‹ Des troubles du langage chez les aliénés [electronic resource]Chapitre 39 sur 93 · Strickei», Du langage et de la musique, p · texte numérisé non relu

Strickei», Du langage et de la musique, p

THO UBLES

voix intérieures, l'impossibilité où elle est de disposer de ses images verbales motrices pour exprimer sa pensée semble bien prouver qu'elles sont à ce moment employées à la formule de l'hallucination.

L'exemple de ces deux malades qui ne peuvent, soit répondre en même temps qu'elles perçoivent les voix intérieures, soit percevoir ces voix en même temps qu'elles répondent, ne laisse pas d'être d'un grand poids pour affirmer la nature psycho-motrice de leurs hallucinations verbales.

Aussi est-on en droit de dire que les hallucinations appelées psychiques par Baillarger ne sont que des hallucinations psycho-motrices intéressant le centre du langage articulé.

Riais, nous dira-t-on, cette explication ne peut s'appliquer à tous les cas , car il y a des malades chez lesquels on ne constate pas, comme chez ceux qui précèdent, ces phénomènes d'ordre moteur. A cela nous répondrons que l'étude de ces hallucinations est toujours des plus difficiles : « et, comme le dit justement M. Motet, un grand nombre de ces malades dont l'intelligence a toujours été peu active, ou s'est affaiblie, ne peuvent rendre un compte exact de ce qu'ils éprouvent. Aussi a-t-on beaucoup de peine à constater l'existence de l'hallucination psychique dans ces cas divers ». Que dire à plus forte raison, dès lors, de l'observation des symptômes minutieux qui peuvent mettre sur la voie du mécanisme psychologique ? D'un autre côté, il est encore possible que chez certains de ces malades, bien qu'il n'accusent pas de mouvements d'articulation, l'hallucination n'en existe pas moins sur cette forme. N'avons-nous pas vu tout à l'heure que les amputés pouvaient avoir des hallucinations de mouvements se

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