TREMBLEMENT ALCOOLIQUE
lièrement rhythmée. Il gagne alors plus ou moins les muscles des épaules et du tronc, sans qu’on puisse en déterminer le siège précis. Même à ce stade, il entrave peule mouvement volont lire. C’est ainsi qu’on voit des malades, agités par des hallucinations visuelles, poursuivre avec la main les insectes qu’ils croient apercevoir dans une mobilité incessante, les saisir avec précision et se réjouir de leur succès.
Le tremblement décroît moins rapidement que les phénomènes encéphaliques qui l’accompagnent, et peut persister pendant des semaines et au delà comme témoignage de l'intoxication.
Dans les cas aigus, fébriles, avec la congestion vive de la face et surtout des conjonctives, si caractéristique de la maladie, le tremblement change déformé. Les vibrations sont notablement plus étendues et moins exactement rhythmées. Il se joint alors au tremblement vrai une série de mouvements convulsifs indécis, désordonnés. Là encore il faut étudier le malade à la poursuite de ses visions mouvantes, il cherche à saisir les objets imaginaires sans les atteindre. Les membres inférieurs ne tremblent pas, mais ils participent à cette incohérence des mouvements.
Si, sous l’influence de l’excitation, l’alcoolique se livre à d’énergiques contractions musculaires, non-seulement il n’a rien perdu de sa force apparente, mais le tremblement et l’indécision ont disparu.
Dans l’alcoolisme suraigu, la maladie comporte souvent deux phases : celle d’agitation incessante, celle de stupeur comateuse qui précède plus ou moins la mort; à cette dernière période, le malade tombe en résolution, et, si énorme qu’il ait été jusque là, le tremblement s’arrête.
Dans les deux types qui viennent d’être indiqués, le
tremblement épargne les muscles du cou, de la face, de la langue. Si le malade a une hésitation marquée de la langue, c’est presque toujours à cause de la sécheresse de la bouche, aussi ne retrouve-t-on pas ce trouble dans les cas sub-aigus.
L’alcoolisme chronique est loin de répondre à une description aussi précise que les formes aiguës et subaiguës.
A ce point de vue, les accidents nerveux se comportent comme ceux des autres appareils organiques. Autant l’état gastrique initial de l’alcoolisme, vomissements pituiteux, anorexie du réveil, etc., sont significatifs, autant les désordres ultérieurs de l’appareil digestif sont variables, parce qu’ils sont compliqués d’affections organiques diverses relevant de la même origine alcoolique.
Les troubles nerveux del’alcoolisme chronique se compliquent et se confondent également avec les lésions alcooliques du système nerveux. Le tremblement perd à la longue le type du début, il se transforme en mouvements plus désordonnés que rhythmés. Si on oblige le malade à étendre la main, on constate que le mouvement vibratoire est remplacé de temps en temps par des projections indécises du membre. Des muscles qui ne prennent pas part au tremblement sont agités de spasmes convulsifs. C’est à cause de cette transformation, dont on ne peut méconnaître l’importance, que le diagnostic différentiel entre l’alcoolisme chronique et certaines formes de paralysies généralisées présente souvent tant de difficultés, tandis que personne n’a songé à établir un parallèle entre ces paralysies et l’alcoolisme aigu ou subaigu.
Si, comme il convient de le faire, on veut assigner au tremblement sa place dans la série des désordres nerveux d’origine alcoolique, on peut dire que le tremblement à
TREMBLEMENT MERCURIEL
lui seul ne suffît jamais pour affirmer la nature de la maladie, mais que les autres accidents, quels qu’ils soient, quand ils ne sont pas accompagnés du tremblement, doivent prêter au doute.
