P. SOLMEH, loc. Cit
point, empêcher l'exécution régulière et harmonique des mouvements de l'écriture.
| HE.; — Il est encore de ces modifications de l'écriture qui résultent de paralysies flasques ou avec contractures, de tremblements de la main droite, symptômes d'une affection du système nerveux, central ou périphérique, organique ou fonctionnelle, de certaines intoxications...
Nous ne nous arrêterons pas à ces modifications qui n'ont rien de spécial aux aliénés et sont dues à une affection coexistante.
Celles que l'on rencontre le plus fréquemment chez les aliénés sont dues au tremblement hystérique ou à celui de la paralysie générale.
Les modifications de l'écriture dues au tremblement hystérique n'ontrien de caractéristique par elles-mêmes ; car elles varient avec la nature, l'intensité du tremblement qui peut aller jusqu'à mettre le malade dans l'impossibilité d'écrire, s'il s'exagère dans les mouvements volontaires (fig. 10). S'il disparaît, au contraire, à l'occasion de ces mouvements, le tracé de l'écriture ne révèle de son fait rien de bien particulier.
Dans la paralysie générale, à côté des incohérences révélant le délire et des fautes dues à la démence (formules enfantines, lettres inachevées, oubli de la signature, de la date, de l'adresse; lettres, syllabes, mots omis ou répétés, etc.), il faut étudier les modifications imprimées aux signes graphiques par les altérations de la motilité (fig. 11). A mesure que la maladie progresse, l'écriture est d'abord incertaine, devient de plus en plus tremblée, de plus en plus irrégulière, parfois dans le corps d'une même lettre, lorsque le malade commence à se fatiguer. Elle se distingue de l'écriture tremblée, à sinuosités arrondies des mélancoliques
simples, en ce que les lettres ne sont que de véritables zigzags réunis sous des angles aigus (Marcé), confus,
Fi". 10.
Fig. 11.
brouillés, enjambant les uns sur les autres. Les zigzags se rencontrent principalement sur le trajet des jambages
"» peu longs; ainsi, dans 1rs p, [es I, les I». le para,, lie de la signature, qui exigent que la main soit lancée par "ii effort plus énergique. Le tremblement peul exister avec une écriture encore symétrique et régulière. Souvent il est permanent, mais quelquefois aussi il varie d'un jour à l'autre. J'ai vu, dit Marcé, des lettres d'un même paralytique, écrites à peu d'heures d'intervalle, présentant les unes une écriture tremblée, les autres des traits nets et fermes. Le degré d'agitation du malade, une mauvaise nuit, un froid plus intense, toutes les causes en un mot qui, chez les paralytiques, influent sur l'état de la motilité, expliquent parfaitement ces différences.
| IV. — Enfin, il est une maladie qui pourrait être considérée comme une véritable névrose de l'écriture, et qui peut se rencontrer chez certains psychopathes : c'est la crampe des écrivains. Nous avons insisté précédemment sur la nécessité de bien distinguer cette affection d'autres en apparence semblables, qui rentrent dans le cadre des obsessions et avec lesquelles on l'a jusqu'ici confondue (p. 201).
Appendice. Les 'dessins (1rs aliénés. — Bien peu d'auteurs 1 ont étudié les dessins des aliénés. Comme c'est là un sujet en rapport étroit avec celui que nous venons de traiter, ilnous sembleindispensable d'en direau moins quelques mots.
Ce sont, en général, les aliénés chroniques qui produisent le plus à ce point de vue : délirants persécutés