‹ Des troubles de la menstruation dans la tuberculose pulmonaireChapitre 10 sur 50 · LE · texte numérisé non relu

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Chez d'autres femmes nous voyons survenir, à certains moments, des hémorrhagies utérines, et cela sans raison en dehors de la période menstruelle ; c’est là encore une preuve certaine de perturbation de l'organisme, et c’est en même temps une cause d’affaiblissement pour la malade (Obs. XVI. ait

Louis (1) cite un cas, le seul, dit-il, qu’il ait rencontré, où des pertes se sont montrées tous les deux jours jusqu’ "à la mort. | |

Quelquefois nous nous trouvons en présence Fa phénomène plus étrange encore : les règles sont remplacées par un écoulement blanc qui revient périodiquement (Obs. IL, XI, XXII, XXV), ou bien la menstruation s'établit, mais le sang est pâle et mélangé à du liquide leucorrhéique (Obs. XXIV, XXX, XXX V).

Arrivons enfin à l’aménorrhée ; c’est là ie le trouble le plus constant que l’on rencontre chez les tuberculeuses : Racibroski l’a trouvé 38 fois sur 44 cas,.et dans nos 41 observations, nous en avons compté:30 exemples. Parmi ces malades, les unes avaient vu leurs règles diminuer d’une façon progressive jusqu’au jour où elles avaient cessé complètement ; chez d’autres, l'arrêt avait été brusque. Si nous pouvions suivre toutes nos malades jusqu’à la fin de leur maladie, nous verrions l’aménorrhée survenir dans la plupart des cas ; si bien que Racibroski, s'appuyant sur ce que l’on constate toujours l’aménorrhée. dans la phtisie, et jamais ou d’une facon exceptionnelle dans les autres maladies de poitrine, serait porté à croire que c’est dans la nature même de la maladie qu’il faut en chercher la raison.

Maintenant que nous avons vu quelle est la nature des

(4) Louis. Traité de la phtisie.

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