Lorsque le tremblement alcoolique persiste après la cessation de tous les autres symptômes, il devient presque impossible d’en déterminer sûrement la nature. Aussi a-t-on cherché, dans le mode même de la trémulence, des indices qui pussent mettre sur la voie du diagnostic. On a insisté sur l’absence de tremblement latéral de la main, les vibrations n’ayant lieu que de haut en bas, sur la localisation du tremblement, sur le peu de gêne qu’il apporte aux mouvements volontaires de la main, sur la persistance de la force musculaire. Ces indices, que j’ai cru devoir mentionner, n’ont qu’une valeur discutable.
2° Tremblement mercnriel. — Le tremblement mercuriel est le plus commun et le mieux caractérisé parmi ceux qu’on a réunis sous le nom de tremblements métalliques.
La principale cause de cette maladie est l’inhalation du mercure à l’état de vapeur. On ne sait que depuis peu de temps que ce métal est volatil, même à de basses températures. Dans une très-importante communication récemment faite à l’Académie des Sciences M. Merget (1), a montré que le mercure émet des vapeurs à une température de — 40°, et qu’il en émet même alors qu’il est solidifié par le froid ; il a établi en outre que cette émission de vapeurs a lieu avec une force qu’on n’avait pas soupçonnée jusqu’ici: d’après lui, les molécules
(1) Merget, Comptes-rendus de l’Académie des sciences ; séances du 11 décembre 1871 et du 2 janvier 1872.
mercurielles, au moment de leur vaporisation, doivent s’élancer au-dessus de la surface du liquide avec une vitesse initiale de 180 mètres par seconde, et il estime que les vapeurs peuvent, dans un espace libre, être projetées jusqu’à 1700 mètres de distance. Cette puissance de diffusion du mercure donne l’idée des dangers auxquels sont exposés les ouvriers qui travaillent ce métal : dans les ateliers où on étame les glaces, M. Merget a trouvé des vapeurs mercurielles partout, quelles que fussent les précautions prises pour assurer la ventilation ; le ouvriers en sont littéralement couverts, et il est facile, au moyen d’un papier sensibilisé par l’iridium, de démontrer que leur peau, leurs cheveux, leurs vêtemen ts, leur barbe en sont imprégnés : ce sont, dilM. Merget, autant de condenseurs de la vapeur mercurielle qui continuent hors de l’atelier l’intoxication commencée pendantle travail (1).
Ainsi ce n’est pas seulement par les poumons que l’intoxication mercurielle pourrait pénétrer chez les ouvriers, c’est encore parla peau ; ces faits du reste étaient déjà établis par des observations médicales, de même que l’intoxication par le tube digestif.
Le tremblement mercuriel est surtout commun chez les ouvriers qui manient journellement ce métal ou ses composés : ainsi chez les ouvriers des mines de mercure, chez les doreurs (moins qu’autrefois, depuis que la dorure au feu est moins usitée), chez les étameurs de glaces, les constructeurs de baromètres, et chez les chapeliers.
{■[) M. Merget a essayé de neutraliser par le chlorure de chaux les vapeurs de mercure en suspension dans l’air ; il se forme du calomel. Des expériences faites sur des animaux semblent établir l’efficacité de ce moyen. — Déjà antérieurement M. Boussingault avait proposé dans le même but l’emploi du soufre et avait aussi constaté son utilité.
