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cher périnéal, on peut facilement examiner la paroi postérieure de la vessie par le toucher rectal. En combinant ce moyen d'investigation avec le palper hypogastrique, on peut, jusqu’à la puberté, atteindre une grande partie de la face postérieure, sinon toute. On peut même, par ce moyen, reconnaître un calcul ou un corps étranger. Il en est ainsi chez le jeune garçon. Chez la petite fille, vu le peu de développement de Putérus, le toucher rectal permet également cette exploration.
L'orifice uréthral représente le point le plus élevé. Il n’y a pas de bas-fond, dû chez l'adulte et le vieillard à l’hypertrophie de la prostate. Si l’on joint à cette considération, que la vessie chez l'enfant à une grande capacité, que ses parois sont molles et dépressibles, et que, comme chez la femme, il n’y a pas de col bien marqué, puisqu'il n'y a pas de prostate, on conçoit, comme le fait remarquer le professeur Guyon, que la recherche d’un calcul chez l’enfant doitêtre assez souvent plus difficile que chez l'homme.
Au col de la vessie fait suite l’urêthre ; comme chez l’adulte, on le divise chez le jeune garçon en trois portions, spongieuse, prostatique, membraneuse, ou mieux, comme l’a fait le professeur Guyon, en urèthre antérieur et en urèthre postérieur.
D'après Sappey la longueur du canal de l’urèthre serait la suivante :
À la naissance: ….":". 6 centimètres NO MATE eee LR 7) »
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Donc, une fois constituée, la dimension del’urèthre s’ac-
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croit avec l’âge à peu près dans lés mêmes proportions que les autres organes du corps humain. Il faut cependant faire remarquer que la portion membraneuse, une fois arrivée à son complet développement, ne varie pas de longueur comme les deux autres et reste à 19 à 14 millimètres. — Sa largeur ou calibre est beaucoup plus importante.
Il présente d'ailleurs les mêmes parties larges et rétrécies que chez l’adulte. Sa direction présente aussi une double inflexion : la première courbure ou angle pénien qui correspond au segment moyen de la portion spongieuse est due à l’attache de la verge au pubis, par le ligament Suspenseur. Son ouverture est large chez l'enfant. La verge s'incline d'autant plus que le ligament suspenseur est plus relâché et qu’elle est moins soutenue par la fermeture du scrotum. Chez l'enfant où la tonicité des tissus est grande l’angle pénien existe à peine et la verge est presque horizontale. Au contraire, par suite de la situation élevée du col de la vessie, la courbure postérieure, l’urèthre remontant tout le long de la face postérieure de la symphyse pubienne, est très forte.
Sur la face interne, on remarque parfois les sillons médians de la portion Spongieuse, trace de la soudure des deux moitiés. Les lacunes de Morgagni sont en voie de formation. La valvule de Guérin est quelquefois très développée. Il n'est pas rare de voir de nombreux foraminula à la portion membraneuse.
Le canal est peu extensible. La luette vésicale n'est qu'ébauchée. Le cul-de-sac du bulbe, dû à la mollesse du lit spongieux sur lequel il repose, lequel est d'autant plus
mou que le sujet.est plus âgé, est rudimentaire chez l’enfant.
Et
La vésicule séminale est très petite chez le nouveau-né (10 mm.) et sedéveloppe rapidement, comme le testicule, à la puberté.
À la naissance, la prostate a 8 millimètres de diamètre: et sa bifidité est encore très accusée, à 14 ans, elle a 17 millimètres de hauteur et 15 de largeur.
L'utricule prostatique est souvent chez l'enfant, aussi vaste et aussi plein de liquide crêmeux que chez l’adulte.
Jusqu'à la puberté, le prépuce recouvre totalement le sommet de la verge et le dépasse en formant une sorte de cavité antérieure, de vestibule, c’est un état de phimosis naturel adapté au canal urinaire. Quand le canal devient génital, la croissance du gland et la tonicité du dartos font peu à peu retirer le prépuce, dont le bord antérieur vient affleurer le sommet du gland.