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CHAPITRE II

A Tremblement sénile.

Le tremblement dit sénile a été plutôt signalé que décrit par les auteurs. Nul doute qu’il ait été souvent confondu avec ce groupe de tremblements assez disparates qu’on a nommés tremblements nerveux; et en fait, les caractères distinctifs de ces deux prétendues espèces différentes ne sont guère accusés.

Ce tremblement est censé être le triste apanage de la vieillesse et de la décrépitude. On en a fait un des caractères de la sénilité, quel que soit l’âge auquel elle se montre, et on l’a considéré comme presque physiologique. Mais, ainsi que Trousseau le fait observer, « d’unê part, ce tremblement ne s’observe pas nécessairement chez tous les vieillards même très-avancés en âge ; d’autre part, il se rencontre assez fréquemment chez des sujets dans Pâge mûr et même chez des adolescents. A ce titre, l’épithète de sénile appliquée à cette espèce de tremblement est aussi vicieuse que lorsqu’on l’applique à la gangrène qui reconnaît pour cause une oblitération artérielle, cette gangrène dite sénile pouvant se montrer à toutes les époques de la vie et n’épargnant pas même les enfants » (1).

En réalité, cette variété de tremblement n’est même pas très-commune, si on réserve la dénomination pour les cas nettement caractérisés; elle est plus fréquente

(1) Trousseau, Clin. méd. de l’Hôtel-Dieu, 2C éd., Paris, 1SG5, t. II, p. 213.

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