TREMBLEMENT MERCURIEL
Mais le tremblement professionnel n’est pas le seul qu’on puisse observer; le mercure a quelquefois déterminé le même effet chez des individus à qui il avait été administré dans un but thérapeutique, ou qui en avaient absorbé accidentellement; ces derniers faits sont assez rares. Ainsi Golson (1) a rapporté quelques cas de tremblement produit par un traitement mercuriel pris à l’intérieur. M. À. J. Louis (2) rapporte l’observation intéressante d’un malade chez lequel, à la suite de frictions mercurielles sur le scrotum (150 gr. en quinze jours), il survint, outre une stomatite, un tremblement généralisé et considérable qui persistait encore au bout de deuxans. Get accident était, dit-on, plus commun autrefois, quand on administrait le mercure à hautes doses, surtout par les frictions, contre la syphilis; on l’observait aussi chez les médicastres qui traitaient la syphilis par les frictions mercurielles, qu’ils faisaient eux-mêmes avec les mains, sans prendre aucune précaution. Sanders (3) rapporte un exemple récent du même ordre. On a vu survenir des cas nombreux de tremblement à bord d’un navire chargé de mercure; il ne fallut pas plus de trois semaines pour amener cet accident. En 1803, un incendie ayant éclaté dans une des mines d’Idria, près de neuf cents personnes du voisinage furent atteintes de tremblement nerveux. Notons cependant que le tremblement dénote en général une intoxication ancienne : à l’inverse des autres accidents mercuriels qui peuvent se développer rapidement, il exige d’ordinaire pour se produire une ex-
(1) Colson, Essai sur le tremblement observé à la suite du traitement mercuriel ; Arch. gén. de méd., 1827, t. XV, p. 338.
(2) Louis, De la trémulence paralytique progressive , thèse inaug., Strasbourg, 1862, n° 616.
(3) Sanders, in Reynolds, A System of medicine, London, 1868; t. II, p. 206.
position habituelle et prolongée pendant des mois ou des années à l’influence du mercure.
Les émotions morales vives provoquent quelquefois le désordre qui nous occupe chez les sujets intoxiqués, ou en exagèrent la violence.
La description que Mérat (1) a donnée en 1818 du tremblement qui survient chez les doreurs reste encore un modèle dans sa brièveté: « Il en résulte (de l’exposition aux vapeurs mercurielles) pour beaucoup d’entre eux un tremblement presque convulsif; il se manifeste particulièrement aux bras, les rend vacillants, surtout s’il faut faire quelques efforts musculaires ; le tremblement peut devenir général et être si violent, qu’on est obligé de faire manger ces gens, car leurs mouvements désordonnés sont si prompts, qu’ils se meurtrissent la figure en voulant porter à leur bouche. Cependant le tremblement n’est pas par lui-même fort dangereux, mais il a le grave inconvénient d’empêcher ces artisans de travailler, et réduit ceux qui n’ont pas d’autre fortune que leurs bras à être dans la misère la plus profonde. »
Tels sont, en effet, les principaux caractères du tremblement mercuriel. Le plus habituellement son début est lent ; il commence par les membres supérieurs, qui sont le siège d’un frémissement d’abord léger, plus tard, de secousses rapides et étendues; les fonctions du membre, seulement moins sûres au début, deviennent alors complètement impossibles; si le malade veut boire, il renverse le liquide en portant le verre à sa bouche et n’arrive à d’autre résultat qu’à se meurtrir le visage ; s’il veut manger des aliments solides, même effet, à cause de la difficulté de les diriger juste. Les membres inférieurs sont atteints aussi, mais à un moindre degré, et la démarche
(1) Mérat, Dict, en 60 vol. Paris, 1818; t. XXX, p. 233.
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peut être difficile et même tout à fait empêchée sans l’assistance d’un appui. La tête est agitée de tremblements en sens divers, et le même désordre des lèvres et de la langue rend la parole embarrassée et produit une sorte de bégaiement.
Pendant le repos, les mouvements anormaux sont à peine accusés : quand les membres supérieurs sont appuyés, tout au plus se produit-il quelques légères trémulationsdes doigts et du poignet; mais, dès que ces membres ne sont plus soutenus et surtout quand le malade veut faire un mouvement, les oscillations apparaissent et quelquefois deviennent de plus en plus prononcées, à mesure que l’effort se prolonge et que le mouvement à exécuter doit être plus étendu. Les émotions morales ont aussi pour effet d’exagérer le trouble musculaire. La tranquillité d’esprit calme, au contraire, le tremblement, et le sommeil le fait complètement disparaître.
Sauf au début et dans les cas tout à fait atténués, le tremblement mercuriel a pour caractère d’être assez étendu, beaucoup plus que dans l’alcoolisme, par exemple. Dans les degrés intenses, il peut être aussi violent que celui de la sclérose en plaques.
