‹ Des Torsions de l'ÉpiploonChapitre 26 sur 27 · MAN · texte numérisé non relu

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Comme les modifications de cette partie de l’épiploon que j'avais sortie au dehors paraissaient s'étendre à l’autre partie qui était cachée dans la cavité abdominale, et comme cette dernière ne . pouvait être extraite par l'anneau herniaire, je procédai à une laparotomie large et je ne trouvai pas de modifications notables du côté du cœcum et de son appendice ; cependant la séreuse cœcale, surtout au niveau du sommet était un peu hypéremiée et, présentait quelques adhérehces faibles avec le bord externe (?) de l'épiploon. d

Ayant déchiré les faibles adhérences de l’épiploon avec le péritoine pariétal, le cœcum et avec quelques anses intestinales

voisines, je réussis à sortir dans la plaie tout lépiploon qui se

présente sous la forme d’une tumeur volumineuse, multilobulaire, de consistance ferme, recouverte d’un lacis de veines volumineuses, serpentines et fortement teintées (couleur bleu sombre de stase). À notre grand étonnement, la tumeur épiploïque se terminait par un pédicule, long de trois et large de un travers de doigt, qui présentait tous les sigaes de torsion. Pour libérer le pédicule, je dus faire tourner la tumeur trois fois autour de son axe, et

alors je m’aperçus que ce pédicule n’était autre chose que l’épi- ploon tordu sur lui-même au niveau de sa partie inférieure.

En essayant de détordre le pédicule, on n'arrive pas à détordre

lépiploon, car plusieurs de ses plis étaient soudés et adhérents

entre eux ; de cette partie soudée on voyait partir des plis radiés vers le côlon transverse. On pose, quelques grosses ligatures sur

le pédicule et on extirpe tout l’épiploon.

Suture de la paroi après nettoyage avec des tampons de gaze aseptique.

Suture de la peau. Drain dans le tissu cellulaire sous-cutané,

.gour ?4 heures, au niveau de l'angle inférieure de la plaie.

Suites opératoires sans complication. Pas d’élévation de la température. Le huitième jour ablation des fils. Réunion par première intention. Exéat trois semaines après l’opération.

ROCHE. (s

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OBSERVATION XXIX. — MaAUCLAIRE. — Revue de Gynecologie et de Chirurgie abdominale. 1904, n° 3, p. 495.

Il s’agit d’un homme, âgé de 45 ans.

Ce malade dit avoir une hernie inguinale droite depuis 1889. Cette hernie augmente progressivement de volume, elle était toujours réductible. Depuis un an, le malade est en traitement a l’asile de Ville-Evrard dans le service des alcooliques.

Le vendredi, 13 novembre 1903 au matin, sans cause appréciable, la hernie devint subitement douloureuse et augmenta de volume très sensiblement. Je suis appelé pour examiner le malade.

Dans la région scrotale, je constate l'existence d’une tumeur ova-

laire du volume d’une pomme, se prolongeant vers l’orifice externe du canal inguinal dans lequel on sent à peine le pédicule de la tumeur. Celle-ci n’est pas sonore à la percussion ; pas de ballonnement du ventre. Le malade rend des gaz par l’anus. Je porteïle diagnostic d’épiploïde simple, je veux faire une très légère tentative de taxis, mais la douleur est telle que je m’arrête immédiatement. Le scrotum est maintenu très élevé et le malade mis en observation pour être opéré au premier vomissement.

Dans la journée, il eut des selles diarrhéiques, mais pas de vomissements. La température fut de 39 le soir et 3803 le 14 novembre au matin. :

Le lendemain, la tuméfaction parut diminuer légèrement de volume; elle est moins tendue, la douleur ‘moindre et la diarrhée persistante.

Le 15 novembre au matin, le malade a son premier vomissement jaunûtre. Ge

Il est envoyé à l’asile Sainte-Anne, au pavillon de Fr où jé suis appelé pour l’examiner. La tuméfaction scrotale est légèrement augmentée de volume; elle est toujours très douloureusé à la pression, et sur son fond et sur son on Es de pense ment du ventre.

ne

Pas d'arrêt des matières fécales ni des gaz.

Dans le doute sur le diagnostic précis, une intervention est déci: dée après incision inguino-scrotale et ouverture du sac herniaire, nous tombons directement sur le pédicule herniaire, qui est mince, pas plus gros qu’un petit doigt d’adulte, et qui est tordu de CR à droite, un tour et demi.

- En descendant vers le fond du scrotum, nous énucléons la masse épiploïque, qui ne présente que de faibles adhérences au sac herniaire.

La coloration de l’épiploon est normale à la ‘partie supérieure, mais en bas elle est rougeâtre, congestionnée et d'aspect irrégulier. :

Le sac herniaire contenait un liquide sanguinolent assez abondant. Il ne communique pas avec la tunique vaginale.

L’anneau inguinal est très large, l’épiploon, au-dessus du point étranglé monte et descend bien facilement entre les parois de l’anneau ; il n’y à donc pas d’étranglement et il s’agit bien d’une simple torsion.

Résection de l’épiploon juste au-dessus de la torsior ; il n’y avait pas lieu de songer à la réduction de la masse épiploïque très volumineuse. Résection du sac herniaire, cure radicale suivant le procédé de Bassini. Drainage. Les suites de l’opération furent régulières.

La pièce a été présentée en novembre 1903 à la Société de Chirurgie. Voici l'examen histologique que nous devons à l’obligeance de M. Dagonet.

Examen histologique. — L'épiploon pris au-dessous du pédicule de torsion présente de très nombreuses hémorragies intersticielles. Le sang infiltre les lobules graisseux et il semble avoir continué à circuler car les globules ne sont pas altérés. Tous les vaisseaux sont dilatés et gorgés de sang : plusieurs sont trombosés et le sang s’y est décomposé; le coagulum se sépare en deux couches, une jaune périphérique et une couche brune rouge centrale et s’étendant à une moitié de la paroi vasculaire. Une veine volumineuse est également le siège du trombus, qui remplit toute sa lumière et présente des couches de coloration différente avec des cordons rouges contenant à leur centre du pigment brunâtre.

* Le long des vaisseaux, le tissu conjonctif est épaissi et il pré-

sente une grande abondance de cellules dont les noyaux se : .ceiorent en bleu pâle par la thionine.

. Au dessus du pédicule de torsion dans la partie de } so qui paraît saine, les noyaux cellulaires prennent tous une coloration violette par la thiorine, beaucoup plus distinctement que dans les parties sphacelées, on n’observe ni tromboses vasculaires, ni hémorragies capillaires, mais le shoma conjonctif qui entoure les vaisseaux et sépare les lobules graisseux est épaissi. La couche endothéliale du péritoine est normale ; elle est supportée par de nombreux faisceaux élastiques, CAE

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