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sion de l’urine. Dans ce cas l'urine est retenue dans la vessie. La contraction vésicale une fois terminée, le besoin d’uriner disparaît, la vessie se distend encore, puis bientôt une nouvelle contraction survient et le besoin d’uriner
- réapparaît.
L'effort des muscles extrinsèques au début, est d'autant plus nécessaire, que la vessie a un pouvoir contractile moindre. Il est d'autant plus utile de le prolonger, que cette contraction est moins énergique et que l'orifice vési-
. Cal occupe une situation moins déclive par rapport au ré-
servoir urinaire.
Chez l'enfant, dont la vessie est jeune et vigoureuse, dont l'orifice vésical est le point le plus déclive de la cavité, cet effort est peu intense, d'autant que l’urèthre jeune est en général facilement perméable et dépourvu d’obstacles.
Aussi la miction chez le nouveau-né est-elle d’une facilité remarquable. L'enfant urine spontanément dans toutes les positions possibles. Le jet commence d’une façon brusque, soudaine; il surprend souvent les personnes qui le soignent au moment où il parait le plus calme et sans effort apparent. De même que le début, la fin de l'émission est brusque ; tout le temps le jet se soutient de calibre égal, de force de projection identique. [Il n’ya pas cette transition qu'on observe chez les sujets plus âgés ou chez lesquels il existe une altération pathologique du canal et les dernières gouttes sont projetées aussi loin que les premières et toujours sans effort apparent. Aucun moyen adjuvant n’est donc nécessaire chez l'enfant, carla vessie secontracte bien etagit $ur le col à tous ses degrés de contraction ; au début
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seulement, les muscles abdominaux donnent une légère impulsion et à la fin les muscles du périnée ont une contraction unique.
À partir de quelle époque s'établit la miction chez le nouveau-né? D'après Martin et Ruge, le plus souvent les nouveau-nés n'urinent que 12 heures environ après leur naissance. Les eaux secondaires ne sont pas dues à une émission d'urine pendant l'accouchement. Elles sontconstituées par du liquide amniotique. On ne devra donc soupçonner une atrésie de l’urèthre, qu'après les 24 premières heu-: res de Ia vie extra-utérine.
Les mictions deviennent plus fréquentes le deuxième jour et les suivants et la quantité d'urine augmente. Les nouveau-nés urinent très peu le premier et le deuxième jour (12 cc. en moyenne), mais cette quantité augmente notablement le troisième jour et surtout les jours suivants (66 cc. le 10° jour) ; à ce moment, d'après Parrot et Robin, le nouveau-né urine par kilogramme de son poids, quatre fois plus que l’adulte.
L'urine est claire dès la première miction. Elle reste incolore, inodore, et lorsqu'elle se colore en même temps qu'elle diminue de quantité, il faut Soupçonner un vice de nutrition (Parrotet Robin). D'ailleurs l'urine normale chez l'enfant est neutre et ne contient pas d'albumine. Sa densité augmente peu à peu (Quinquaud), elle serait de 1003 le premier jour de la naissance ; 1006 les jours suivants.
Chez le nouveau-né, les infarctus uriques formés dans le rein, sont pendant les premiers jours qui suivent la naissance, en partie dissous dans l’urine (d’où une coloration
plus foncée), en partie éliminés sous forme de sable rouge,
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qu'on peut relever dans les langes. Ces grains de sable sont le résultat d’une gravelle toute physiologique et ce n'est que s'ils réapparaissaient plus tard, qu'il faudrait soupconner la maladie rénale. |
L'examen des langes est d’ailleurs le seul moyen qui permette de se rendre compte de l’état de l’urine chez l’enfant nouveau-né, de même que de l'établissement de la fonction urinaire. Ce n’est que plus tard que l’on peut recueillir l'urine par le cathétérisme, quoique d’Espine et Picot conseillent de recueillir directement l'urine chez le nouveau-né, par une pression méthodique exercée de haut en bas sur-la vessie, après un intervalle de sommeil. Mais ce moyen semble très peu pratique et l’examen des langes est encore le seul moyen utilisable, en ayant soin de distinguer l'humidité des langes tenant à la diarrhée, de celle qui provient de l’urine.