Voilà les caractères [du tremblement mercuriel, tel que nous avons, en France, l’occasion de l’observer. Le trouble du mouvement est alors accompagné d’une faiblesse musculaire notable; bien que les ouvriers aient assez souvent présenté d’autres symptômes de l’intoxication par le mercure, et en particulier la stomatite, on peut dire qu’il est ordinaire que ces autres manifestations de l’hydrargyrisme manquent, et que le tremblement soit la seule manifestation actuelle. Mais, ce qui ne manque guère, c’est la détérioration générale de l’économie, que Trousseau a décrite sous le nom de cachexie
mercurielle, etqui est caractérisée par la pâleur livide avec bouffissure de la face, l’affaiblissement de l’intelligence,' souvent de la diarrhée, quelquefois des hémorrhagies et un alanguissement général de toutes les fonctions.
Chez les ouvriers employés aux mines de mercure, à Almaden et à Idria, le tremblement mercuriel est beaucoup plus développé et est accompagné d’autres accidents. M. Itoussel (1) et M. Tardieu (2) nous en ont donné la description. Après un état de malaise qui survient dès le premier jour et qui dure un temps plus ou moins long, arrivent de l’incertitude dans les mouvements, un tremblement, d’abord léger et compatible avec le travail, puis plus intense, enfin compliqué de douleurs, d’accidents convulsifs ressemblant à ceux de la chorée; ces contractions convulsives, prédominantes dans les fléchisseurs, sont si fortes que, lorsqu’au moment d’un accès un de ces malheureux saisit un objet, aucun effort n’est capable de lui faire lâcher prise, et la volonté du patient est aussi impuissante que toute force étrangère; plus tard encore, les forces se perdent, l’intelligence s’affaisse; il reste toujours des tremblements et des mouvements convulsifs; mais ces désordres, joints aux progrès de l’affaiblissement paralytique , rendent les malheureux tout à fait impotents. « On les garde dans les maisons, au coin du feu, assujettis sur une chaise, comme des enfants en bas âge; beaucoup d’entre eux ne peuvent ni s’habiller, ni manger seuls ; leur visage devient stupide, en même temps qu’ils n’articulent plus que des sons vagues et confus » (Tardieu). Cette série progressive d’accidents a été partagée par M. Tardieu en trois périodes : 1° trem-
(p Roussel, lettres méd. sur l’Espagne, Union mëd ., 1848-49.
(2) Tardieu, Dict. d’hygiène et de salubrité, Paris. 1854, t. II,
TREMBLEMENT MERCURIEL
blement mercuriel proprement dit; 2° tremblement mercuriel avec douleurs et convulsions; 3° paralysie mercurielle avec altération de T intelligence.
La durée du tremblement mercuriel est ordinairemen longue. Si, au début, dans les cas peu intenses, la maladie peut cesser d’elle-même par l’éloignement de la cause, elle récidive facilement sous l’influence d’une émotion, d’un excès de boisson, et surtout d’une exposition nouvelle à la cause morbifique. Dans les formes de quelque intensité, le tremblement se montre rebelle aux efforts thérapeutiques, et, dans les cas graves que nous avons cités en dernier lieu, il aboutit trop ordinairement à un état d’infirmité incurable.
L’observation suivante est un beau type du tremblement mercuriel, tel qu’on a assez souvent l’occasion do l’observer dans les hôpitaux de Paris (communiquée par M. le Dr Proust).
Le nommé D..., âgé de 44 ans, miroitier, est entré le 27 décembre 1867, à la Charité (salle Saint-Jean-de-Dieu, n° 10).
Antécédents. — Cet homme a été soldat en Afrique, où il a eu la dysentérie et la fièvre intermittente; quelques excès d’eau-de~vie et d’absinthe; pas de syphilis, pas d’antécédents morbides dans sa famille.
