‹ Des Troubadours aux félibresChapitre 42 sur 57 · Page · texte numérisé non relu

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• La littérature espagnole s'est manifestée à nous par « quelques éclairs : on l'entrevoit un instant et -aussitôt • elle retombe dans l'obscurité. » Puis après avoir cité quelques rares imitations espagnoles, telles que le Cid , GeVd /as .quelques nouvelles deFlorian. M. de Sismondi ajoute : « Cette littérature n'en est pas moins demeurée inconnue aux Français. »

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« La chronique du Valencien avait eu si peu de popularité et Corneille en avait tant, que plusieurs années après, Diamante s'avisa de traduire en vers espagnols de huit pieds le chef-d'œuvre de notre scène. Il mit les cinq actes de Corneille en trois journées , y intercala l'inévitable bouffon qui amuse de ses calembourgs le Roi , le Cid et Chimène. et fit de son modèle une pièce détestable. Imprimée en 1660 sous ce titre : El hourador de su padre (le fils qui honore son père]. Elle ne dut un moment de crédit qu'au souvenir de Corneille. Il y avait trente-cinq ans que le Cid jouissait de sa gloire ; des critiques assez ignorants ou assez déloyaux se trouvèrent pour attribuer à Diamante la vraie paternité du Cid. Voltaire se donna un mal infini pour établir que Corneille était un plagiaire, etc. » M. Philarète Chasles, à qui nous empruntons cette appréciation (Etudes sur l' Espagne], démontre ensuite que VHéracUus de Corneille a dû être imité parCaldéron et il le prouve par des dates : VHéradins de Comeire est de 1647, et la pièce analogue de Caldéron de 1664. Puis. M. Ph. Chasles se résume : • Corneille a été de son époque, et il a fait les . mêmes études que ses contemporains. Il a tiré de la . mine qu'il pouvait exploiter, le métal de son g'^nie. . Caldéron l'a traduit : Diamante l'a traduit : il n'a tra- . duit ni Caldéron. ni Diamante , ni même Guillen de • Castro ; Cor.neille n'a rien dérobé. •

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