‹ Des Troubadours aux félibresChapitre 44 sur 57 · Page · texte numérisé non relu

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• Non fo hom que saubes caber entr'els baros ni entre la bona gen, mas moût se fez grazir als arlots'et als putans et als hostes tavernier. » (Parnasse Occitanien) ,

— il ne fut pas homme à savoir se tenir parmi le* barons et la bonne société, mais il se plaisait parmi les arlots, les filles de joie et les maîtres de taverne.

Ces Troubadours sont loin d'être les seuls dont l'existence ait été ainsi désordonnée et dont les chants gardent les traces de leur libertinage. Cette façon de vivre ôte beaucoup de poids à leurs déclamations rimées contre le clergé de leur temps ou contre les ba^on^. Il serait imprudent de juger entièrement les mœurs de cette époque d'après les chants passionnés de cas poètes que l'on vit très souvent, comme Bertrand de Born, qui prit l'habit de Citeaux , finir leur vie dans les monastères qui avaient été le but de leurs satires et de leur acre persiflage.

• Dans les esprits du treizième siècle, la foi demeurait « ferme au milieu de leurs passions les pîu=; ardentes.

• Lorsqu'ils étaient las du monde, lorsque la froide réa-

• lité avait brisé toutes leurs illusions, ils se réLUgiaient

• au pied de la Croix, cet asile de tous les cœurs désen-

• chantés. » (V^^ de Sarcus , Etudes sur le développe^ ment art. et litt. de la société moderne) .

De ce qu'était en réalité un Troubadour la plupart du temps, au portrait qu'en fit Hyacinthe Morel, il y a loin,voyez plutôt cette physionomie avenante et jugez si Bertrand de Born ou Figueira pouvaient avoir des traits pareils :

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