette tumeur scrotale présente une fluctuation très nette. Le testicule n'est pas perceptible. Cette tumeur scrotale est également élastique, résistante, dans toute son étendue, et en haut se continue en forme de calebasse sous le ligament de Poupart, avec une masse indurée qu’on sent immédiatement audessus de ce dernier. On ne peut pas seutir le canal déférent malgré la dépressibilité du scrotum.

Le doigt introduit dans l’anneau inguinal sent, au lieu du canal déférent, une induration peu mobile, correspondant, selon toute probabilité, à l’épiploon adhérent. Quant à la tumeur de la région iléo-cæcale, elle est peu douloureuse, même à une pression assez forte, elle est légèrement mobile dans le sens transversal vers la ligne médiane ; mais absolument immobile dans le sens vertical, par le palper bi-manuel : la main gauche reposant sur la limite supérieure de la tumeur, la paume étant glissée entre le foie et la tumeur, et l'index droit introduit dans l’anneau inguinal, on trouve

que la limite supérieure de la tumeur correspond justement à cette induration qu’on sent à la base du scrotum.

Etant donné les anamnestiques du malade et surtout le résultat de l'examen objectif, nous croyons pouvoir poser le diagnostic préparatoire suivant : le malade est atteint de cryptorchidie congénitale ; en plus, il est porteur d’une hernie épiploïque adhérente actuellement à l'anneau inguinal, et peut-être étranglée chroniquement au niveau de cetterégion. Quant à l’hydrocèle, on peut la considérer comme une hydrocèle d’un sac herniaire déshabité. Du reste l'hydrocèle vaginale peut exister même dans la cryptorchidie. |

En prenant en considération les dires du malade, qui nous parle de certaines attaques rappelant par leur évolution des attaques ‘appendiculaires, nous devons admettre la participation de l’appen-

dice vermiculaire dans ce processus, mais en tout cas secondaire- c

ment et chroniquement. La réaction minime de l'organisme, le peu de température, l’absence des vomissements et des autres signes de la réaction péritonéale, tout nous porte à croire que nous ne sommes pas en présence d’une inflammation aiguë de l’appendice. Quant à la tumeur de la région iléo-cæcale , elle doit ètre mise sur le compte de la modification inflammatoire de l'épiploon.

c) Opération. — Incision sur la face antérieure du serotum presque jusqu’au ligament de Poupart, comme dans la cure radicale de l’hydrocèle ou comme dans une herniectomie.

À l’incision, il s’écoule à peu près deux verres d'un liquide sérosanguinolent. Le scrotum est vide ; dans sa moitié droite se trouve un vieux sac herniaire épaissi. Le canal inguinal est libre, son orifice eyterne admet la pulpe de l'index qui vient buter au niveau de l’anneau contre Pépiploon adhérent à l’orifice externe par quelques tractus mous, vasculaires et probablement d'origine récente. |

On pénètre par l'anneau herniaire dans la cavité abdominale et on fait sortir après détachement de l’épiploon,-encore un demi verre de liquide sanguinolent contenant en suspension quelques flocons de fibrine. En essayant de libérer le bout de l'épiploon adhérent au canal inguinal, on arrive a en sortir dans la plaie quelques parties adhérentes eatre elles, infiltrées de sang et atteintes d’induration inflammatoire.

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