A MES HIRONDELLES
L'hiver au doux printemps vient de céder la place, Mars de sa tiède haleine a réchauffe l'espace,
La prairie ëlale ses fleurs :
Revenez donc mes hirondelles,
Ne me soyez point inndèles,
Revenez, le bruit de vos ailes
A l'instant suspendra mes pleurs.
Dirigez votre essor vers la belle Provence ;
Plus longtemps je ne puis supporter votre absence ;
Hâtez, hâtez votre retour.
Sans pre'tendre au nom de poète.
Des fenêtres de ma chambretle
Je salûrai ce jour de fête
Par des couplets remplis d'amour.
Arrivez à bon port, charmantes voyageuses! Que Tarme du chasseur sur vos plumes soyeuses IN'ose lancer le plomb fatal !
Laissant au rossignol les ombres du bocage, Dans mes vases gartiis de fleurs et de feuillage Gazouillez du matin au soir.
Je veux que chacune en dispose.
Et pour mieux becqueter la rose, La giroflée à peine éclose, rerchez-\ous sur mon arrosoir.
( ^95 ; N'y a-t-il pas le sujet d'une charmante miniature dans celte dernière slance? Maintenant, quelle sensibilité dans celte autre pièce :