Entré dans la miroiterie il y a cinq ans et demi, il n’a été atteint d’accidents qu’il y a trois ans. Début par de l’affaissement et un temblement, léger d’abord, des membres supérieurs; augmentation graduelle. Les jambes et la langue sont indemnes. Le malade suspend son travail pendant deux mois, son état s’améliore, il recommence alors à travailler. Au bout de huit mois, attaque nouvelle. Cette fois les jambes et la langue sont prises, la marche est impossible; la langue tremble, mais la parole n’est pas scandée.
Nouvelle suspension du travail pendant six mois; le malade est traité, et le tremblement cesse à la langue et aux jambes pour ne persister qu’aux mains. Reprise du travail pendant deux mois, puis, simple mission de surveillance dans les ateliers , le tremblements des mains l’empêchant de s’en servir. Bientôt les jambes sont atteintes de rechef, et le malade entre à l’hôpital.
État actuel. — Quand le malade est couché, et que les membres reposent sur le lit, itucun mouvement insolite que quelques soubre-
sauts la nuit. Mais, aussitôt qu’on provoque le moindre mouvement, le tremblement commence. Quand il est assis dans son lit, la tête éprouve de loin en loin quelques légères secousses.
Lorsque les bras sont étendus horizontalement et les doigts écartés, secousses peu étendues, irrégulières, qui ébranlent le membre, des doigts à l’épaule ; à. la main, mouvements rhythmiques continuels plus accentués quand le malade cherche à les modérer. Le tremblement s’exagère au moindre effort; si la main tient un objet, elle ne le lâche pas, mais les mouvements, peu étendus au début, prennent bientôt une amplitude telle qu’on dirait des mouvements choréiques. Ces caractères sont très-accusés quan t le malade veut boire, il ne peut porter le verre aux lèvres qu’à grand’peine, et en répand le contenu. Les yeux fermés, le tremblement augmente, mais non au point d’empêcher le patient de toucher du doigt les parties de son corps qu’on lui désigne. Quelquefois, cependant, voulant toucher son nez, il porte l’index à côté. La force musculaire est moindre, et la pression de la main est saccadée.
Aux jambes comme aux bras, les mouvements volontaires provoquent le tremblement qui est saccadé, non rhythmé. La force musculaire est à peine diminuée. Les mouvements volontaires son bien réglés et coordonnés, mais le tremblement augmente si en les décrivant le malade ferme les yeux.
Malgré l’intégrité presque absolue des forces musculaires, le malade ne peut se tenir debout sans aide. Aussitôt que ses pieds touchent le sol et qu’il veut se tenir droit, il est pris d’un frémissement universel, d’une sorte de vibration qui agite le corps en tous sens, et qui affecte aussi la tête. 11 cherche à se cramponner aux objets environnants, et alors les bras sontatteints de secousses convulsives très-désordonnées, qui s’étendent bientôt aux jambes; les genoux s’entrechoquent, les pieds se soulèvent, les jambes fléchissent, et la chute devient imminente.
La marche sans soutien lui est impossible; quand on le prend sous les bras, on peut le faire marcher ; il ne traîne pas les jambes, mais le pied, soulevé avec peine, est pris aussitôt d’oscillations irrégulières qui persistent pendant toute la durée du mouvement; il est lancé vivement en avant, et retombe sur le sol qu’il frappe du talon. La démarche ressemble par moments à celle d’un ataxique, mais cette analogie d’aspect est loin d’être constante, et l’allure est très-variable d’un instant à l’autre. La rotation sur place est aussi difficile que la marche; les troubles du mouvement sont plus marqués quand les yeux sont fermés.
11 existe de petits tressaillements dans les lèvres et la langue. La voix est normale; la parole est fort troublée, les réponses sont lentes, non par désordres intellectuels, mais à cause du trouble dans les mouvements des organes qui concourent à l’articulation des sons. Il scande en parlant, mais se fait néanmoins bien comprendre.