‹ Des troubles du langage chez les aliénés [electronic resource]Chapitre 33 sur 93 · Weiu Mitchell, Injuries of nerves · texte numérisé non relu

Weiu Mitchell, Injuries of nerves

doigt..., ma main est clans l'attitude nécessaire pour écrire. Entre ces cas et ceux où il y a conscience d'un membre immobile, tous les degrés d'intensité des mouvements peuvent se rencontrer, avec des variétés également considérables dans la douleur qui s'y joint et qui est en quelque sorte proportionnelle à l'intensité de l'effort nécessaire pour accomplir l'acte imaginaire. »

Une particularité des plus importantes à signaler, c'est que, dans quelques cas, si les muscles qui meuvent la main subsistent encore, il en est d'autres (désarticulation de l'épaule) dans lesquels les muscles quiagissentsurlamain sont entièrement absents : « Toutefois, il y a ici conscience aussi nette du mouvement des doigts et de leur changement de position. »

Il résulte de ce dernier point que l'origine de ces fausses sensations ne peut être que centrale et doit être rapportée aux centres où sont emmagasinées les images motrices des parties amputées. Une excitation fonctionnelle intense de ces centres (analogue à celle qui s'y produit par suite de l'excitation électrique du plexus brachial, amenant la sensation de mouvement de la main amputée), peut éveiller la représentation de mouvements dans les parties correspondantes, comme s'ils se produisaient réellement, déterminer la perception d'un mouvement imaginaire, en un mot, une hallucination motrice.

D'ans ses Leçons du mardi, M. Charcot a rapporté un exemple typique de ces hallucinations motrices chez un amputé du bras gauche1.

Ces mêmes hallucinations peuvent se retrouver chez les aliénés. Une de nos malades ayant été envoyée au.

1. Charcot, Leçons du mardi à la Salpêtriêre, 1887-1888, p. 447.

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