CHAPITRE II
Miction chez l'enfant.
La miction commence par le séjour de l’urine dans la vessie. Cette urine versée goutte à goutte par les uretères. ainsi que le montrent les faits d'extrophie de la vessie, ne peut refluer dans ces conduits auxquels leur mode d’abouchement dans la vessie assure nne fermeture suffisante . Du côté de l’urêthre elle trouve un obstacle dans la tonicité du sphincter vésical, auquel appartient seul le rôle d’obturer l'orifice du réservoir urinaire, sans qu'il soit besoin d'invoquer d’autres causes mécaniques, telles, par exemple, que la saillie prostatique. Cette théorie en particulier, est infirmée facilement si l'on considère que, chez l'enfant, la saillie prostatique n'existe pas.
À un moment qu'il est difficile de préciser et qui varie suivant les individus comme suivant les âges, la limite de la capacité physiologique de la vessie est atteinte. Le muscle tendu se contracte et de cette contraction résulte le besoin d'uriner. Si l’on cède à ce besoin, l’orifice s’entr'ouvre et l'urine s'écoule sous la poussée du muscle vésical auquel viennent en aide au début le diaphragme et les muscles abdominaux. A la fin, les muscles de l’urèthre et du périnée se contractent pour expulser les dernières gouttes d'urine. Le sphincter uréthral, muscle volontaire, intervient au contraire, lorsque la volonté s'oppose à l’émis-