A. Crameh, Allg. Zeilsch. f. Psych., B. XLVII, H
(3. Ou bien ils sont involontaires et conscients. C'est ce •lui se produit dans la plupart des cas d'hallucinations verbales motrices que nous venons d'examiner, et dans les impulsions verbales. Le malade perçoit des paroles à l'aide de mouvements d'articulation correspondants qui sont involontaires, puisqu'il cherche parfois vainement à s'y opposer, ou prononce des paroles malgré lui. Mais tout involontaires qu'ils sont, tous les mouvements des organes d'articulation restent conscients pour lui. Il a conscience qu'ils s'exécutent, mais ne peut s'opposer à leur exécution.
y. Dans d'autres circonstances, ces mouvements déjà involontaires deviennent en plus inconscients. Cette inconscience a surtout lieu lorsqu'il s'agit de mouvements très faibles; et c'est là ce qui fait que les hallucinations motrices verbales semblent, pour quelques individus, ne pas s'accompagner de mouvements d'articulation qui en réalité existent, mais échappent à la conscience du sujet.
Cette inconscience est encore plus évidente lorsque les mouvements sont plus accentués et que le malade nie qu'ils se produisent, alors que l'observateur peut constater que les lèvres remuent comme chez une malade à laquelle nous avons fait allusion plus haut.
Mais, le fait le plus curieux, c'est que cette inconscience peut persister alors même que les mouvements sont assez intenses pour que la parole soit réellement articulée, à voix basse ou haute, mais ayant toujours assez de timbre pour pouvoir frapper l'oreille de l'observateur et du sujet lui-même.
Baillarger en a rapporté un exemple très net '.